Jour 3 : À la recherche de Petros

Nous étions ambivalents : risque de pluie pour demain ? Impossible. Nous suivons l’horaire prévu. Nous décidons de louer une auto. Je demande la moins chère possible, c’est ce que j’ai eu. Je croyais que ce serait plus difficile de conduire à Mykonos, ce n’est pas si pire, il faut être attentif lorsque nous rencontrons dans les chemins étroits et faire attention au moped, quads, autos et autobus. Il faut avoir une vision 360.

Après une courte visite dans la ville principale, nous nous dirigeons vers le phare au bout de l’île. Une route tortueuse et étroite nous y conduit. Le climat est plutôt désertique, le phare attire quelques touristes audacieux et présentent de beaux panoramas si vous passez par là. Deuxième arrêt, le village de Ano Mera, c’est un village calme et authentique dont l’atmosphère tranquille contraste avec celui de la ville principale. Nous choisissons un restaurant grec avec des mets traditionnels : une entrée au nom imprononçable, une tarte aux oignons et une moussaka. Le palais s’habitue lentement mais pas pour les olives. La route nous conduit à une plage tout près. Le vent souffle vigoureusement depuis notre arrivée au grand plaisir des véliplanchistes.

Finalement, nous retournons au vieux port à la recherche de Petros. Comment trouver un pélican à travers les méandres de ruelles. Au détour d’une de ces ruelles, Petros se fait une beauté au plaisir des passants. Mykonos, c’est se perdre dans les dédales de ruelles et de faire des découvertes à chaque tournant.

Jour 2 : Départ vers les cyclades

Départ de l’hôtel à 5h30 pour Pirée. Le transport est souvent la partie logistique du voyage qui nécessite beaucoup de temps et d’énergie. Pour ce voyage, tous les transports étaient inclus, un souci de moins.  À Pirée, les traversiers sont cordés les uns à côté des autres. Pas de devinettes nécessaires, l’autobus nous laisse vis-à-vis le nôtre. En entrant sur le bateau, il faut déposer nos bagages et se faire assigner un siège. À 7h00 précis, c’est le départ. Pour les audacieux qui montent sur le pont, le soleil se montre le bout du nez accompagné du vent soutenu. La traversée est d’une durée de 3 heures et n’est pas qu’une mer d’huile, il faut, par moment, faire attention à nos déplacements à l’intérieur du navire.

Le traversier fait un arrêt à Syros avant la destination de la journée : Mykonos. L’hôtel qui est en périphérie est de la ville. Quoi de mieux que la marche pour découvrir une ville. Pour aujourd’hui, nos visites se concentrent sur la partie touristique de la ville et fallait s’y attendre, c’est un bain de foule.

Les moulins à vents sont l’emblème de cet endroit et ce sont eux qui nous accueillent. La petit Venise vaut bien son nom car : 1- Elle est pittoresque et s’intègre bien dans la baie ou elle est installée et 2- elle est petite et peuplée surtout de boutique, bars et restaurants.

Bien que nous sommes un peu à l’extérieur de la saison touristique, la température est idéale pour visiter et même profiter de la plage.

La deuxième journée est souvent la pire pour le décalage et c’est le cas. La soirée s’est terminée assez tôt en regardant la mer de notre balcon.

Jour 1: Combattre le sommeil

Les nuits sont courtes vers l’Europe, le truc c’est de dormir dans l’avion et ne pas dormir en arrivant à l’hôtel. Par chance, un chauffeur de l’agence Wingbuddy nous attendait pour nous conduire à l’hôtel au centre d’Athènes. Nous estimons le trajet à environ 30 minutes. En arrivant, nous montons sur le toit pour admirer l’Acropole. Une vue exceptionnelle sous un soleil de plomb. Nous anticipons déjà la vue à la tombée de la nuit.

La mission du jour, l’achat d’une carte SIM. Difficile de se passer des données cellulaires quand nous nous y sommes habitué. J’ai obtenu 11GB pour environ 11 Euros. Ça devrait être suffisant pour le voyage. Deuxième mission, fuir le lit à toute vitesse, il nous apparait si invitant.

Une balade à travers la foule dense du quartier de Plaka nous a gardé sur le qui-vive : la visite extérieure du palais royal, l’atmosphère trépidante des commerces et des restaurants, les nombreux touristes convergeant vers et les monuments historiques.

Il fallait faire le pont entre le souper et le coucher du soleil et surtout ne pas fermer l’oeil. Un petit effort avant de se vautrer dans ces draps qui nous tendent la main depuis le midi. Nous participons au grand rituel de la soirée qui consiste à gravir les marches qui nous sépare du toit pour diriger nos regards et nos caméras vers l’Acropole qui se dresse au cœur d’Athènes depuis des millénaires. Ce sera de courte durée car nous quittons l’hôtel à 5h30 demain matin.

