Vers Nazca (215 km élévation 406 m.)

Aujourd’hui, nous quittons Paracas pour une excursion en bateau au large des côtes péruviennes. Dès le départ, quelques dauphins viennent escorter l’embarcation afin de nous souhaiter bonne route.

En chemin, arrêt près des îles rocheuses où l’on récolte le guano, un fertilisant naturel utilisé depuis des siècles au Pérou. L’odeur nous rappelle rapidement que ce trésor agricole provient tout de même d’une quantité impressionnante d’oiseaux. La récolte se fait tous les 7 à 10 ans. Je passe mon tour pour la récolte.

La faune est omniprésente. Nous observons les élégantes sternes incas avec leurs étonnantes moustaches blanches, des otaries paresseusement étendues au soleil, puis une seconde île où l’on peut admirer des manchots et des fous de Bassan perchés sur les falaises. Un véritable documentaire animalier.

Après cette matinée en mer, direction Pisco en autobus afin de découvrir et surtout goûter le célèbre pisco, l’alcool emblématique du Pérou. Disons que certaines dégustations ont davantage réveillé nos papilles que notre sens de l’équilibre.

Puis, cap vers Nazca, célèbre pour ses géoglyphes. Nous traversons de vastes plaines désertiques où le paysage semble s’étirer à l’infini. Arrêt à une tour d’observation qui permet d’apercevoir trois géoglyphes tracés dans le désert. C’est fascinant de penser que ces immenses dessins traversent les siècles et demeurent encore entourés de mystère.

Nous terminons la soirée dans un petit restaurant près de l’hôtel, où l’on sert des spécialités méditerranéennes préparées avec des produits locaux. Une belle surprise au cœur du désert péruvien.

Jours 2: Vers Paracas (260 km)

Départ de Lima. Un marathon bloque plusieurs rues de la ville, ce qui ajoute un petit défi logistique dès le matin. Direction ensuite vers le site archéologique de Pachacamac. Marche jusqu’au Temple du Soleil sous un soleil bien présent mais un temps aussi un peu brumeux.

Plusieurs civilisations s’y sont succédé, dont les Incas, les plus connus. Un pan d’histoire qui nous est finalement assez peu familier, mais fascinant à découvrir.

Nous poursuivons ensuite vers la réserve de Paracas, le trajet d’autobus me permet de récupérer un peu de sommeil.. Accompagnés de notre guide, nous découvrons les impressionnantes falaises qui dominent le Pacifique ainsi que les magnifiques plages de la réserve. Les paysages sont tellement beaux qu’on a parfois l’impression d’être sur une autre planète. J’aurais aimer y consacrer un peu plus de temps, mais l’horaire nous bouscule.

Le dîner s’est finalement transformé en souper à l’hôtel. Encore une fois, le pisco sour est à l’honneur; il faudra peut-être commencer à le considérer comme un aliment de base du voyage.

Un site superbe qui nous donne enfin la sensation d’être officiellement en vacances.

Jour 1: Lima

Arrivée à Lima vers 8 h 50. Le passage à l’immigration et la prise des bagages se sont faits sans histoire, ce qui, dans un voyage, est déjà une petite victoire. Nous serons 27 pour cette aventure.

Direction le centre-ville historique dans un autobus ultra-récent. Le trafic de Lima est assez dense… disons que les lignes sur la route semblent parfois être davantage des suggestions que des règles officielles. Nous découvrons rapidement les avantages et les inconvénients d’un voyage organisé : on voit énormément de choses, mais à un rythme olympique. J’aurais aimé prendre un peu plus de temps pour m’imprégner du centre colonial, avec la cathédrale, le palais présidentiel, ainsi que l’église San Francisco et ses célèbres catacombes.

Puis, découverte de Miraflores, le bord de mer, et dîner dans un restaurant avec vue sur le Pacifique. Et là, immersion immédiate dans la cuisine péruvienne : on commence fort avec un ceviche.

Retour à l’hôtel, puis petite marche avec Lucie et François jusqu’au parc de l’Amour, une sorte de version réduite d’un parc de Barcelone. Très joli, très romantique…

Souper, puis direction la chambre. La nuit dans l’avion commence à me rattraper : je crois que je me suis endormi avant même que ma tête touche l’oreiller.

Jour 0: Départ pour le Pérou

Départ pour le Pérou, un périple de 16 jours (incluant les trajets). Nous prenons l’avion à Montréal pour Lima. Nous partons avec Lucie et François pour une nouvelle aventure.

