Journée 26: Nous ne voulons plus partir

Nous avons couché à Port Hood dans un Bed & Breakfast tenu par des Québécois. Ils nous invite à voir le port car c’est le temps de la pêche au thon. Nous y sommes allés sans succès. Le lendemain matin, le propriétaire s’installe avec son ordinateur durant le déjeuner et nous raconte une partie de l’histoire de l’île du Cap Breton. Nous sommes pendus à ses lèvres. Même si nous avons plusieurs centaines de kilomètres à faire, nous ne pouvons pas nous passer de l’information qu’il nous transmet et qui se termine par une performance au violon. Nous quittons à regret cette région et traversons la chaussée de canso pour un arrêt à Antigonish. Le but: un arrêt au magasin de Peace By Chocolate. Ce magasin a été fondé par un réfugié syrien. Son histoire a été l’objet d’un livre et d’un film. C’est ainsi que se terminera notre aventure en Nouvelle-Écosse. Un voyage qui a surpassé nos attentes. Des paysages époustouflants, des activités enlevantes et par-dessus tout, des gens plus que charmant. Merci de votre lecture at au prochain voyage!

Journée 25: Les dernières visites

Ce matin, nous avions une rencontre avec le pro du plus beau golf au Canada: Le Cabot Cliff à Inverness. Une rencontre intéressante qui nous a permis de jouer quelques trous sur le golf le plus dispendieux au Canada. Le vent semble toujours de la partie sur ce parcours. Une superbe expérience.
Puis, le néant, nous étions devant tant de choix pour cette dernière journée. Nous retournons à Cheticamp (bastion Acadien) pour visiter les 3 pignons: un musée sur l’artisanat acadien et particulièrement les tapis. Une visite très intéressantes pour tous ceux qui s’intéressent aux arts manuels.
Puis, visite de la mine de plâtre. Une courte randonnée qui s’est avérée plus longue et difficile que prévu: un mauvais tournant et nous gravissons laborieusement un pente très abrupte pour y trouver un cul de sac. Il a fallu autant de labeur pour redescendre. Finalement, en utilisant le bon chemin, nous nous retrouvons devant le lac vert émeraude. Tous nos efforts sont immédiatement oubliés.
Une belle promenade sur la plage d’Inverness conclut cette journée bien remplie. L’eau y est aussi chaude qu’au Nouveau Brunswick. Un trottoir en bois sépare d’une et plage du parcours de golf. Ainsi se conclut cette découverte de la Nouvelle-Écosse, il y a tant à faire et à découvrir.

Journée 24: Choisir son sens

Les gens argumentent sur le meilleur sens pour faire le Cabot Trail. Quant à nous, c’est le sens anti-horaire que l’on privilégie. Pourquoi? Une intuition. Peut-être pour être plus près de la mer et aussi car le sens horaire est le plus courant. Nous ne l’avons pas regretté car la route est un crescendo de paysage: des panoramas à couper le souffle et comme finale la randonnée la plus populaire de la route, le Skyline trail. Nous avons fait quelques randonnées aujourd’hui mais aucune aussi bondée. La vue est vraiment impressionnante et le retour un peu plus difficile. La seule déception de la journée, nous n’avons pas vu d’orignal. J’étais quand même sceptique sur la possibilité d’en croiser, bien qu’un dame nous a dit qu’elle en avait vu un près du Skyline trail. Toutefois, il faut s’y prendre tôt pour les repas, vers 17h30, nous sommes allés dans un resto conseillé par l’agence touristique à Cheticamp et c’était complet. Par chance, on nous a suggéré la terrasse. nous ne pouvions pas nous plaindre avec un 19 C, un beau soleil radieux et peu de vent. Encore une journée remplie de merveilleux paysages qui génèrent de fabuleux souvenirs.

