Partie 19: Hakone: Visite plus en profondeur

Après un petit-déjeuner rapide (disons c’est un euphémisme), nous avons ressorti notre Hakone Free Pass et pris la direction d’Owakudani. À notre arrivée, le mont était cependant enveloppé dans un épais manteau de nuages, dissimulant son sommet.

Malgré cela, l’expérience d’Owakudani n’a pas manqué de surprises. Nous avons goûté aux célèbres œufs noirs cuits dans les eaux volcaniques riches en soufre. Selon la légende locale, manger un de ces œufs prolongerait votre vie de sept ans.

Après cette pause culinaire volcanique, nous sommes repartis en direction de Gora pour visiter le parc du même nom, Gora Park. Ce jardin, à la française, est serein avec ses fontaines, ses serre
s tropicales, et ses parterres de fleurs soigneusement entretenus. Nous avons profité de cet endroit pour prendre un thé dans une maison de thé.

Notre prochaine destination était le Musée en plein air de Hakone (Open-Air Museum), un des musées les plus originaux du Japon. Les œuvres d’art contemporaines sont magnifiquement exposées dans le vaste paysage naturel, créant une harmonie parfaite entre l’art et la nature.

De retour à Owakudani pour une pause café, la magie a opéré : les nuages qui dissimulaient le mont Fuji ont soudainement commencé à se dissiper, révélant enfin son sommet. Un moment tant attendu qui valait bien l’attente.

Nous sommes finalement retournés à Odawara (lieu de départ) pour clore cette belle journée. En arrivant devant le château d’Odawara, nous avons découvert des milliers de lanternes illuminées, fabriquées par des enfants du primaire. Un spectacle unique pour la fête des lanternes.

Partie 18: Odawara et Hakone: Une promenade avec une multitude de transport

Aujourd’hui, nous avons quitté Osaka en Shinkansen en direction d’Odawara. À notre arrivée à la gare d’Odawara, nous avons acheté le Hakone Free Pass, un billet qui nous permet sur une période de 2 jours de voyager librement sur tous les moyens de transport de la région de Hakone.

Notre premier trajet fut en train à travers les montagnes, offrant une vue splendide sur les collines verdoyantes et les petites vallées. Ensuite, nous avons embarqué dans un cable car, qui nous a lentement hissés plus haut.

Arrivés à la station de téléphérique, nous étions tous impatients d’avoir un aperçu du mont Fuji. La météo était quelque peu capricieuse : le mont Fuji jouait à cache-cache avec nous, apparaissant et disparaissant derrière les nuages au gré du vent.

Après avoir redescendu en téléphérique, nous sommes arrivés au lac Ashi. De là, nous attendait une croisière sur un bateau pirate. Nous avons navigué paisiblement sur le lac, profitant de l’air frais et des paysages sereins de Hakone. Nous avons vu le haut du mont Fuji en arrivant de l’autre côté.

Pour le retour, nous avons pris un bus dans des routes sinueuses, puis un train pour boucler cette journée riche en transport.
Pour terminer la journée, mous avons crus à une manifestation à Odawara, il s’agissait de la fête des lanternes. Un événement unique dont nous n’en avons pas saisi le sens.

Partie 17: Osaka, il y a vraiment du monde

Notre ami Yagyu est venu nous rejoindre à l’hôtel pour être notre guide de la journée. Nous avons commencé par l’un des monuments les plus emblématiques d’Osaka : le château d’Osaka. Construit à l’origine au XVIe siècle, cet imposant édifice a traversé plusieurs périodes de destruction et de reconstruction. Aujourd’hui, il se dresse fièrement au cœur de la ville.

Nous avons pris le temps de visiter l’intérieur, transformé en musée. Depuis l’observatoire au sommet, la vue panoramique sur Osaka est exceptionnelle.

Après cette immersion dans le passé, nous nous sommes dirigés vers la vibrante et animée rue Dotonbori, véritable cœur battant d’Osaka. Ce quartier est un véritable spectacle, avec ses enseignes lumineuses, ses gigantesques panneaux publicitaires animés et ses rues bondées. Ce fut un véritable bain de foule. Nous avons flâné le long du canal. L’ambiance est électrique : tous nos sens sont sollicités à l’extrême.

Ensuite, nous avons décidé de prendre un peu de hauteur en montant au sommet de l’Umeda Sky Building. Cette structure futuriste offre une vue imprenable sur la ville. Au sommet, on peut marcher en plein air tout en contemplant Osaka à 360 degrés.

Pour clore cette journée bien remplie, Yagyu nous a emmenés dans un petit restaurant habituellement fermé le dimanche. Nous étions les seuls clients. Il s’agissait d’un dîner omakase, où le chef choisit chaque plat pour les convives. Pas de menu, seulement des surprises. Ce type de repas est une véritable expérience culinaire au Japon, et nous n’avons pas été déçus. Des ingrédients de qualité, une présentation impeccable : encore une fois, une symphonie pour les yeux et les papilles.

