Partie 14: Un dernier clin d’oeil

Notre dernière journée aux Açores s’est levée sous un soleil radieux, comme pour nous offrir un dernier clin d’œil avant le retour. Nous voulons savourer ces dernières heures dans les rues de Ponta Delgada, de flâner et de s’imprégner encore un peu de l’ambiance azoréenne.

Nous débutons la journée avec une touche de culture en visitant le Sacred Art Center, un lieu paisible et élégant, niché dans une ancienne église. L’endroit dégage une sérénité presque méditative, une belle découverte.

Nous enchaînons avec le Museu Carlos Machado, un autre arrêt incontournable pour mieux saisir l’histoire et les traditions de São Miguel. Les expositions d’histoire naturelle, bien que quelque peu entassées, n’en restent pas moins fascinantes.

L’heure du midi arrive, et avec elle la question toujours cruciale du choix du restaurant. Après quelques hésitations, nous optons pour le Louvre Michaelense, et quelle belle surprise ! L’endroit est charmant, l’ambiance détendue, et le repas à la hauteur : lasagne généreuse et salade de chou-fleur rafraîchissante. Simple, savoureux, parfait.

Sur le chemin du retour à l’hôtel, nous faisons un arrêt obligé dans une boulangerie pour déguster une ultime pastel de nata, cette petite tartelette feuilletée qui nous aura conquis dès la première bouchée. Un vrai rituel d’au revoir.

Le transport vers l’aéroport arrive, ponctuel, marquant la fin de ce beau périple. Direction Montréal, la tête pleine de souvenirs.

Ces vacances (oui, oui des vacances) aux Açores auront été merveilleusement équilibrées avec des amis de longue date : entre repos (à peine), découvertes (plusieurs), paysages à couper le souffle (à chaque jour), traditions locales, randonnées et gastronomie (tout àa fait). Chaque journée a apporté sa dose de nouveauté. Un voyage riche, apaisant, dépaysant, dont on revient le cœur un peu plus léger et l’esprit bien rempli.

Partie 13: Retour à Ponta Delgada

Le matin se lève sur l’île de Pico dans une ambiance maussade. Le vent souffle, la pluie tambourine sur les vitres et les nuages s’accrochent aux montagnes. On plie bagage un peu à contrecœur mais content de ce que l’île de Pico nous a fait découvrir.

À notre grande surprise, en posant le pied à Ponta Delgada, le soleil est au rendez-vous. Grand ciel bleu, chaleur solaire : la météo semble vouloir nous offrir une belle fin de voyage. Un taxi nous conduit à l’hôtel, mais notre chambre n’est pas encore prête. Nous partons à pied vers le restaurant portugais A Tasca, réputé pour son ambiance et sa cuisine.

Nous arrivons à l’ouverture, ce qui est une chance, car le restaurant se remplit très rapidement. Le menu du jour nous est présenté avec enthousiasme. Josée opte pour le poisson, pendant que le reste de la troupe choisit le bœuf. L’ambiance est vivante, presque électrique, et le repas, bien qu’agréable, ne restera pas gravé dans nos mémoires peut-être simplement une erreur dans nos choix.

Nous poursuivons la journée en explorant Ponta Delgada un peu au hasard, appareil photo à la main. Magasins de souvenirs, petites rues charmantes, et même une halte improvisée chez un concessionnaire BYD (constructeur chinois d’auto électrique) pour nourrir notre curiosité automobile. Sur le chemin du retour, nous traversons un parc déjà visité, toujours agréable à parcourir.

Et puis, le moment tant attendu : on goûte enfin à une spécialité portugaise qu’on n’avait pas encore testée (sauf par Josée qui nous le rapelle) le célèbre pastel de nata. Croustillant, crémeux, sucré juste ce qu’il faut, un pur délice.

De retour à l’hôtel, notre chambre est prête et quelle chambre ! Spacieuse, élégante, bien au-dessus de nos attentes. Peut-être un petit geste de Wingbuddy, pour nous remercier de la capsule vidéo prévue. En tout cas, on savoure ce confort.

Pour notre dernier souper, nous avions envie de finir en beauté. Direction Buongiorno Cucina e Mercato, un restaurant italien repéré plus tôt dans le séjour et devenu notre coup de cœur. Trente minutes de marche par une température idéale, et nous voilà de retour dans ce lieu chaleureux. Le serveur nous reconnaît, souriant, et nous recommande les pâtes carbonara. Une suggestion parfaite. Les saveurs, l’ambiance, l’accueil : tout est au rendez-vous pour conclure notre aventure en beauté.

Demain, ce sera le moment de plier bagage une dernière fois, mais ce soir, on se laisse porter par le souvenir des paysages, des découvertes, des rires et de ces petits moments parfois inattendus qui font toute la richesse d’un voyage.

Partie 12: Vins et volcans

Pour notre dernière journée complète sur l’île de Pico, la météo nous a été coopérative. Le Mont Pico, fidèle à sa réputation, joue encore à cache-cache avec les nuages. Un spectacle auquel on ne se lasse jamais d’assister.