Journée 23: Il ne faut pas se fier qu’à la route

Faire la Cabot trail, c’est bien plus que de suivre la route et faire les points d’observation. Ce n’est qu’un prétexte qui permet de faire des randonnées et étendre nos visites. Ce matin, nous partons pour Meat Cove, aux confins de l’île du Cap Breton. Ce lieu attire car c’est une fin en soin, on ne peut aller plus loin. Nous ne nous sommes pas contenter d’y aller, nous avons décidé de faire la randonnée qui y est associé de 3.8 km. Heureusement, nous avions des informations car nous ne l’aurions jamais trouvé. Un début assez ardu, assisté par des cordes installées par les habitants du coin qui ont dû prendre en pitié les touristes téméraires. Arrivé en haut, comme récompense, nous avions un superbe point de vue sur la mer et les montagnes avoisinantes. Pour compléter la journée, nous avons fait le détour panoramique de la cabot trail. Une dérivation proposée par l’agence touristique avec des vue à coupler le souffle. Nous avons même découvert une plage non identifiée juste en arrêtant près d’autos stationnés sur le bord de la route. Ce qui est dommage c’est que nous n’aurons pas assez de temps pour découvrir les secrets de ce lieu enchanteur.

Journée 22: Vers les hautes-terres

Un déjeuner style buffet, il y a longtemps que je n’avais pas vu cela. Nous avons 90 km à faire pour se rendre en Ingonish.Ça semble peu, mais ça peut s’avérer très long. Pleins d’arrêt dans des petites boutiques, des points d’observations, des petits cafés. D’une place à l’autre, on nous fait de nouvelles suggestions. Arrivé à Ingonish, ce n’est qu’un début. Nous faisons la piste middle head, une piste de 3.6 km avec encore là plein de point d’observation, au bout nous sommes au milieu de l’océan.
Puis, direction gondole. Un centre de ski offre depuis la fin août la possibilité de voir du haut de la montagne toute la région. Rendu en haut, on nous apprend qu’une randonnée de 4 km est possible (il est cependant trop tard).
Après notre descente, c’est la course à l’essence, le seul poste encore ouvert ferme à 19h00 et n’ouvre qu’à 9h00 le lendemain. En Nouvelle-Écosse, faut fonctionner au rythme des néo-Écossais.

Journée 21: Sous une couverture nuageuse

Une journée plutôt couverte de lourds nuages aujourd’hui, d’ou le choix de musées. Nous nous dirigeons vers Glace Bay ou l’on retrouve le Miners Museum. Un musée qui décrit la vie des mineurs de charbons de cette région. Le musée est très bien fait et un tour de la mine est possible. De vrais mineur nous font faire le tour guidé. Il faut bien comprendre l’anglais pour suivre les histoires que nous racontent ce mineur, c’est le seule bémol du musée. Ses histoires nous transportent à différentes époques et nous décrit le travail dans différentes conditions. Notre casque de sécurité nous sert très souvent car le plafond des mines est parfois assez bas. La hauteur de la mine dépend de l’épaisseur de la veine de charbon.

Après un arrêt au site de transmission de Marconi, un lieu historique tout près du musée, nous nous dirigeons vers Baddek pour visiter le musée de Graham Bell. Le téléphone n’est qu’une petite partie de son travail, il est intéressant de lire sur ses travaux sur l’aviation et les hydroglisseurs.

Baddeck est un village du centre du Cap Breton et dont l’activité économique semble être basée sur le tourisme. C’est une charmante ville tranquille. Une ballade dans son petit centre-ville et près du Lac du bras d’or est relaxante et apaisante. On nous avait conseillé d’aller mangé au Baddeck Lobster Supper. Encore une fois il faut s’y prendre tôt. À 17h00, nous avons dû attendre 15 minutes et nous sommes en basse saison. Les gens qui sont arrivés après nous devaient attendre plus de 30 minutes. Le restaurant n’a rien de chic et les produits de la mers sont servis sans artifices mais sont toutefois succulents.

