Jour 8: Lac Titica

Départ tôt le matin à bord de tuk-tuks modernes pour rejoindre le port de Puno. Une façon originale et amusante de commencer la journée avant d’embarquer pour une excursion d’une journée complète sur le lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde.

Notre première destination est les îles flottantes des Uros. Ces îles étonnantes sont construites entièrement à partir de roseaux et nécessitent un entretien constant. Chaque année, de nouvelles couches de roseaux doivent être ajoutées pour compenser l’usure naturelle et l’enfoncement progressif des îles.

L’accueil des habitants est des plus chaleureux. Nous sommes reçus comme des invités d’honneur. Le président de la communauté nous explique leur mode de vie ainsi que les techniques de construction et d’entretien des îles. Nous visitons ensuite leurs habitations traditionnelles et découvrons leur artisanat coloré. Bien sûr, il est difficile de résister à l’envie de rapporter quelques souvenirs.

Pour compléter l’expérience, nous embarquons à bord d’un bateau traditionnel fabriqué lui aussi en roseaux. Une balade courte mais mémorable qui nous permet d’apprécier encore davantage l’ingéniosité de ce peuple qui vit sur l’eau depuis des siècles.

Nous poursuivons ensuite notre navigation sur le lac Titicaca en direction de l’île de Taquile. Cette île est réputée pour avoir préservé ses traditions ancestrales et son mode de vie communautaire. Ici, les habitants vivent encore selon des règles transmises de génération en génération.

À notre arrivée, une montée à pied nous attend jusqu’au village situé au sommet de l’île. À près de 4 000 mètres d’altitude, la montée est plus exigeante qu’elle n’en a l’air. Heureusement, les panoramas sur le lac Titicaca sont à couper le souffle et offrent de nombreuses excuses pour s’arrêter… prendre des photos et reprendre son souffle.

Le dîner est servi sur l’île. Au menu : la célèbre truite du lac Titicaca, fraîchement préparée. Un repas simple mais délicieux, agrémenté d’une vue exceptionnelle sur les eaux bleues du lac et les montagnes lointaines de la Bolivie.

L’une des particularités les plus surprenantes de Taquile est la place importante qu’occupe le tricot dans la vie quotidienne. Ici, les hommes tricotent autant que les femmes, parfois dès leur plus jeune âge. Les bonnets qu’ils portent témoignent même de leur âge ou de leur statut matrimonial. Une tradition unique qui fait la renommée de l’île.

En milieu d’après-midi, nous redescendons vers un autre port situé à l’extrémité de l’île afin de reprendre le bateau vers Puno. Cette journée sur le lac Titicaca nous aura permis de découvrir deux communautés fascinantes, chacune ayant su préserver son identité et ses traditions malgré les changements du monde moderne.

Une journée riche en découvertes culturelles, en rencontres authentiques et en paysages grandioses qui restera assurément parmi les moments forts de notre voyage au Pérou.

Jour 7 – Canyon du Colca-Puno (300 km-élévation 3800m)

Petit déjeuner vers 6 h du matin, puis départ à travers la vallée du Colca.

Premier arrêt dans un village où les jeunes présentent des danses traditionnelles aux visiteurs afin de recueillir des fonds pour les activités scolaires. Une belle façon de découvrir la culture locale tout en contribuant à la communauté.

Nous poursuivons ensuite vers le mirador de la Cruz del Cóndor, l’un des points de vue les plus célèbres de la région. De là, nous profitons d’une vue spectaculaire sur le canyon du Colca : la rivière serpente plus de 1 000 mètres en contrebas, tandis que les falaises s’élèvent à près de 2 500 mètres de l’autre côté. C’est également l’endroit idéal pour observer le vol majestueux des condors andins. Avec leur envergure pouvant atteindre plus de trois mètres, ils planent au-dessus du canyon en utilisant les courants d’air ascendants. Malheureusement, nous ne disposons que d’une trentaine de minutes pour admirer et photographier ces impressionnants oiseaux. Un peu plus de temps n’aurait certainement pas été de trop.

Retour ensuite dans la vallée, avec quelques arrêts dans des villages typiques qui permettent d’apprécier le mode de vie des habitants et les magnifiques paysages agricoles façonnés en terrasses depuis des siècles.

Les routes sinueuses, combinées aux effets de l’altitude, auront toutefois raison d’un voyageur de notre groupe. Le départ prévu à 13 h est finalement repoussé à 15 h 45. Le voyageur et son épouse doivent être rapatriés vers Arequipa afin qu’il puisse recevoir les soins nécessaires.

