C’est LE jour que tout le monde attendait, le clou du spectacle, la consécration du voyage : la visite du Machu Picchu (qui signifie « vieille montagne », même si pour nos genoux, ça voulait plutôt dire « vieilles articulations »). Côté météo, le ciel joue les indécis avec 50 % de chances de pluie pour l’après-midi. Autant dire que le suspense est à son comble.
Départ assez tôt le matin, une demi-heure de bus sur une route cahoteuse direction la gare d’Ollantaytambo. Prendre le train là-bas, c’est déjà tout un spectacle en soi (et un excellent test de patience). S’ensuivent un peu moins de deux heures de rails pour enfin atteindre Aguas Calientes, la station au pied du mythe. Là, pas de temps à perdre : on engloutit un buffet à la vitesse de l’éclair et on saute dans une navette pour vingt minutes de lacets vertigineux.
Il existe une dizaine de circuits différents pour visiter le site. De notre côté, nous avions le circuit 1-B, vendu comme « catégorie facile ». Traduction : une ascension d’un peu moins de 100 mètres de dénivelé. Pour pimenter le tout, on nous divise en deux groupes : les « randonneurs » d’un côté, et les « marcheurs contemplatifs » de l’autre. Dans ce deuxième groupe, mention spéciale à un monsieur de 85 ans dont la devise officielle était « lentement mais sûrement » (un modèle pour nous tous).
Finalement, l’ascension a été une promenade de santé pour notre groupe. Et là, le choc. Arrivés en haut, le paysage est à couper le souffle : une vue aérienne grandiose sur la cité perdue, des lamas qui broutent l’herbe avec un calme absolu, et en prime, un arc-en-ciel digne d’une carte postale. On écoute les guides, on mitraille le site de photos et surtout, on savoure le moment présent en oubliant la météo qui fût coopérative.
Pour le retour ? On prend les mêmes et on recommence, mais en version marche arrière : navette, train, bus… Arrivée à l’hôtel vers 22 h 00, complètement vidés, épuisés, mais avec des étoiles plein les yeux et des photos plein la caméra!




