Osaka nous a dévoilé ses multiples visages, à la fois historique, moderne et résolument tourné vers la gastronomie. Une ville où tradition et innovation se côtoient à chaque coin de rue, et où l’on peut savourer l’essence du Japon dans toute sa diversité,

Anecdotes: La femme de Wagyu a demandé où se trouvait le jus de prunes acheté à Kyoto. Il l’avait amené pour le souper de la soirée pour boire avec nous.

Partie 16: Nara, à la recherche des cerfs

Nous avons pris le train tôt le matin pour une excursion à Nara. En arrivant, nous nous sommes dirigés vers le parc en traversant la ville. Nous en avons profité pour nous approcher des célèbres cerfs de Nara. Ces animaux, qui se promènent librement, sont très sociables avec les visiteurs. Nous leur avons même acheté des biscuits spéciaux, les shika senbei.

Le premier temple que nous avons visité, le Tōdai-ji, abrite le plus grand bâtiment en bois du monde, ainsi que l’une des plus grandes statues de Bouddha, qui domine l’intérieur du temple. Sa hauteur de 15 mètres impose le respect, et bien qu’il y ait eu une horde de touristes, l’endroit reste impressionnant.

Après cette première visite, nous avons poursuivi notre journée en nous rendant au Kasuga-taisha, un autre site emblématique de Nara. Ce sanctuaire shinto est célèbre pour ses milliers de lanternes en pierre et en bronze qui bordent les chemins menant au sanctuaire. Un mariage y avait lieu, et assister à une telle cérémonie est toujours un moment spécial. Nous avons également apprécié nous promener à travers les lanternes, un décor apaisant et presque hors du temps.

Nous sommes ensuite revenus à Osaka, un trajet d’une heure en train. La gare d’Osaka est si vaste qu’il est facile de s’y perdre, mais heureusement, grâce à un bon travail d’équipe, nous avons réussi à retourner à l’hôtel sans trop de détours.

Partie 15: Vers Osaka

Ce matin, nous avons quitté Okayama en Shinkansen, laissant derrière nous les jardins paisibles. Après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous avons pris la direction du marché Kuromon Ichiba, le marché central d’Osaka. Dès que nous avons franchi les portes, une explosion de couleurs et de parfums nous a envahis. Ce marché couvert regorge de comptoirs de poissons, fruits de mer, légumes – il y en a pour tous les goûts. J’ai bien aimé cette visite, un marché typique avec des surprises à chaque kiosque.

Ensuite, nous avons visité le musée Shimano, mondialement connu pour ses composants de vélo. Ce musée nous a permis de découvrir l’évolution de la technologie des vélos à travers le temps. Nous avons pu admirer d’anciens modèles de vélos ainsi que des modèles plus modernes. C’était intéressant de constater que les vélos utilisés présentement ressemblent à ceux du passé. Un incontournable pour les amateurs de cyclisme.

Puis, nous avons fait un arrêt au Knife Museum, qui est en réalité davantage une boutique qu’un musée. J’ai adoré découvrir tous les couteaux disponibles, témoignant du savoir-faire artisanal japonais et justifiant le prix des couteaux japonais.

Changement de décor par la ensuite : direction Americanamura, l’un des quartiers les plus excentriques d’Osaka. Ce coin de la ville est un véritable hommage à la culture populaire américaine. Un environnement éclectique qui séduit particulièrement les jeunes, et un quartier vibrant de créativité et de modernité.

Pour clore la journée en beauté, nous nous sommes rendus au TeamLab Botanical Garden. Une exposition extérieure qui se passe au crépuscule dans le jardin botanique. Lumière et son se marient harmonieusement avec l’environnement naturel pour éveiller tous nos sens. Une expérience unique qui nous a permis de suspendre le temps, offrant une conclusion magique à notre journée.

Un voyage au Japon demande une certaine organisation. Il peut parfois être difficile de s’orienter : choisir la bonne voie de train, se déplacer dans les gares, ou encore comprendre le fonctionnement des cartes de prépaiement.

Nous avons opté pour la carte Suica, que l’on peut obtenir dès l’aéroport. Elle est très pratique, voire indispensable, pour se déplacer au Japon. Utilisable dans les métros, trains et bus, on y charge un certain montant que l’on dépense ensuite facilement. C’est un outil incontournable pour voyager au Japon. Il est important de noter qu’on ne peut ajouter du crédit qu’en espèces. Nous avons utilisé les magasins 7-Eleven pour le faire.