Jour 0: Vers une nouvelle destination

Eh oui, finalement, nous avons refermé nos valises pour les réouvrir dans un endroit qui nous est inconnu : la Grèce. Pour beaucoup de gens c’est une destination de rêves, pour nous ce sera une destination de découvertes : un mélange de nature, d’histoire, de paysages, de goûts à apprivoiser et surtout de superbes panoramas. Nous nous sommes fait dire que les gens y sont accueillants et chaleureux. Nous avons identifié quelques activités, à vrai dire beaucoup trop pour le temps que nous avons (près de 3 semaines). Nous nous laisserons inspirer par le choix du moment et utiliserons nos pieds pour déceler les trésors camouflés.

Pour ce premier voyage (nous comptons y retourner au printemps), nous nous concentrerons sur les Cyclades. Nous voguerons d’îles en îles en suivant un itinéraire élaboré en partenariat avec l’agence de voyage Wingbuddy. Le film sera présenté par les Aventuriers Voyageurs lors d’une prochaine saison.

Le défi du voyage : apprendre à apprécier les olives.

En passant, la compagnie Royal Robbins a fourni des vêtements (vous le remarquerez surtout en regardant Johanne). Ce fût une découverte, ils sont legers et semblent très confortables, nous vous donnerons nos impressions.

L’enregistrement est fait, il nous reste à prendre avion et vous revoir de l’autre côté de l’atlantique.

Athènes, Mykonos, Paros, Naxos, Santorin et la Crête.
Point de départ: Québec

Journée 26: Nous ne voulons plus partir

Nous avons couché à Port Hood dans un Bed & Breakfast tenu par des Québécois. Ils nous invitent à voir le port car c’est le temps de la pêche au thon. Nous y sommes allés sans succès. Le lendemain matin, le propriétaire s’installe avec son ordinateur durant le déjeuner et nous raconte une partie de l’histoire de l’île du Cap Breton. Nous sommes pendus à ses lèvres. Même si nous avons plusieurs centaines de kilomètres à faire, nous ne pouvons pas nous passer de l’information qu’il nous transmet et qui se termine par une performance au violon. Nous quittons à regret cette région et traversons la chaussée de canso pour un arrêt à Antigonish. Le but : un arrêt au magasin de Peace By Chocolate. Ce magasin a été fondé par un réfugié syrien. Son histoire a été l’objet d’un livre et d’un film. C’est ainsi que se terminera notre aventure en Nouvelle-Écosse. Un voyage qui a surpassé nos attentes. Des paysages époustouflants, des activités enlevantes et par-dessus tout, des gens plus que charmant. Merci de votre lecture at au prochain voyage !

Journée 25: Les dernières visites

Ce matin, nous avions une rencontre avec le pro du plus beau golf au Canada : Le Cabot Cliff à Inverness. Une rencontre intéressante qui nous a permis de jouer quelques trous sur le golf le plus dispendieux au Canada. Le vent semble toujours de la partie sur ce parcours. Une superbe expérience.
Puis, le néant, nous étions devant tant de choix pour cette dernière journée. Nous retournons à Cheticamp (bastion Acadien) pour visiter les 3 pignons : un musée sur l’artisanat acadien et particulièrement les tapis. Une visite très intéressante pour tous ceux qui s’intéressent aux arts manuels.
Puis, visite de la mine de plâtre. Une courte randonnée qui s’est avérée plus longue et difficile que prévu : un mauvais tournant et nous gravissons laborieusement une pente très abrupte pour y trouver un cul de sac. Il a fallu autant de labeur pour redescendre. Finalement, en utilisant le bon chemin, nous nous retrouvons devant le lac vert émeraude. Tous nos efforts sont immédiatement oubliés.
Une belle promenade sur la plage d’Inverness conclut cette journée bien remplie. L’eau y est aussi chaude qu’au Nouveau Brunswick. Un trottoir en bois sépare d’une et plage du parcours de golf. Ainsi se conclut cette découverte de la Nouvelle-Écosse, il y a tant à faire et à découvrir.

