Jour 7: Vers l’ouest

C’est sous un atmosphère feutré que nous faisons notre entrée dans la ville d’Annapolis Royal. Le brume ajoute à ce climat de mystère. Ce qui ne devait être qu’un arrêt rapide s’éternise. Une charmante ville historique qui s’éveillait sous un brouillard qui lève son voile peu à peu. Une marche calme sur le bord de l’eau nous dévoilait les charme de cette ville. Nous sommes conquis. Port Anne, un fort qui s’intègre à la ville nous rappelle le passé. … Notre but premier était la visite de Port Royal. Ce fort fut conçu par Champlain en 1605. Cette reconstitution nous montre le mode de vie de l’époque. Nous avons aimé la valeur historique mais avons trouvé qu’il y manquait un peu d’atmosphère peut-être parce que les figurants brillaient par leur absence. Mais notre cœur était avec Annapolis Royal, nous y sommes retournés sous un beau soleil ardent pour refaire le pèlerinage du matin.
L’horloge nous ramène à la réalité. Il a fallu se battre contre le temps pour attraper de justesse le premier traversier qui nous conduira vers l’île Brier. Un second traversier est nécessaire pour atteindre l’île.
Après un court repos, nous visitons les attraits de l’île. Des paysages uniques et pittoresques. L’île est prisé par les oiseaux. Nous pouvons aussi y apercevoir des phoques à marée basse. Par chance, nous en apercevons un sur un rocher qui regarde le courant de la marée. On nous avait dit que l’endroit pour les apercevoir était la baie des phoques. Après une randonnée d’un km, nous apercevons des têtes de phoques dans l’eau qui joue aux marmottes des fêtes foraines: se cachant dès que l’on veut les photographier. Finalement, on nous conseille un endroit pour observer le meilleur coucher de soleil de l’île. Le vent se lève mais nos cœurs sont réchauffés par ce merveilleux spectacles de la nature (malgré les moustiques qui nous prennent pour un buffet).

Jour 6: Le voyage continue

Aujourd’hui, direction la mer. Hall’s harbour est une petite baie pittoresque qui donne sur la baie de Fundy. Les effets de la marée y sont très marqués. Nous y allons pour la marée basse. Les bateaux reposent sur leur coque, c’est à se demander s’il ne sont pas échoués. Seul un restaurant de fruit de mer longe cette baie. La zone est désertée, on se sent seul au monde. Une marche sur les galets à la recherche de grotte n’a pas donné de fruit. Nous nous demandons ou ont-elles été cachées? Une question qui demeurera sans réponse.
Puis direction Backsters fall, par chance un blog nous a donné précisément son emplacement. Une des plus belles chutes de la Nouvelle-Écosse parait-il. Si c’est le cas, on ne vient pas en Nouvelle-Écosse pour ses chutes. Par contre, le paysage est bucolique. Un paysage relaxant au bruit de la mer entremêlé à celui des chutes. L’eau de la mer rend le temps chaud et humide un peu plus supportable.
Puis, retour à Hall’s harbour. La vie a repris, une vrai fourmilière. Les gens se dirigent vers le restaurant pour commander des produits de la mer. On se joint à la parade pour un Lobster Roll (Johanne) et une poutine au homard (pour moi, je ne voulais pas être trop dépaysé). Le gérant (propriétaire?) voyant nos caméras sort un homard de 16 lbs. Je n’avais jamais vu un homard aussi gros. Certains bateaux retournent à la mer. C’est le rythme des marées.
Enfin, retour à Wolfville qui est reconnu pour ses vignobles. Chacun offre une dégustation: pour 10$ à 15$, nous avons de 3 à 5 verres d’un once de vin chacun. On peut facilement se laisser emporter. Par chance, il est possible d’acheter un tour en autobus de quatre vignobles pour éviter les abus.

Jour 5: Un petit écart

Aujourd’hui, plutôt que d’explorer la région de Wolfville, nous descendons vers Lunenburg afin de voir M. Todd Washington naviguer avec le Bluenose 2 pour célébrer les 100 ans du Bluenose (cet événement devait avoir lieu hier) , M. Washington es un Miq Maq qui fabrique des canots avec des écorces de bouleau selon une tradition ancestrale. Ce fût un événement particulièrement intéressant car le Bluenose ne sera plus là lorsque nous irons à Lunenburg la semaine prochaine. De plus, il n’est pas toujours possible de le voir les voiles ouvertes. Lunenburg fait parti du patrimoine mondiale de l’Unesco. C’est un charmant village très coloré. Nous avons déambulé par les maisons colorées, les boutiques ravissantes et les restaurants dont les menus nous faisaient salivés. Nous avons adoré. C’est une ville à découvrir.