Partie 14: De Fukuyama à Okayama : Hors des sentiers battus

Nous avons quitté Fukuyama de bon matin et pris un train local en direction de Kurashiki, une ville réputée pour son quartier historique et ses canaux pittoresques. À la sortie de la gare, nous nous sommes dirigés à pied vers le quartier de Bikan, situé à une dizaine de minutes de marche. À notre arrivée, nous avons été surpris par la beauté et la sérénité du lieu.

Nous avons profité de cette balade pour flâner le long des canaux, nous arrêtant de temps à autre pour photographier les ponts en pierre et admirer les saules pleureurs. Nous souhaitions faire une balade en bateau sur le canal, mais toutes les places étaient complètes jusqu’à 13h30 (il n’était que 10h10).

Après avoir pris le temps d’explorer Kurashiki, nous avons repris la route, direction Okayama, située à seulement 15 minutes de train. Okayama est célèbre pour deux joyaux culturels : son château, surnommé le Château du Corbeau en raison de sa façade noire imposante, et son jardin Korakuen, l’un des trois plus beaux jardins paysagers du Japon, semble-t-il.

À notre arrivée, nous avons choisi de commencer par le jardin Korakuen. Créé au XVIIe siècle pour le plaisir du seigneur local, ce jardin est un exemple parfait de l’esthétique japonaise.

Après cette promenade reposante, nous avons traversé la rivière qui sépare le jardin du Château d’Okayama. Nous avons exploré les différentes salles du château, découvrant son histoire mouvementée, ses rénovations et sa transformation en musée.

Encore une journée bien remplie !

Partie 13: la Shimanami Kaido à vélo

Nous avons pris le Shinkansen depuis Hiroshima en direction de Fukuyama, un trajet rapide et confortable. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel (l’enregistrement ne se fait qu’à l’heure spécifié par l’hôtel, pas avant, mais il conserve les bagages). De là, nous avons pris un train local pour atteindre Onomichi. Après un rapide passage par la gare, nous nous sommes dirigés vers un magasin de location de vélos, impatients de commencer notre périple sur la Shimanami Kaido, une piste cyclable unique qui relie plusieurs îles de la mer intérieure, sur une distance d’environ 70 km.

La Shimanami Kaido est bien plus qu’une simple piste cyclable. C’est une véritable expérience de voyage, une piste qui traverse six îles en reliant Onomichi à Imabari. Le chemin emprunte des ponts majestueux, longe des plages paisibles et passe par des villages pittoresques où le temps semble s’être arrêté.

Nous avons commencé notre parcours depuis Onomichi, traversant d’abord un court tronçon en traversier pour rejoindre la première île, Mukaishima. La piste est bien balisée, nous suivons la ligne bleue, c’est presque impossible de se tromper. Cependant, gardez la carte dans votre poche arrière au cas ou vous voudriez improviser.

Notre itinéraire du jour ne couvrait pas l’intégralité des 70 km, mais nous avions prévu de pédaler jusqu’à Ikuchijima, une des îles centrales de la Shimanami Kaido. Nous avons fait un peu plus de 70 km (aller-retour), la route a été ponctuée de plusieurs arrêts photos et quelques arrêts averses.

De retour à Onomichi, nous avons rendu nos vélos, un peu fatigués mais très satisfaits de notre journée.

Notre journée s’est achevée dans un petit restaurant local à Fukuyama, où nous avons goûté au Okonomiyaki, un genre d’omelette japonaise sur lequel nous pouvons mettre un peu ce que l’on veut (d’ou le nom okonomi ( « ce que vous voulez ») et yaki (« grillé »)). On nous avait averti que le temps de préparation était assez long, on peut vous le confirmer.

Partie 12: Hiroshima: Un retour dans l’histoire

En cette journée nuageuse, notre visite a débuté par une visite au Parc du Mémorial de la Paix, situé en plein cœur de Hiroshima. Le Musée du Mémorial de la Paix est une visite incontournable. Les expositions sont poignantes retraçant les événements du jour fatidique et des répercussions sur la ville et ses habitants. Le Dôme de la Bombe Atomique attire notre attention.

Après cette matinée intense et la pluie incessante, nous avons pris le temps de traverser la ville pour rejoindre le Hiroshima-jō, le château de Hiroshima. Ce bâtiment, construit au XVIe siècle, fut entièrement détruit par la bombe atomique et reconstruit en 1958. Depuis le dernier étage, une vue panoramique sur la ville nous a offert un autre regard sur Hiroshima..

Pour terminer cette journée, nous nous sommes dirigés vers le Jardin Shukkei-en, un havre de paix niché au cœur de la ville. En franchissant la porte d’entrée, nous avons immédiatement ressenti une sérénité apaisante. Des sentiers sinueux bordés de pierres, des ponts arqués en bois et des îlots verdoyants ponctuent ce jardin.

