Partie 16 : Escale au Havre, France (Encore une heure envolée)

Dernière escale : Le Havre. Encore une heure en moins de sommeil. Si ça continue, on va finir par déjeuner au milieu de la nuit!

À peine le navire accosté, nous sommes déjà sur le quai. Il est 7h20 et, bien sûr, les navettes ne commencent qu’à 9h00. Pas question d’attendre, marche rapide direction la gare.

Arrivés à Rouen, nous attaquons la ville comme des sprinters. Première constatation : Jeanne d’Arc est partout. On dirait qu’elle a signé chaque rue, chaque église, chaque vitrine de souvenir.

Les maisons à colombages, avec leurs façades qui penchent donnent un charme fou à la ville. On visite la cathédrale, puis on se laisse appeler par les petites ruelles pavées qui semblent toutes avoir une histoire à raconter. On court d’un monument à l’autre: pas de temps à perdre, on se reposera à la maison.

En après-midi, cap sur Le Havre. C’est là qu’on découvre la poésie des trains français : un mélange subtil de horaires aléatoires et de places à réserver ou pas, on ne sait jamais vraiment.

Retour ensuite au Havre, et là changement radical de décor. Après les poutres médiévales et les clochers gothiques de Rouen, place au béton signé Auguste Perret. Ici, tout respire la reconstruction d’après-guerre : des lignes droites, des façades qui s’alignent, et une architecture moderne qui a valu à la ville son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’église Saint-Joseph, par exemple, ressemble de loin à un phare en béton. À l’intérieur, ses vitraux colorés transforment la lumière en un kaléidoscope géant.

La météo, complice de notre fatigue, décide d’ajouter une nouvelle épreuve : la pluie. Ceci ralentit quelque peu nos ardeurs.

Finalement, retour au navire, quelque peu trempés, fatigués mais victorieux. La récompense ? Un dernier souper bien mérité et un spectacle d’acrobates dont la souplesse nous rappelle que, malgré nos 25 km de marche, on est loin d’atteindre leur niveau.

Au final, ce voyage aura été long, riche et parfois épuisant, mais surtout il nous a donné un avant-goût de tant d’endroits fascinants. Comme un menu dégustation : délicieux, mais qui ouvre surtout l’appétit pour revenir en déguster davantage.

Partie 5 : En France (avec une autre heure d’avance)

Aujourd’hui, escale à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le dépaysement est immédiat : tout rappelle la France. L’accent chantant, les plaques d’immatriculation, les petits cafés… et bien sûr, cette bonne vieille habitude française de fermer boutique entre midi et 14 h. (Le touriste pressé, lui, n’a qu’à patienter).

Nous avons pris la première navette vers l’île et, dès l’arrivée, l’office de tourisme nous a chaleureusement accueillis… avec un drapeau de la France en souvenir. Pas de doute : ici, on est bien en territoire français !

Après une marche du côté des Salines, avec ses petites bâtisses colorées qui donnent envie de sortir les pinceaux, nous avons embarqué pour l’Île aux Marins. Une île historique, parsemée de petites maisons de toutes les couleurs et remplie d’anecdotes du passé. On se serait cru dans un décor de carte postale… version “histoire vivante” ou une version française du film « La Grande séduction ».

De retour à Saint-Pierre, nous avons poursuivi la balade, avec une vue splendide depuis un belvédère sur cette ville d’environ 5 000 habitants. Petite ville, mais grand charme.

Puis retour au bateau : au programme, un spectacle de magie par un Français basé à Las Vegas, suivi d’un souper dans un bistrot français, l’un des restaurants de prestige du navire. On a terminé la journée avec l’estomac bien rempli et la tête pleine d’images… comme si on avait fait un aller-retour en Europe !