Les couleurs de l’Inde

Ce soir est ma dernière nuit à Bangalore, la prochaine je la passerai dans l’avion. Mon chauffeur m’attend toujours à la sortie du bureau avec un grand sourire. Demain, je lui ferai un petit cadeau.

Hier, les gens avec qui je travaille m’ont parlé du mariage en Inde. C’est un processus assez long qui peut prendre des années: faire une liste de critères, la recherche par les parents, la selection par les photos, si le choix est réciproque et que les 2 familles sont d’accord, la visite chez l’élu(e) et finalement s’il y a accord, le choix de la date du marriage. Il n’y aura pas d’autres rencontres avant le mariage qui peut compter jusqu’à 1000 invités. On peut appeler cela un mariage.

J’aime prendre un marche le soir avant le souper. On oublie rapidement l’hiver à 35 C. Aujourd’hui, c’est le Holi Day, la fêtes des couleurs, c’est célébré surtout dans le nord de l’Inde Dire que j’y étais il y a 3 ans.

 

La vie en Inde

Les Indiens en général sont gentils et les gens de l’hôtel le sont tout particulièrement. Le portier me donne la main en sortant à tous les matins. Le midi, je mange Indien et généralement les mets sont très relevés. Le soir, avant souper, je prends une marche. Souvent, je vais au parc, question de bouger un peu. Les gens y nourrissent les poissons chats; un spectacle à voir. Hier, il y avait un spectacle d’eau sons et lumières. Il en coûtait 10 roupies (0.20$). Il n’était pas question de le payer avec un 100 roupies. Avant le spectacle, des enfants de 4 à 5 ans dansaient tout doucement au son de la musique indienne en avant de l’estrade. Je fus très surprise de voir leur agilité et leur rythme. Le spectacle était très bien. Sauf qu’à la sortie, nous sortions dans un parc sans lumière. Par chance, je le connais comme le fond de ma poche. Ici, certains soirs, les couchers de soleil sont uniques et inoubliables.

 

De surprises en surprises

J’ai fait plusieurs voyages en Inde. L’Inde arrive encore à me surprendre. Je suis dans un coin de Bangalore moins touristique. Lors de mes marches d’exploration, je n’ai pas croisé d’autres étrangers. Au travail, j’ai rencontré des gens sympathiques. L’un d’eux me disait que Bangalore n’était pas très bon pour la santé avec ses 35 C. Je lui demande pourquoi et il me répond que c’est trop froid et on n’y transpire pas assez. Faut que je vous dise que pour moi, cette température est très bonne pour ma santé.

La deuxième journée, je prend un Rickshaw (Tuk Tuk pour revenir à l’hôtel). Le chauffeur, assez agé, me demande 50 roupies (1$), j’accepte. Rendu à l’hôtel, je lui donne 100 roupies (2$), n’ayant rien de plus petit. Le lendemain, il m’attendait à la sortie du bureau, à ma surprise. Il n’a pas laissé le temps aux autres conducteurs de Rickshaw de m’offrir leurs services. Le surlendemain, il m’attendait encore même si nous avons fini 1h00 plus tard. m’apprivoise tout doucement. Muzaffar, mon confrère de travail qui m’a rejoint aujourd’hui, m’a dit que le chauffeur doit m’apprécier, il faut dire que c’est réciproque.

Eh oui, encore en Inde

De retour en Inde pour le travail, je suis à Bangalore. Arrivée vers 2h30 du matin, je saute dans un taxi et l’aventure commence: il y a un bouchon sur l’autoroute, pas de problème, on rebrousse chemin à contre-courant pour prendre la première sortie. Plus tard, une petite marche par une chaleur de 35 C. On s’habitue à tout même aux bruits cacophoniques des klaxons (que j’avais oublié). Heureusement que j’avais quelques roupies: 10 guichets sans pouvoir retirer de l’argent. L’Inde est toujours aussi animée.