Réveil avant le lever du soleil.
Notre mission du matin : espionner le mont Fuji au moment où il ouvre l’œil.
Une petite marche le long du lac Kawaguchiko nous récompense de nos efforts : les reflets du mont sur l’eau, les érables en feu, les couleurs d’automne qui peignent le paysage comme une carte postale vivante. Un moment suspendu… presque trop beau pour être vrai.
Après cette séance matinale de contemplation, cap sur Matsumoto.
Premier arrêt : le musée Yayoi Kusama.
À 97 ans, l’artiste continue de créer des univers complètement déjantés. Ses pois, ses couleurs et ses installations donnent l’impression que même nos rêves manquent d’imagination.
Dommage que les photos soient interdites, car chaque salle mériterait son propre souvenir.
Ensuite, visite d’une usine de miso.
Le miso est une pâte fermentée japonaise fait de soja, de sel et de céréales
La visite guidée est un régal pour les sens : parfums fermentés, cuves en bois, et un repas absolument délicieux pour clore le tout.
Le miso fabriqué ici selon des méthodes artisanales offre une saveur plus subtile, plus ronde, loin du goût plus brut du miso industriel.
Puis, direction le fameux château de Matsumoto.
Majestueux, élégant, stratégiquement construit… et d’un noir si profond qu’on comprend mieux son surnom : le corbeau.
À l’intérieur, les escaliers sont si raides qu’on se dit que les samouraïs devaient être en excellente forme pour gravir les six étages.
La journée se poursuit avec la visite d’une ferme de wasabi.
Verdoyante, paisible… jusqu’à ce qu’on croise la crème glacée au wasabi.
Oui, ça existe. Oui, on a goûté.
Et non, ce n’est pas aussi piquant qu’on le craignait.
Pour clore cette journée bien remplie, nous empruntons des routes sinueuses vers notre Okada Ryokan Warakutei.
Un nouveau festin nous attend : fondues japonaises, rires et convivialité.
Puis vient le moment tant attendu : l’onsen, ces fameux bains publics japonais.
Eaux chaudes, vapeur apaisante, ambiance zen…
Un moment parfait pour se délasser et repenser à tout ce qu’on a vu — le corps détendu, l’esprit encore un peu perché au sommet du mont Fuji.
Réflexion sur un tour en groupe. Je suis venu au Japon plusieurs fois: pour le travail et en autonome et je dois avouer que nous découvrons certaines choses avec un voyage de groupe que je n’avais pas vécu auparavant. Les deux ont leurs avantages flexibilité versus information et logistique des transports.
