Nous prenons finalement la route vers Puno. Une bonne partie du trajet à travers l’Altiplano se déroule dans l’obscurité, ce qui nous prive malheureusement des paysages. Nous arrivons à Puno vers 21 h 45.

Note sur l’altitude

Pour un voyage à de telles altitudes, quelques précautions sont essentielles. Avant notre départ, nous avons consulté une clinique du voyage afin d’obtenir une prescription pour faciliter l’acclimatation à l’altitude. Il est également recommandé de bien s’hydrater, d’éviter les efforts importants à l’arrivée et de manger légèrement.

Les habitants utilisent traditionnellement les feuilles de coca pour atténuer les effets du mal de l’altitude. On en trouve partout : dans les hôtels, les magasins et les restaurants, parfois servies sous forme de tisane. Malgré ces précautions, quelques voyageurs de notre groupe ont tout de même eu recours à l’oxygène pour mieux s’adapter aux hauteur de ce voyage.

Jour 6: Arequipa vers le Canyon du Colca (185 km élévation 3700m)

Le matin, départ pour la place de Yanahuara, puis vers le belvédère de Carmen Alto, qui offre une vue spectaculaire sur les volcans environnants. Le paysage est impressionnant : les sommets enneigés dominent l’horizon et rappellent constamment que nous sommes au cœur des Andes péruviennes.

Par la suite, nous prenons la route en direction du canyon du Colca, considéré comme l’un des canyons les plus profonds du monde. La montée sur l’Altiplano nous fait traverser de vastes paysages presque irréels, où l’on peut observer la faune locale : vigognes, lamas, alpagas et même quelques viscaches, ces petits animaux qui ressemblent à un mélange entre un lapin et un écureuil.

Après le passage d’un col à près de 4 900 mètres d’altitude, plusieurs commencent à sentir les effets de l’altitude. Disons que monter quelques marches devient soudainement un sport extrême. Nous redescendons ensuite tranquillement vers la vallée du Colca.

Le dîner se déroule dans un restaurant local typique, accompagné de musique et de danses traditionnelles. Johanne s’est même laissée entraîner pour pratiquer la danse locale. Disons que l’enthousiasme compensait largement la technique… mais l’ambiance était au rendez-vous.

En fin d’après-midi, installation à l’hôtel. La journée se termine de la meilleure façon possible : détente dans les bassins thermaux de l’établissement, entourés des montagnes andines. Un moment parfait pour relaxer après cette longue journée sur les routes du Pérou.

Jour 5 – Arequipa (Elévation 2335m)

Arequipa est surnommée la « Ville Blanche » en raison de la pierre volcanique claire qui compose ses plus beaux édifices.

Notre chambre donne sur les volcans qui entoure la ville.

La visite débute par la cathédrale de la place d’armes.
Suivi de la Plaza de Armas, selon plusieurs l’une des plus belles places d’Amérique du Sud. Bordée d’arcades élégantes, elle vibre au rythme des locaux et des voyageurs.
À quelques pas de là se trouve le clou du spectacle : le Couvent de Santa Catalina. C’est un immense labyrinthe de ruelles peintes en bleu cobalt et en rouge ocre, ombragées par des bougainvilliers et rythmées par de charmantes fontaines. On pourrait y perdre de vue le temps tellement chaque recoin est photogénique. Petit conseil, si vous vous appuyez sur les murs vous pourrez vous retrouvez avec de la poudre d’ordre sur vous.
Une courte incursion pour essayer d’énerver les alpagas et les lamas.
Après tant de marche, direction le restaurant Típika. Le restaurant propose un menu traditionnel avec quelques options pour les estomacs plus téméraires afin de goûter au cuy chactado (le fameux cochon d’inde frit).
Direction Museo Santuarios Andinos. C’est ici que repose la célèbre Momie Juanita, aussi appelée la « Jeune fille des glaces ». Sacrifiée par les Incas au sommet du volcan Ampato il y a plus de 500 ans, son corps a été découvert incroyablement préservé par le gel en 1995. Nous ne pouvions cependant pas prendre de photos.
Pour clore la soirée, un dîner hétéroclite au Caffè Della Nonna. Le cadre est original, l’ambiance y est ultra-chaleureuse et la carte propose des plats originaux.


Jour 4 : De Nazca à Arequipa (560 km élévation 2335 m.)