François nous a suggéré de stationner chez son frère à La Prairie, où ils nous attendaient avec un BBQ. Nous pensions que ce seraient des hot-dogs, mais ce fut finalement un souper gastronomique. Nous y avons aussi rencontré leur cousine. Un très bon moment avec des gens intéressants.

L’aventure commence avec l’Uber. Le premier chauffeur refuse de nous prendre à cause de nos valises. Je ne peux pas en commander un second, car le compte est gelé. Lucie en commande alors un plus gros. Entre-temps, sans le savoir, j’en avais commandé un deuxième.

Go, go vers l’aéroport et le Salon Desjardins, où nous avons été invités. Nous n’avions toutefois accès qu’au salon Desjardins US. Nous apprenons ensuite que notre avion fera un ravitaillement à Punta Cana. Bon, les aléas du voyage.

Partie 21 : Au revoir, Japon

Ce matin, on se prépare pour le retour. Nos valises sont presque prêtes, mais il nous reste encore quelques heures à tuer. Je tenais absolument à passer par le quartier de la vaisselle pour photographier le « grand chef », cette statue emblématique que j’adore. Ensuite, direction la rue des Tanuki ces petits ratons mi-chiens, mi-esprits, qui se cachent un peu partout sous forme de statuettes en métal. Une rue pleine de charme, un peu étrange, mais tellement japonaise.

Nous poursuivons vers le temple Sensō-ji. À 9 h, on pensait être en avance… mais manifestement, tout le monde a eu la même idée que nous. Sensō-ji, ça se visite tôt, très tôt. Malgré la foule, la grande lanterne, l’encens, et l’ambiance vibrante du quartier nous enveloppent une dernière fois.

Puis nous traversons la rivière Sumida pour approcher le siège social d’Asahi. Ce qui devait être une majestueuse flamme dorée est devenu, dans l’imaginaire collectif, un têtard géant posé sur le toit et encore, je suis gentil. Une curiosité architecturale qui fait sourire.

Nous passons ensuite devant le siège social de Bandai, la compagnie qui a inventé les Tamagotchi et qui détient un record Guinness pour la vente de jouets en capsules. Le paradis des collectionneurs…

Sur le chemin du retour, un petit contretemps : notre carte Suica se bloque. Apparemment, nous étions entrés avec la carte et ressorti aussitôt. Heureusement, on avait anticipé et acheté des tickets pour revenir, ce qui a permis à l’agent de vérifier que nous avions bien payé notre trajet.

En repassant les portes du train, on repense à notre voyage. Un mélange d’aventures en solo, de visites guidées privées, et d’un circuit organisé. Chacune de ces expériences avait ses avantages et ses limites, mais ensemble, elles ont créé un voyage riche, varié et profondément humain.

Nous repartons la tête pleine d’images et le cœur un peu plus proche de la culture japonaise: sa gastronomie, ses traditions et même un aperçu de sa spiritualité. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à transformer tout cela en un film intéressant, divertissant et instructif.

Au prochain voyage !!!

Partie 20 : Tokyo à découvrir

Aujourd’hui, nous sautons dans le train pour aller rencontrer Keiko, une guide japonaise francophone pleine d’énergie et de connaissances, qui a accepté de nous faire découvrir un Tokyo un peu différent de ce qu’on voit dans les brochures.
Nous la retrouvons à la station Iidabashi, où elle commence par nous montrer les vestiges d’une ancienne porte d’accès de l’époque d’Edo. Une entrée vers le passé directement sous nos pieds… Tokyo adore cacher son histoire.

Puis direction le temple bouddhiste de Gokokuji.
Keiko nous explique patiemment les différences (et les points communs !) entre le shintoïsme et le bouddhisme. Grâce à elle, on comprend mieux pourquoi les Japonais naviguent si naturellement entre les deux.
La visite se poursuit dans le cimetière adjacent, où repose notamment le grand-père de Yoko Ono. Un lieu paisible, presque hors du temps.

Ensuite : cap sur Yanaka Ginza, une petite rue pittoresque remplie de commerces locaux, loin des néons futuristes.
Ici, les vendeurs discutent avec les passants,et l’un des marchands de saké installe des caisses de plastique pour que les clients puissent déguster leurs boissons sur place.
Et là… révélation culinaire : du gingembre mariné en tempura. Un miracle croustillant que je ne savais même pas devoir exister mais que je suis très heureux d’avoir découvert un tel délice.

Nous poursuivons avec la visite de la maison du sculpteur Fumio Asakura, surnommé le Rodin japonais. Une demeure simple, élégante, entourée d’un magnifique jardin. Un lieu où l’on comprend à quel point l’art peut être ancré dans la sérénité.