Journée 20: Le passé est le présent

La météo module souvent la journée. Aujourd’hui, il devrait faire beau une bonne partie de la journée. Nous nous dirigeons donc vers la forteresse de Louisbourg. Du stationnement, nous devons prendre une navette qui nous conduit à la forteresse. Dans le stationnement, nous remarquons beaucoup de plaques d’immatriculation du Québec. À la sortie de la navette, nous sommes immédiatement accueillis dans notre langue. Il s’ensuit une série de visites de bâtiment qui sont pour la plupart avec des figurants. Ils s’empressent de nous mettre en situation et de répondre à nos questions. Il faut compter une bonne partie de la journée pour tout visiter. Nous avons aussi apprécié le tir du mousquet et le coup de canon de midi.
Nous avons appris que le nombre de figurants est plus élevé durant l’été. Plusieurs figurants sont des étudiants qui retournent à l’école à l’automne. De plus, Louisbourg possède un microclimat. Il peut faire beau ailleurs et beaucoup plus froid et brumeux à Louisbourg. Nous avons terminé ce voyage historique par un tour guidé qui a été un bon compléments des visites de la journée. Je comprend maintenant pourquoi tous les gens qui ont visité Louisbourg n’ont que des éloges.
Puis, direction le phare de Louisbourg, une route gravelée nous conduit à celui-ci. Le temps était lourd, presque pluvieux. L’endroit se faisait malmené par un océan colérique. Les vagues volaient le spectacle. Nous avons aimé cette courte visite.
On nous avait maintes fois suggéré d’aller manger au Bistro Black Spoon de North Sydney. Je suis un peu mi-figue mi-raisin quand un resto nous est conseillé car c’est très suggestif. En regardant sur internet, nous nous apercevons qu’il ferme à 19h00. Raison de plus d’être sceptique. Nous avions heureusement une réservation pour 18h00, car il affichait complet. Quel choc. Johanne choisit un « blackened seafood medley » et moi un « maple curry chicken ». Ce fût une révélation, des goûts uniques qui se mélangent à la perfection. dans mon cas le mélange du sirop d’érable et du curry était parfait. Un bel équilibre épicé-sucré. Notre meilleur repas jusqu’à présent.

Jour 19: Maintenant sur l’île du Cap Breton

Ce matin, nous traversons la Chaussée de Canso (canso causeway) pour arriver sur l’île du Cap-Breton. Il faisait un temps resplendissant qui correspondait à notre entrain du moment. Nous étions ambivalent sur les activités de la journée. Un arrêt à l’information touristique nous a décidé de faire un arrêt sur l’Isle Madame. Le nom de l’île nous inspirait confiance. Une île au sud du Cap Breton. Si vous recherchez du calme et la tranquillité, c’est un endroit de rêve. Les gens de l’Ontario, semble-t-il, la fréquentent. Anecdote: nous sommes arrêtés pour filmer un petit phare sur une pointe de terre éloignée. Un dame qui nous suivait en auto s’est arrêtée un peu plus loin et fait semblant de prendre une marche non loin d’où nous étions. Elle s’approche et vient discuter avec nous pour s’informer discrètement sur ce que nous faisions. Plus loin, un homme nous envoie la main pendant que nous prenions des photos. Les gens sont vraiment sympathiques. Le temps semble s’être arrêté: peu de circulation, pas de touriste: un contraste avec ce que nous avons connu dans ce voyage.

Puis, les conseils de la dame de l’agence touristique nous ont conduit à St-Peters. Célèbre pour son canal. Le canal peut nous sembler banal maintenant, mais c’était un exploit dans les années 1850. Le dur labeur de nombreux travailleurs a été nécessaire pour construire le canal qui relie le Lac du bras d’Or à l’Océan Atlantique. Il faut juger des efforts avec les yeux du temps à condition de prendre le temps. Avant le canal, les bateaux devaient être transportés sur des billots pour aller d’un point d’eau à l’autre.