Journée 24: Choisir son sens

Les gens argumentent sur le meilleur sens pour faire le Cabot Trail. Quant à nous, c’est le sens anti-horaire que l’on privilégie. Pourquoi? Une intuition. Peut-être pour être plus près de la mer et aussi car le sens horaire est le plus courant. Nous ne l’avons pas regretté car la route est un crescendo de paysage: des panoramas à couper le souffle et comme finale la randonnée la plus populaire de la route, le Skyline trail. Nous avons fait quelques randonnées aujourd’hui mais aucune aussi bondée. La vue est vraiment impressionnante et le retour un peu plus difficile. La seule déception de la journée, nous n’avons pas vu d’orignal. J’étais quand même sceptique sur la possibilité d’en croiser, bien qu’un dame nous a dit qu’elle en avait vu un près du Skyline trail. Toutefois, il faut s’y prendre tôt pour les repas, vers 17h30, nous sommes allés dans un resto conseillé par l’agence touristique à Cheticamp et c’était complet. Par chance, on nous a suggéré la terrasse. nous ne pouvions pas nous plaindre avec un 19 C, un beau soleil radieux et peu de vent. Encore une journée remplie de merveilleux paysages qui génèrent de fabuleux souvenirs.

Journée 23: Il ne faut pas se fier qu’à la route

Faire la Cabot trail, c’est bien plus que de suivre la route et faire les points d’observation. Ce n’est qu’un prétexte qui permet de faire des randonnées et étendre nos visites. Ce matin, nous partons pour Meat Cove, aux confins de l’île du Cap Breton. Ce lieu attire car c’est une fin en soin, on ne peut aller plus loin. Nous ne nous sommes pas contenter d’y aller, nous avons décidé de faire la randonnée qui y est associé de 3.8 km. Heureusement, nous avions des informations car nous ne l’aurions jamais trouvé. Un début assez ardu, assisté par des cordes installées par les habitants du coin qui ont dû prendre en pitié les touristes téméraires. Arrivé en haut, comme récompense, nous avions un superbe point de vue sur la mer et les montagnes avoisinantes. Pour compléter la journée, nous avons fait le détour panoramique de la cabot trail. Une dérivation proposée par l’agence touristique avec des vue à coupler le souffle. Nous avons même découvert une plage non identifiée juste en arrêtant près d’autos stationnés sur le bord de la route. Ce qui est dommage c’est que nous n’aurons pas assez de temps pour découvrir les secrets de ce lieu enchanteur.

Journée 22: Vers les hautes-terres

Un déjeuner style buffet, il y a longtemps que je n’avais pas vu cela. Nous avons 90 km à faire pour se rendre en Ingonish.Ça semble peu, mais ça peut s’avérer très long. Pleins d’arrêt dans des petites boutiques, des points d’observations, des petits cafés. D’une place à l’autre, on nous fait de nouvelles suggestions. Arrivé à Ingonish, ce n’est qu’un début. Nous faisons la piste middle head, une piste de 3.6 km avec encore là plein de point d’observation, au bout nous sommes au milieu de l’océan.
Puis, direction gondole. Un centre de ski offre depuis la fin août la possibilité de voir du haut de la montagne toute la région. Rendu en haut, on nous apprend qu’une randonnée de 4 km est possible (il est cependant trop tard).
Après notre descente, c’est la course à l’essence, le seul poste encore ouvert ferme à 19h00 et n’ouvre qu’à 9h00 le lendemain. En Nouvelle-Écosse, faut fonctionner au rythme des néo-Écossais.

Journée 21: Sous une couverture nuageuse

Une journée plutôt couverte de lourds nuages aujourd’hui, d’ou le choix de musées. Nous nous dirigeons vers Glace Bay ou l’on retrouve le Miners Museum. Un musée qui décrit la vie des mineurs de charbons de cette région. Le musée est très bien fait et un tour de la mine est possible. De vrais mineur nous font faire le tour guidé. Il faut bien comprendre l’anglais pour suivre les histoires que nous racontent ce mineur, c’est le seul bémol du musée. Ses histoires nous transportent à différentes époques et nous décrit le travail dans différentes conditions. Notre casque de sécurité nous sert très souvent car le plafond des mines est parfois assez bas. La hauteur de la mine dépend de l’épaisseur de la veine de charbon.

Après un arrêt au site de transmission de Marconi, un lieu historique tout près du musée, nous nous dirigeons vers Baddek pour visiter le musée de Graham Bell. Le téléphone n’est qu’une petite partie de son travail, il est intéressant de lire sur ses travaux sur l’aviation et les hydroglisseurs.

Baddeck est un village du centre du Cap Breton et dont l’activité économique semble être basée sur le tourisme. C’est une charmante ville tranquille. Une ballade dans son petit centre-ville et près du Lac du bras d’or est relaxante et apaisante. On nous avait conseillé d’aller mangé au Baddeck Lobster Supper. Encore une fois il faut s’y prendre tôt. À 17h00, nous avons dû attendre 15 minutes et nous sommes en basse saison. Les gens qui sont arrivés après nous devaient attendre plus de 30 minutes. Le restaurant n’a rien de chic et les produits de la mers sont servis sans artifices mais sont toutefois succulents.