Retour ensuite au parc Ueno, puis métro vers l’avenue Jingu Gaien Ginkgo.
Ici, les photographes sont en état de transe : chaque minute, chaque rafale de vent et chaque feuille jaune qui tombe devient une raison pour sortir son cellulaire.
Si vous voulez 200 photos en un quart d’heure, c’est l’endroit rêvé.

Enfin, pour clore la journée, direction Tokyo Midtown Christmas.
Et là… WOW.
Tokyo a mis le paquet :
arbres illuminés, projections lumineuses, machines à bulles de savon, ambiance féérique, et même une patinoire.
De quoi plonger tête première dans l’esprit de Noël version Tokyo, c’est-à-dire avec un petit supplément de magie et d’extravagance.

Partie 19: Bye bye Kyoto, allô Tokyo

Ce matin, la pluie s’est invitée… mais heureusement, c’est une excellente journée pour voyager en Shinkansen.
Les 450 km qui nous séparent de Tokyo s’avalent en 2 h 15, comme si de rien n’était. Pas de vue sur le mont Fuji en chemin : aujourd’hui, il a choisi de se cacher.

Au Japon, tout est d’une précision irréprochable… incluant les chambres d’hôtel. Arriver en avance ? Aucun problème. Avoir accès à la chambre ? Ah non, ça, c’est un autre univers.
On dépose donc nos bagages et direction Ueno Park, à la recherche des fameux couvercles d’égouts décorés; une chasse au trésor très japonaise.

Le parc est magnifique, même sous la pluie, mais il serait sans doute encore plus spectaculaire sous un ciel bleu.
Aujourd’hui, nous avons droit à une ballet de parapluies, chacun essayant d’éviter celui du voisin. Un art en soi.

Après une visite extérieure du temple et un tour du lac, cap sur Shinjuku pour saluer Godzilla (toujours aussi imposant et immobile) et savourer un hamburger au bœuf wagyu (on essaie de s’habituer lentement à la nourriture occidentale).
Verdict : absolument délicieux. Même Godzilla nous aurait envié.

Pour terminer la journée, direction le Tokyo Metropolitan Government Building afin d’admirer la projection lumineuse sur la façade.
Un spectacle époustouflant : couleurs, animations, effets visuels…

À notre retour, nous faisons l’enregistrement et, surprise totale : nos valises étaient déjà dans la chambre.

Une journée grise, certes… mais bien remplie et lumineuse à sa façon.

Partie 18 : Une virée à Osaka

Ce matin, aucune urgence : nous ne retrouvons JJ qu’à midi. Nous devions initialement le rejoindre directement à Osaka, mais un changement de dernière minute l’amène plutôt à venir nous chercher à Kyōto. La rencontre se fera donc tranquillement à l’hôtel.

En attendant midi, nous allons faire un tour chez Don Quijote, un magasin qui représente à lui seul une partie de l’âme excentrique du Japon : un labyrinthe d’objets allant de l’essentiel au totalement farfelu.
Des étages étroits, des allées parfois sinueuses, et surtout ces publicités japonaises tonitruantes qui résonnent sans cesse. Un chaos parfaitement ordonné… et étrangement fascinant.

Nous poursuivons ensuite par une balade dans la gare de Kyōto, un lieu qu’on croit connaître, mais qui révèle toujours de nouveaux coins : terrasses cachées, couloirs futuristes, ou encore de petites boutiques qu’on n’avait jamais remarquées. Cette gare est presque une ville en soi.

À midi, nous retrouvons JJ et prenons le train vers Osaka.
Première étape : les vitrines du grand magasin Hankyu. Avec les décorations saisonnières dans ce cas ci Noël, les montagnes rappellant le temps des fêtes et l’éclairage impeccablement étudié, l’ensemble ressemble à un spectacle visuel où la foule fait partie du décor.

Puis direction Shinsekai, un quartier rétro, énergique, un peu bruyant et toujours animé. Entre les lanternes, les enseignes multicolores et les odeurs de cuisine de rue, nos yeux ne savent plus où regarder. Chaque coin de rue semble raconter une histoire différente.

Nous poursuivons vers Dōtonbori, le cœur vibrant d’Osaka. Encore une fois, foule et lumières s’entremêlent pour créer une ambiance électrique.
Les enseignes géantes, les écrans lumineux, la rivière, les restaurants qui débordent sur la rue… tout ici est exagéré, vivant, presque théâtral.

C’est là que je goûte enfin au takoyaki : de petites boulettes de pâte crousti-fondantes, renfermant un morceau de pieuvre. Un classique de la cuisine d’Osaka. Il faut bien vivre l’expérience jusqu’au bout et c’est étonnamment correct, un goût à développer !