Une journée qui commence lentement. Certaines personnes du groupe ont choisi de survoler tôt le matin les géoglyphes de Nazca. Ce qui devait être un départ matinal s’est finalement avéré plutôt incertain. Premier plan : départ de l’hôtel à 11 h. Cela nous laisse donc le temps d’explorer un peu la ville.

Nous nous dirigeons vers un magasin de céramique lorsque, en chemin, un homme nous interpelle et nous invite dans son atelier. À notre grande surprise, il nous fait découvrir les méthodes traditionnelles de poterie. Un moment aussi éducatif qu’authentique… qui se termine évidemment par quelques achats impulsifs. Un petit lama en céramique reviendra donc à la maison avec nous.

Pour passer le temps, nous visitons ensuite un marché alimentaire local avant de retourner à l’hôtel. Entre les fruits exotiques et les poulets plumés, au marché, il y a toujours quelque chose à observer.

Puis, nouvel ajustement d’horaire : le départ est repoussé à 12 h 15. L’autobus nous conduit à l’aéroport afin de récupérer les voyageurs ayant choisi l’option du survol des lignes de Nazca, puis départ officiel à 13 h. Un trajet qui s’annonce long… très long.

Pas le temps pour de longues pauses : seulement quelques arrêts techniques. Le dîner et le souper se feront sous forme de boîtes à lunch mangées dans l’autobus. Le soleil se couche rapidement, vers 18 h, et une bonne partie du trajet se déroule dans l’obscurité.

Je finis par me sentir comme dans un avion : turbulence sur la route, film sur l’ordinateur et jambes un peu engourdies. Ironiquement, ce trajet en autobus de 11:30 heures sera plus long que le vol nécessaire pour venir jusqu’au Pérou.

Jour 3: Vers Nazca (215 km élévation 406 m.)

Aujourd’hui, nous quittons Paracas pour une excursion en bateau au large des côtes péruviennes. Dès le départ, quelques dauphins viennent escorter l’embarcation afin de nous souhaiter bonne route.

En chemin, arrêt près des îles rocheuses où l’on récolte le guano, un fertilisant naturel utilisé depuis des siècles au Pérou. L’odeur nous rappelle rapidement que ce trésor agricole provient tout de même d’une quantité impressionnante d’oiseaux. La récolte se fait tous les 7 à 10 ans. Je passe mon tour pour la récolte.

La faune est omniprésente. Nous observons les élégantes sternes incas avec leurs étonnantes moustaches blanches, des otaries paresseusement étendues au soleil, puis une seconde île où l’on peut admirer des manchots et des fous de Bassan perchés sur les falaises. Un véritable documentaire animalier.

Après cette matinée en mer, direction Pisco en autobus afin de découvrir et surtout goûter le célèbre pisco, l’alcool emblématique du Pérou. Disons que certaines dégustations ont davantage réveillé nos papilles que notre sens de l’équilibre.

Puis, cap vers Nazca, célèbre pour ses géoglyphes. Nous traversons de vastes plaines désertiques où le paysage semble s’étirer à l’infini. Arrêt à une tour d’observation qui permet d’apercevoir trois géoglyphes tracés dans le désert. C’est fascinant de penser que ces immenses dessins traversent les siècles et demeurent encore entourés de mystère.

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant près de l’hôtel, où l’on sert des spécialités méditerranéennes préparées avec des produits locaux. Une belle surprise au cœur du désert péruvien.

Jours 2: Vers Paracas (260 km)

Départ de Lima. Un marathon bloque plusieurs rues de la ville, ce qui ajoute un petit défi logistique dès le matin. Direction ensuite vers le site archéologique de Pachacamac. Marche jusqu’au Temple du Soleil sous un soleil bien présent mais un temps aussi un peu brumeux.

Plusieurs civilisations s’y sont succédé, dont les Incas, les plus connus. Un pan d’histoire qui nous est finalement assez peu familier, mais fascinant à découvrir.

Nous poursuivons ensuite vers la réserve de Paracas, le trajet d’autobus me permet de récupérer un peu de sommeil.. Accompagnés de notre guide, nous découvrons les impressionnantes falaises qui dominent le Pacifique ainsi que les magnifiques plages de la réserve. Les paysages sont tellement beaux qu’on a parfois l’impression d’être sur une autre planète. J’aurais aimer y consacrer un peu plus de temps, mais l’horaire nous bouscule.

Le dîner s’est finalement transformé en souper à l’hôtel. Encore une fois, le pisco sour est à l’honneur; il faudra peut-être commencer à le considérer comme un aliment de base du voyage.

Un site superbe qui nous donne enfin la sensation d’être officiellement en vacances.