De retour à Wolfville, derrière l’hôtel. nous pouvons aller nous promener sur les digues, une ballade délicieuse pour les maringouins qui s’attaquent à toutes pièces de peaux découvertes.

Jour 4: L’effet domino

C’est une de ces journées où les plans ne tiennent pas. Des rencontres qui s’ajoutent, se déplacent, un ouragan qui devait nous laisser de la pluie et finalement le beau temps, un temps même très chaud. Le plan final se matérialise enfin à 4h00 du matin entre 2 sommeils.
En route vers Grand Pré, un site classé patrimoine mondial de l’Unesco, qui décrit Le grand dérangement: la déportation des Acadiens. Une partie d’histoire qui m’était peu connue et qui est des plus touchantes. Un film qui décrit les faits historiques (à ne pas manquer), un parc bien aménagé agrémenté de quelques artéfacts des acadiens. Un site mémorable visité par de nombreux acadiens qui ne veulent pas oublier. Il est aussi fréquenté et par des gens de partout au monde qui furent touché par le poème Évangeline de l’américain Henry Longfellow. Une visite calme et méditative.
Puis direction Wolfville, un arrêt repas au restaurant: Church, une magnifique Église converti en restaurant. Le repas était succulent et l’ambiance chaleureuse sous un soleil ardent (prends ça dans les dents Henri(ouragan)).
Et finalement, direction Cape Split, une pointe de terre qui avance dans la baie de Fundy, une randonnée de plus de 13 km. Après plusieurs va-et-vient à l’auto (dans notre entrain, nous avons oublié chaussure hydrofuge, chasse moustique…). Cette randonnée majoritairement en forêt dans des sentiers boueux peut être classé d’intermédiaire avancé. Mais notre labeur fut récompensé à notre arrivée, la brume aperçue lors du départ s’était levé. On se sentait seul au monde (du moins à cet endroit), le temps venait de s’arrêter. Le bruit du vague et du vent nous permettait d’apprécier ce moment unique. Nous nous étions dit que le coucher de soleil à cet endroit serait magique, mais ça aurait une très mauvaise idée de faire les 7 km du retour aux lampes frontales. Le retour à la brunante fut difficile: jambe et pied nous rappelait nos efforts précédents. Quelle joie de revoir l’auto au moment où le soleil se perdait à l’horizon. Le peu d’énergie restante fût utilisé pour monter nos bagages sur 3 étages.

Morphée nous attendait pour soigner nos jambes et nos pieds peu habitués à ce genre d’exercice.

Film sur la Malaisie

Finalement, nous avons terminé le film sur notre voyage en Malaisie et il sera présenté pendant la saison 2019-2020 des aventuriers voyageurs dans plusieurs cinémas du Québec.

Aventuriers Voyageurs – Malaisie

Nous avons beaucoup appris lors de la réalisation de ce film et avons eu la chance de rencontrer des gens tout aussi motivés que nous dans la réalisation de leur film.

Prendre les séquences n’est que la pointe de l’iceberg, il faut les mettre bout à bout et leur donner un sens afin de transmettre les sensations vécues. Pour ceux qui le verront, j’espère que ce film vous donnera le goût de la Malaisie.

 

Vélo à Old Orchard

Le Maine offre un merveilleux guide de vélo dans leur centre d’information touristique. Il était tellement bien fait que nous avons décidé de nous promener sur les routes du Maine. Ce fût une découverte: le guide décrivait précisément la route à suivre avec les distances en mille, l’endroit où stationner. Grâce à notre tablette et au programme Here, nous pouvions vérifier si nous étions sur la bonne route. Une merveilleuse expérience.

Randonnée dans le Parc Acadia (Bar Harbour)

Nous avons décidé de faire une randonnée dans le parc Acadia. Notre premier critère: le stationnement. Nous choisissons donc une piste tout près d’un stationnement. La piste du mont Pemetic. Elle est qualifiée de «strenuous» (éprouvante) à cause de ses pentes abruptes. Toute une aventure. Par chance, la pluie n’a commencé que vers la fin de la randonnée. À refaire par temps sec et par bonne visibilité.