Partie 10 : Escale à Reykjavik, Islande

Aujourd’hui, c’est une escale express : arrivée à 7 h, départ à 15 h (traduction version navire : 14 h 30, juste pour tester les retardataires et voir qui aime courir).

Les excursions offertes par le bateau sont certes tentantes… mais leurs prix handicaperait lourdement la marge de crédit. Nous préférons donc nous débrouiller seuls, façon « voyageurs débrouillards ».

Heureusement, Johanne avait préparé un itinéraire maison — efficace, économique et garanti sans attrape-touristes. Comme la première navette ne part qu’à 8 h et que le centre-ville n’est qu’à 4 km, nous décidons de marcher. Après tout, ça compense (un peu) les excès de buffets.

Premier arrêt : une maison construite uniquement avec des matériaux recyclés. Oui, oui, vous avez bien lu : tout est récupéré, réassemblé, et… ça tient debout ! On dit même qu’un homme y habite. Nous n’avons pas osé frapper, de peur que la maison s’écroule en cascade façon Lego.

Deuxième arrêt : Sun Voyager, cette grande sculpture qui ressemble… soit à un squelette de poisson géant, soit à un bateau viking minimaliste. Les avis divergent, et vu la tête des autres visiteurs, nous n’étions pas les seuls à hésiter.

Ensuite, cap sur la rue Laugavegur, l’artère principale du magasinage. Problème : il est encore trop tôt, toutes les boutiques dorment. Bonne nouvelle : nos cartes de crédit aussi.

Le clou de la visite, c’est évidemment l’église Hallgrímskirkja, cette tour futuriste qui domine Reykjavik. Pas de chance : une messe avait lieu et l’église était fermée de 10 h 30 à 12 h 30. Nous en avons profité pour flâner dans les rues, admirer les maisons colorées… et surtout nous faire décoiffer par le fameux vent islandais. Le thermomètre indiquait 10 °C, mais avec le facteur vent, on se serait crus en plein hiver québécois sans nos tuques ni nos mitaines.

Nous terminons par la visite du Harpa, le prestigieux centre de concerts et de conférences, reconnaissable à sa façade spectaculaire composée de milliers de vitres hexagonales. Un chef-d’œuvre architectural qui brille même sous ciel gris.

Retour ensuite au navire, cette fois en navette (on a choisi la sagesse plutôt que les courbatures). Et pour clore la journée : souper et spectacle… acrobatique, qui a finalement été remplacé par un spectacle d’hypnose. Est-ce vraiment à cause du mauvais temps (la tempête nous ayant rattrapés), ou le directeur de croisière s’est-il fait hypnotiser par l’artiste pour lui céder la scène ? Mystère…