La route nous conduit sur le rive sud du Lac du bras d’Or sur sa rive sud. Nous sommes un peu désappointés de trouver que très peu de point d’accès pour admirer cet énorme lac. En blague, nous nous disions que les gens du coin était vraiment égoïste de vouloir garder ce magnifique panorama que pour eux. Nous avions inventé un nouveau jeu pendant ce parcours louvoyant de près de 100 km: la recherche des points du vue, mais malheureusement nous n’en avons trouvé que très peu, il faudra se fier à notre mémoire pour conserver ces magnifiques souvenirs.

Notre logement est à Nord Sydney (nous y passons 2 jours s’étant garder de la contingence en cas de pluie). La dame du Bed & Breakfast nous souligne que sa ville est reconnue comme étant l’endroit d’où part les traversiers vers Terre-Neuve. Il n’en prenait pas plus pour aller voir et assister à leur départ (heureux hasard). L’un fait un trajet de 7 h, l’autre de 16 heures. Je fus surpris par la magnitude de ces bateaux. Dans l’attente de leur départ, nous avons discuté avec des dames qui cueillaient du verre de mer (sea glass). C’est du verre que la mer rejette sur la plage. Certaines couleurs (rouge et bleus) sont les plus convoitées de par leur rareté.

Tel une bière attire les guêpes, l’énorme violon nous attire à Sydney. Impressionnant et majestueux, le violon n’est qu’un prétexte pour profiter de l’endroit. Des gens pêchent, d’autres se promènent en cette soirée magnifique. Non loin de là, un chanteur nous attire vers une terrasse sur le bord de l’eau. Une majestueuse conclusion pour cette journée sublime.

Journée 18: Transition urbaine.

Nous quittons Halifax pour Pictou qui est plus au nord. Pourquoi Pictou? Parce que cette ville est à l’origine du nom de la Nouvelle-Écosse. Un musée explique l’épopée du navire Hector qui amena des familles écossaises en Nouvelle-Écosse. Une réplique de ce navire est en rénovation. Sans valoir un détour, il est intéressant d’arrêter à ce petit musée s’il se trouve sur votre chemin. La ville de Pictou semble avoir une appartenance forte à l’Écosse avec des rappels un peu partout dans la ville.
Dans l’après-midi, nous avons décidé de faire une partie de golf. Le club de golf nous semblait plus un club social car tout le monde semblait se connaître. C’est peut-être pour cela que nous n’étions que nos deux pour jouer le parcours. Une belle journée ensoleillée avec beaucoup de vents en prime comme en Écosse.

Journée 17: Devenu sédentaire?

Une quatrième journée dans le même hôtel, un record! Ce matin nous balancions à savoir si nous irions visiter le cimetière Fairview. C’est à cet endroit que repose 121 victimes du Titanic dont 42 non-identifiées. Finalement, nous y sommes allés et avons aimé cette visite émouvante.
La pluie nous avait fait choisir des musées pour aujourd’hui. Le musée de l’immigration était recommandé. Nous y sommes allés sans grande attente et avons été bien surpris. L’expérience est souvent enrichie par un bon guide. Le guide nous a expliqué l’histoire du Quai 21, le quai d’arrivée des immigrants au Canada. Un film surenchérit avec des témoignages d’immigrants qui partagent leur expérience. Nous avons beaucoup apprécié.
Un autre musée incontournable est le musée maritime. Se situant sur la promenade du quai, ce musée offre des informations intéressantes sur les voiliers, la technologie des bateaux et sur les épaves. La section sur le Titanic est très prisée. Une autre section décrit l’explosion au port d’Halifax en 1917 suite à la collision de 2 navires. C’est la plus grosse explosion non-atomique au monde. Un moment touchant et triste pour la ville et ses gens.
C’est ainsi que se conclut notre dernière journée à Halifax. Je crois qu’en 3 jours, on peut facilement faire le tour de cette ville vivante et remplie de bons restaurants et de bars. Encore une fois, nous avons reçu partout un bon accueil.