Une journée à Hiroshima est suffisante. Le parc de la paix est un lieu de recueillement fait avec une grande touche de sensibilité.

Partie 11: De Miyajima à Hiroshima : un voyage dans le temps

Nous nous sommes réveillés dans l’atmosphère paisible de Miyajima. Après un passage au dépanneur local Lawson pour notre café matinal, nous avons profité de ce rare moment de tranquillité sur l’île. Presque seuls, nous avons savouré cette sérénité, sachant que l’accalmie serait de courte durée. Les traversiers ne tarderaient pas à débarquer des flots de visiteurs éphémères.

Nos pas nous ont menés au temple Senjokaku, surnommé le Pavillon aux 1000 tatamis. Nous avons pris le temps de découvrir cet immense pavillon en bois, impressionnés par sa simplicité et l’atmosphère de calme qui y régnait. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le sanctuaire d’Itsukushima, ce temple majestueux sur pilotis qui est un symbole de la spiritualité japonaise. Nous avons arpenté ses galeries de bois, nous imprégnant de la quiétude matinale du lieu.

Après avoir dit au revoir à Miyajima, nous avons pris le traversier qui relie l’île au continent. À la gare de Miyajimaguchi, nous avons opté pour le train électrique local. Situé tout près de la zone de débarquement, c’était certes le moyen le plus lent pour rejoindre Hiroshima, avec ses 31 arrêts, mais il offrait un aperçu des quartiers plus résidentiels de la région.

Notre première escale à Hiroshima nous a plongés dans un univers bien différent : le musée Mazda. Hiroshima est aussi le berceau d’un géant de l’industrie automobile japonaise. Fondée en 1920, Mazda a traversé les époques, devenant l’un des fleurons technologiques du pays.

Le musée, situé au cœur de l’usine, est un véritable voyage à travers le temps. Nous avons eu l’occasion d’assister à une visite guidée, où nous avons découvert l’histoire de la marque et son savoir-faire unique. Voir de près les chaînes de production en activité a été une expérience fascinante, témoignant de la précision et de l’innovation qui caractérisent l’industrie automobile japonaise.

Après cette immersion dans le monde de l’industrie, nous avons fait un arrêt pour le moins surprenant : une visite chez Costco, à Hiroshima. Oui, vous avez bien lu ! Pourquoi ? Par simple curiosité. La version japonaise est presque identique à celle du Québec, mais avec une affluence beaucoup plus réduite. Nous avons retrouvé la même disposition des rayons, les mêmes emballages gigantesques, et bien sûr, le célèbre hot-dog à la sortie.

Ce fut un moment amusant, qui nous a fait réaliser à quel point certaines habitudes de consommation transcendent les cultures. Une touche de familiarité au milieu de notre exploration japonaise.

Partie 10: Cap sur Miyajima

Ce matin, le ciel était clair, annonçant une journée parfaite pour prendre la route vers une nouvelle destination : l’île de Miyajima. Après un petit-déjeuner matinal à Kyoto, nous avons pris le Shinkansen en direction de Hiroshima. En un peu plus d’une heure et demie, nous voilà arrivés à la gare d’Hiroshima, où un train local nous a conduits pour le trajet final vers Miyajimaguchi. De là, nous avons pris le traversier qui nous a transportés jusqu’à l’île de Miyajima.

Direction le torii flottant. Rouge vermillon, il semble se fondre dans le paysage. À marée haute, le torii paraît flotter majestueusement, et à marée basse, il se dresse fièrement sur le sable, laissant les visiteurs s’approcher au plus près de ses imposantes fondations.

Mais Miyajima ne se limite pas à son torii iconique. Derrière le sanctuaire se dresse le mont Misen, culminant à 535 mètres, et offrant un panorama spectaculaire sur l’île et la mer intérieure. Pour s’y rendre, deux choix s’offrent aux visiteurs : une randonnée de quelques heures ou un trajet en téléphérique. Nous avons opté pour la deuxième option, curieux de découvrir la vue depuis les hauteurs.

De retour en bas, nous avons pris le temps de flâner dans le village de Miyajima. Les rues étroites, bordées de boutiques traditionnelles, invitent à la découverte. Ici, l’ambiance est différente de celle des grandes villes japonaises. Les cerfs se promènent librement, symboles de la nature sacrée de l’île.

Nous avons exploré les ruelles en dégustant quelques-unes des spécialités locales. Impossible de résister à un momiji manju, ce petit gâteau en forme de feuille d’érable, fourré à la pâte de haricot rouge.

À la fin de la journée, le défi est de taille : trouver un restaurant ouvert. À la tombée de la nuit, l’île s’endort dans un calme presque déconcertant, en contraste frappant avec l’effervescence des grandes villes que nous venons de visiter.