Jour 1: Lima

Arrivée à Lima vers 8 h 50. Le passage à l’immigration et la prise des bagages se sont faits sans histoire, ce qui, dans un voyage, est déjà une petite victoire. Nous serons 27 pour cette aventure.

Direction le centre-ville historique dans un autobus ultra-récent. Le trafic de Lima est assez dense… disons que les lignes sur la route semblent parfois être davantage des suggestions que des règles officielles. Nous découvrons rapidement les avantages et les inconvénients d’un voyage organisé : on voit énormément de choses, mais à un rythme olympique. J’aurais aimé prendre un peu plus de temps pour m’imprégner du centre colonial, avec la cathédrale, le palais présidentiel, ainsi que l’église San Francisco et ses célèbres catacombes.

Puis, découverte de Miraflores, le bord de mer, et dîner dans un restaurant avec vue sur le Pacifique. Et là, immersion immédiate dans la cuisine péruvienne : on commence fort avec un ceviche.

Retour à l’hôtel, puis petite marche avec Lucie et François jusqu’au parc de l’Amour, une sorte de version réduite d’un parc de Barcelone. Très joli, très romantique…

Souper, puis direction la chambre. La nuit dans l’avion commence à me rattraper : je crois que je me suis endormi avant même que ma tête touche l’oreiller.

Jour 0: Départ pour le Pérou

Départ pour le Pérou, un périple de 16 jours (incluant les trajets). Nous prenons l’avion à Montréal pour Lima. Nous partons avec Lucie et François pour une nouvelle aventure.

François nous a suggéré de stationner chez son frère à La Prairie, où ils nous attendaient avec un BBQ. Nous pensions que ce seraient des hot-dogs, mais ce fut finalement un souper gastronomique. Nous y avons aussi rencontré leur cousine. Un très bon moment avec des gens intéressants.

L’aventure commence avec l’Uber. Le premier chauffeur refuse de nous prendre à cause de nos valises. Je ne peux pas en commander un second, car le compte est gelé. Lucie en commande alors un plus gros. Entre-temps, sans le savoir, j’en avais commandé un deuxième.

Go, go vers l’aéroport et le Salon Desjardins, où nous avons été invités. Nous n’avions toutefois accès qu’au salon Desjardins US. Nous apprenons ensuite que notre avion fera un ravitaillement à Punta Cana. Bon, les aléas du voyage.

Partie 21 : Au revoir, Japon

Ce matin, on se prépare pour le retour. Nos valises sont presque prêtes, mais il nous reste encore quelques heures à tuer. Je tenais absolument à passer par le quartier de la vaisselle pour photographier le « grand chef », cette statue emblématique que j’adore. Ensuite, direction la rue des Tanuki ces petits ratons mi-chiens, mi-esprits, qui se cachent un peu partout sous forme de statuettes en métal. Une rue pleine de charme, un peu étrange, mais tellement japonaise.

Nous poursuivons vers le temple Sensō-ji. À 9 h, on pensait être en avance… mais manifestement, tout le monde a eu la même idée que nous. Sensō-ji, ça se visite tôt, très tôt. Malgré la foule, la grande lanterne, l’encens, et l’ambiance vibrante du quartier nous enveloppent une dernière fois.

Puis nous traversons la rivière Sumida pour approcher le siège social d’Asahi. Ce qui devait être une majestueuse flamme dorée est devenu, dans l’imaginaire collectif, un têtard géant posé sur le toit et encore, je suis gentil. Une curiosité architecturale qui fait sourire.

Nous passons ensuite devant le siège social de Bandai, la compagnie qui a inventé les Tamagotchi et qui détient un record Guinness pour la vente de jouets en capsules. Le paradis des collectionneurs…

Sur le chemin du retour, un petit contretemps : notre carte Suica se bloque. Apparemment, nous étions entrés avec la carte et ressorti aussitôt. Heureusement, on avait anticipé et acheté des tickets pour revenir, ce qui a permis à l’agent de vérifier que nous avions bien payé notre trajet.

En repassant les portes du train, on repense à notre voyage. Un mélange d’aventures en solo, de visites guidées privées, et d’un circuit organisé. Chacune de ces expériences avait ses avantages et ses limites, mais ensemble, elles ont créé un voyage riche, varié et profondément humain.

Nous repartons la tête pleine d’images et le cœur un peu plus proche de la culture japonaise: sa gastronomie, ses traditions et même un aperçu de sa spiritualité. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à transformer tout cela en un film intéressant, divertissant et instructif.

Au prochain voyage !!!