Après le souper et les chaleureux au revoir à JJ, nous retournons à Kyōto pour notre dernière nuit dans cette ville qui nous a tant charmés.

Partie 17 : Kyōto en vélo


Aujourd’hui, JJ vient nous chercher à 9 h pour une découverte de Kyōto en vélo. Après quelques ajustements sur nos bicyclettes, nous partons sillonner la ville, prêts pour une journée active et remplie de découvertes.

Notre premier arrêt est le temple Hongan-ji. En arrivant, nous tombons sur une magnifique exposition de chrysanthèmes, soigneusement disposés et taillés avec une précision remarquable. Il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles.

Nous poursuivons ensuite vers le Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji). Et là… commence le bain de foule ! La météo est idéale, et les couleurs d’automne sont à leur apogée, rendant le site encore plus spectaculaire malgré l’achalandage.

Après un délicieux dîner d’udon, nous reprenons nos vélos en direction du Philosopher’s Path.
Ce sentier, habituellement paisible, est aujourd’hui bondé. Nous devons avancer lentement, slalomant prudemment entre les marcheurs. Malgré la foule, l’endroit conserve son charme : ruisseau, érables rouges, ponts de pierre… un véritable tableau vivant.

Nous faisons ensuite halte au temple Nanzen-ji. Sa gigantesque porte Sanmon offre une vue impressionnante sur les arbres flamboyants. En montant, on a presque l’impression de flotter au-dessus d’un océan de couleurs.
Un peu plus loin, nous découvrons l’aqueduc de brique de l’ère Meiji, une structure surprenante, presque européenne, qui contraste élégamment avec les jardins zen environnants.

Nous reprenons la route vers le musée du train, JJ nous guidant habilement à travers les petites rues, ruelles secrètes et détours typiquement kyotoïtes. On réalise à quel point Kyōto est un mélange fascinant d’ancien et de moderne.

Pour terminer cette belle journée sportive, nous allons souper dans un restaurant italien à la japonaise, sur la recommandation de JJ. Un endroit chaleureux, original, où les saveurs italiennes rencontrent la délicatesse nippone. Une façon parfaite de conclure cette journée à vélo, riche en paysages, en culture et en surprises.

Partie 16 : Kyōto avec un ami

Aujourd’hui, c’est une journée où l’on se laisse entièrement guider.
JJ est venu nous chercher directement à l’hôtel. Nous étions sincèrement heureux de le revoir : sa présence apporte toujours une touche locale et chaleureuse à nos visites.

Il nous emmène d’abord au temple Shōkoku-ji, un grand temple zen souvent moins fréquenté que les sites les plus connus.
Ce temple est le siège de l’école Rinzai et est lié au Pavillon d’Or (Kinkaku-ji) ainsi qu’au Pavillon d’Argent (Ginkaku-ji).
Dans la salle principale, il suffit d’un simple claquement de mains pour faire résonner tout l’espace, comme si les murs eux-mêmes répondaient au son. Une expérience étonnante, presque mystique.

Après la visite du petit musée adjacent rempli de peintures anciennes nous nous dirigeons vers la Guest House du gouverneur.
Construit il y a une vingtaine d’années, ce bâtiment élégant accueille les dignitaires lors de visites officielles.
L’architecture y mêle harmonieusement tradition japonaise et touches modernes : tatamis impeccables, jardins parfaitement entretenus et salles de réception où tout semble pensé dans les moindres détails.

Après le dîner et une courte marche dans le marché Nishiki, une cérémonie du thé traditionnelle, réalisée dans les règles de l’art.
Chaque geste est précis, chaque mouvement a un sens.
Le silence, le tatami, la chaleur du bol de matcha… tout crée une atmosphère à la fois solennelle et apaisante.
Une expérience mémorable qui nous plonge dans l’essence même de la culture japonaise.

La journée se poursuit ensuite en direction d’Osaka. Ici, comme toujours, la foule est dense et l’ambiance de Noël commence déjà à se faire sentir : lumières, décorations, musique festive… tout y est.
Nous retournons dîner chez Joshi, un de nos coups de cœur culinaires. À notre grande surprise, nous sommes à nouveau les seuls clients du restaurant. Le chef nous prépare alors un menu entièrement à sa façon, une succession de plats raffinés qui témoignent de son talent.

Le repas se termine par un sukiyaki, une sorte de fondue japonaise où les ingrédients mijotent dans un délicieux bouillon sucré-salé.
Un pur délice, parfait pour conclure cette journée riche et chaleureuse.