Départ du ryokan à 6 h 30 ce matin pour assister à l’encan de thon.
Ici, les spécimens sont plus petits que ceux du célèbre marché de Tokyo, mais l’ambiance reste tout aussi électrique : les négociants scrutent chaque poisson: les gestes sont précis, les murmures se croisent, les regards experts fusent…
Retour ensuite au ryokan pour un déjeuner copieux, en plusieurs services — une véritable suite logique de la soirée. Je ne voudrais pas être celui qui fera la vaisselle.
Puis départ vers Kumano Nachi Taisha.
Un autre sanctuaire où shintoïsme et bouddhisme cohabitent comme deux vieux sages qui se connaissent depuis toujours.
Le site est majestueux… mais ce qui vole la vedette, ce sont les chutes de Nachi, parmi les plus belles du Japon : une colonne d’eau de 133 mètres qui dévale la montagne dans un décor de forêt dense.
Après un arrêt pour le dîner, route vers Kumano Hongu Taisha.
Un sanctuaire plus modeste, mais chargé d’histoire, avec une atmosphère plus paisible.
À quelques pas se dresse le plus grand torii du Japon, un géant de 38,9 mètres. On se sent minuscule en passant dessous: c’est comme franchir un passage entre deux mondes.
Ces sites s’inscrivent dans le Kumano Kodō, un réseau ancestral de routes de pèlerinage empruntées depuis plus de 1 000 ans.
Marcher ici, c’est toucher à l’esprit du Japon profond, celui qui relie la nature, les croyances et l’histoire.
Puis direction le mont Kōya, où nous allons passer la nuit dans un monastère bouddhiste.
Le souper est évidemment végane et malgré quelques appréhensions, il s’avère étonnamment délicieux
Notre chambre est traditionnelle, chauffée… mais pas les couloirs.
Les voyages nocturnes vers la salle de bain commune promettent donc d’être légèrement frisquets. Disons qu’on va marcher vite, comme des pèlerins motivés.













