Ce matin, aucune urgence : nous ne retrouvons JJ qu’à midi. Nous devions initialement le rejoindre directement à Osaka, mais un changement de dernière minute l’amène plutôt à venir nous chercher à Kyōto. La rencontre se fera donc tranquillement à l’hôtel.
En attendant midi, nous allons faire un tour chez Don Quijote, un magasin qui représente à lui seul une partie de l’âme excentrique du Japon : un labyrinthe d’objets allant de l’essentiel au totalement farfelu.
Des étages étroits, des allées parfois sinueuses, et surtout ces publicités japonaises tonitruantes qui résonnent sans cesse. Un chaos parfaitement ordonné… et étrangement fascinant.
Nous poursuivons ensuite par une balade dans la gare de Kyōto, un lieu qu’on croit connaître, mais qui révèle toujours de nouveaux coins : terrasses cachées, couloirs futuristes, ou encore de petites boutiques qu’on n’avait jamais remarquées. Cette gare est presque une ville en soi.
À midi, nous retrouvons JJ et prenons le train vers Osaka.
Première étape : les vitrines du grand magasin Hankyu. Avec les décorations saisonnières dans ce cas ci Noël, les montagnes rappellant le temps des fêtes et l’éclairage impeccablement étudié, l’ensemble ressemble à un spectacle visuel où la foule fait partie du décor.
Puis direction Shinsekai, un quartier rétro, énergique, un peu bruyant et toujours animé. Entre les lanternes, les enseignes multicolores et les odeurs de cuisine de rue, nos yeux ne savent plus où regarder. Chaque coin de rue semble raconter une histoire différente.
Nous poursuivons vers Dōtonbori, le cœur vibrant d’Osaka. Encore une fois, foule et lumières s’entremêlent pour créer une ambiance électrique.
Les enseignes géantes, les écrans lumineux, la rivière, les restaurants qui débordent sur la rue… tout ici est exagéré, vivant, presque théâtral.
C’est là que je goûte enfin au takoyaki : de petites boulettes de pâte crousti-fondantes, renfermant un morceau de pieuvre. Un classique de la cuisine d’Osaka. Il faut bien vivre l’expérience jusqu’au bout et c’est étonnamment correct, un goût à développer !
Après le souper et les chaleureux au revoir à JJ, nous retournons à Kyōto pour notre dernière nuit dans cette ville qui nous a tant charmés.













