Lever très tôt ce matin. Pourquoi ?
Pour assister à la prière matinale des moines bouddhistes.
Une cérémonie d’environ 50 minutes durant laquelle les moines récitent des mantras en parfaite harmonie.
Même si l’on ne comprend pas la langue, la vibration nous enveloppe complètement.
On se sent transportés dans un monde de calme total.
Après la cérémonie, un moine nous partage quelques histoires dans un anglais très hésitant.
Nous en avons tiré une grande leçon :
au Japon, même dans un temple, on ne comprend pas toujours tout… et c’est parfaitement correct.
Les chambres du temple sont séparées par des fusuma, de fines portes de papier. Adieu l’intimité !
Dans la chambre voisine, les moines ont poursuivi leurs prières dès l’aube.
Une ambiance immersive, jusque dans les murs.
Après un déjeuner végan typique, nous partons visiter le Kongōbu-ji, le temple principal du mont Kōya.
Dans sa cour se dresse un arbre impressionnant : un géant ancestral, un vieux pin qui semble avoir toujours été là. Si on trouve des épines à 3 brins cela porte chance comme des trèfles à 4 feuilles.
Son tronc massif, marqué par le temps, raconte à lui seul des siècles d’histoire.
Puis direction le cimetière d’Okunoin, l’un des lieux les plus sacrés du Japon.
Un chemin bordé de milliers de stèles moussues, de lanternes anciennes et d’arbres gigantesques.
Marcher ici, c’est entrer dans un autre monde : silencieux, mystique, et profondément bouleversant. J’ai été impressionné par ce cimetière, un lieu avec autant d’histoire.
Après le dîner à Nara, nous nous dirigeons vers le temple Tōdai-ji et son célèbre Grand Bouddha.
Les daims nous accueillent, bien conscients que nous finirons par leur acheter des shika senbei, ces biscuits conçus spécialement pour eux.
Johanne se fait rapidement envahir par ces charmants opportunistes.
Puis visite du temple et du grand Bouddha impressionnant.
Même à ma troisième visite, je suis encore émerveillé.
Finalement, après l’hôtel, on se dirige vers une brasserie japonaise. Boisson et nourriture à volonté: yakitori, vin japonais et du rire avec nos compagnons voyageurs. Une bonne façon pour bien finir la soirée. J’avais envisager aller à la célèbre rue Dotonbori, mais ce n’est que partie remise.












