Nous nous sommes réveillés dans l’atmosphère paisible de Miyajima. Après un passage au dépanneur local Lawson pour notre café matinal, nous avons profité de ce rare moment de tranquillité sur l’île. Presque seuls, nous avons savouré cette sérénité, sachant que l’accalmie serait de courte durée. Les traversiers ne tarderaient pas à débarquer des flots de visiteurs éphémères.
Nos pas nous ont menés au temple Senjokaku, surnommé le Pavillon aux 1000 tatamis. Nous avons pris le temps de découvrir cet immense pavillon en bois, impressionnés par sa simplicité et l’atmosphère de calme qui y régnait. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le sanctuaire d’Itsukushima, ce temple majestueux sur pilotis qui est un symbole de la spiritualité japonaise. Nous avons arpenté ses galeries de bois, nous imprégnant de la quiétude matinale du lieu.
Après avoir dit au revoir à Miyajima, nous avons pris le traversier qui relie l’île au continent. À la gare de Miyajimaguchi, nous avons opté pour le train électrique local. Situé tout près de la zone de débarquement, c’était certes le moyen le plus lent pour rejoindre Hiroshima, avec ses 31 arrêts, mais il offrait un aperçu des quartiers plus résidentiels de la région.
Notre première escale à Hiroshima nous a plongés dans un univers bien différent : le musée Mazda. Hiroshima est aussi le berceau d’un géant de l’industrie automobile japonaise. Fondée en 1920, Mazda a traversé les époques, devenant l’un des fleurons technologiques du pays.
Le musée, situé au cœur de l’usine, est un véritable voyage à travers le temps. Nous avons eu l’occasion d’assister à une visite guidée, où nous avons découvert l’histoire de la marque et son savoir-faire unique. Voir de près les chaînes de production en activité a été une expérience fascinante, témoignant de la précision et de l’innovation qui caractérisent l’industrie automobile japonaise.
Après cette immersion dans le monde de l’industrie, nous avons fait un arrêt pour le moins surprenant : une visite chez Costco, à Hiroshima. Oui, vous avez bien lu ! Pourquoi ? Par simple curiosité. La version japonaise est presque identique à celle du Québec, mais avec une affluence beaucoup plus réduite. Nous avons retrouvé la même disposition des rayons, les mêmes emballages gigantesques, et bien sûr, le célèbre hot-dog à la sortie.
Ce fut un moment amusant, qui nous a fait réaliser à quel point certaines habitudes de consommation transcendent les cultures. Une touche de familiarité au milieu de notre exploration japonaise.






























































































































































