Partie 13 : Escale à Dublin, Irlande

L’escale commence avec une petite aventure logistique : pour atteindre Dublin, il faut d’abord prendre une navette. Résultat : le débarquement est un peu plus lent que prévu. Un train nous dépose ensuite, 30 minutes plus tard, au centre-ville, point de départ de notre exploration pédestre.

Armés de notre audioguide préchargé (vive la technologie !), nous découvrons la maison d’Oscar Wilde et sa statue colorée, fièrement installée dans un charmant jardin. Oscar, allongé nonchalamment, semble toujours prêt à lancer une de ses répliques célèbres : « L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. »

Prochain arrêt : Christ Church Cathedral. L’entrée inclut un audioguide qui nous révèle mille et une anecdotes sur ce monument médiéval. On y apprend des faits historiques fascinants, certains véridiques, d’autres qu’on oublie presque aussitôt.

Mais pas le temps de s’attarder : direction Trinity College, et surtout son trésor, le Livre de Kells. Cet ouvrage du IXe siècle, écrit à la plume d’oie sur de la peau de veau, est un chef-d’œuvre d’art et de patience. Photographie interdite, bien sûr. Les pages sont changées toutes les huit semaines pour le préserver. Et que dire de la bibliothèque : une véritable cathédrale de livres, sans doute l’une des plus spectaculaires d’Europe. On en ressort bouche bée.

Le retour, en revanche, se transforme en véritable épopée. Arrivés à 16 h 50, une longue file nous attend pour la navette. Mais le vent et les vagues décident de jouer les trouble-fêtes. Résultat : quatre heures d’attente dans la file, à patienter pour notre tour. Heureusement, l’ambiance reste conviviale : blagues, anecdotes et solidarité entre croisiéristes. Malgré la température qui chutait, la pluie, elle, a eu la politesse de rester sage.

Vers 21 h, nous montons enfin dans la navette. Champagne ? Non, encore un peu d’attente ! Une heure supplémentaire assis à l’intérieur pour obtenir le feu vert du port — parce qu’à Dublin, on ne fait pas ce qu’on veut, surtout le soir. Ajoutez une demi-heure de trajet et nous voilà enfin de retour sur le bateau à 22 h 50, épuisés mais soulagés.

Bonne surprise : la salle à manger avait exceptionnellement prolongé ses heures d’ouverture pour accueillir les retardataires affamés. Nous y avons soupé en compagnie d’une docteure, animatrice du spectacle d’hypnose et grande habituée des croisières. Elle nous confie qu’elle n’avait jamais connu une telle attente pour revenir à bord. Comme quoi, même les vétérans de la mer découvrent parfois de nouvelles mésaventures !

Moralité : quand on dit qu’à Dublin il faut s’attendre à tout… on ne plaisante pas !

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