Nous sommes partis à l’aventure et avons emprunté la route qui longe les pentes du volcan, ralentissant à chaque tournant pour capturer une nouvelle photo. Voir cette montagne emblématique de plus près nous révèle toute sa grandeur.

Après une descente sur une route sinueuse, nous faisons halte au Volcanoes’ House, un musée interactif sur l’histoire volcanique des Açores (5 €). Le simulateur de secousses sismiques nous rappelle que sous cette beauté tranquille, la terre vit toujours. Une visite à la fois éducative et intéressante.

Juste à côté, on découvre un petit musée du vin. En longeant le village, nous profitons d’une promenade tranquille le long du rivage le contraste entre le noir des roches, le bleu de la mer est saisissant.

Puis, direction Azores Wine Company pour une dégustation dans un cadre à couper le souffle. Assis devant les vignes encadrées de murets des pierre volcaniques.

Avant de rentrer, nous faisons un arrêt au Museu dos Baleeiros (2 €), un lieu qui retrace l’histoire de la chasse à la baleine dans l’archipel et de sa transformation. Yvan a pris un audio guide ce qui fut une excellente idée (2 €).

Le soir venu, nous avions repéré quelques restaurants pour clore la journée; mais soit les portes étaient closes, soit l’ambiance ne nous inspirait pas confiance. Alors, retour au chalet pour un bon spaghetti avec un vin local pour clore notre voyage à Pico avec des souvenirs pleins la tête.

Partie 11: Pico nous dévoile d’autres secrets.

Aujourd’hui, nous avions prévu une excursion vers Velas, sur l’île de São Jorge. Mais parfois, les meilleurs choix sont ceux de dernière minute : nous avons décidé de rester sur Pico.

On prend la route, direction le Miradouro do Corre Água. Là-bas, le Mont Pico, fidèle à lui-même, joue à cache-cache derrière les nuages. Il se dévoile par fragments, afin de ne pas se dévoiler dans son ensemble. Notre défi, prendre une photo pendant qu’il se dévoile.

Notre prochain arrêt : Lagoa do Caiado, ce fameux lac qu’on n’avait jusque-là aperçu qu’à travers la brume. Cette fois, les nuages nous laissent un peu de répit. Non seulement on profite d’une belle vue dégagée sur le lac, mais on découvre aussi les éoliennes qui s’élèvent doucement dans le paysage.

L’envie d’explorer continue de nous pousser, alors Johanne et moi décidons de partir à la découverte du Lagoa do Cabeço dos Grotões. Il n’y a pas de sentier officiel… mais ça ne nous arrête pas. On improvise un chemin, on grimpe à travers les herbes hautes et les buissons, en suivant notre instinct. Et au sommet, la récompense : un lac d’un vert profond, niché là-haut comme un secret bien gardé.

Après toutes ces émotions (et un peu d’escalade), il est temps de casser la croûte à Lajes. Un petit arrêt simple mais bien mérité, avant de reprendre la route en direction de la zone viticole, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ici, les vignes sont protégées par des murets de pierres volcaniques, formant un courte-pointe noir sur fond de verdure.

La journée se termine en beauté. De retour à Sao Roque (près de notre chalet), on retourne manger un pita au restaurant Tasquinha Requinte, une suggestion d’Yvan qu’on ne regrette pas une seconde. Le repas est sublime, plein de saveurs simples mais parfaitement exécutées.

Encore une fois, Pico nous a montré qu’il fallait lui laisser le temps, lui donner la chance de se dévoiler.

Partie 10: Entre nuages et pluie

Aujourd’hui, cap sur une autre île de l’archipel: Faial, la voisine immédiate de Pico. Juste un bras de mer à traverser en traversier. Le ciel, lui, n’était pas certain de vouloir nous accueillir. Nous sommes aux Açores, où la météo est une surprise permanente.

Nous débarquons à Horta, la petite capitale de Faial, sous une pluie fine. Elle s’efface parfois, revient souvent. Un vrai jeu de cache-cache. Après un repas dans un petit restaurant chaleureux pour le dîner, nous nous dirigeons ensuite vers le musée de Horta… qui observe une pause entre 13h et 14h. Alors on regarde le ciel (toujours incertain), et on envisage une montée vers le Monte da Guia, promontoire naturel qui offre, paraît-il, une vue splendide sur la ville et la baie.

Mais la pluie revient à la charge, plus drue cette fois. On change nos plans; direction le musée, une fois les portes rouvertes. Et quelle bonne surprise ! On y découvre une variété de sujets intéressants. Par la suite, on erre dans la ville à la recherche des petits trésors cachés.

En fin d’après-midi, on reprend le traversier vers Madalena, sur Pico. Et là, comme pour clore cette journée avec un brin de poésie, le mont Pico se dévoile lentement. Son sommet est coiffé de nuages ouattés , comme un chapeau de brume flottant. La lumière dorée du soir joue avec les contours du volcan, et le spectacle est magique.

Partie 9: Exploration de l’île de Pico

Aujourd’hui, cap sur la route. Une journée sans programme rigide, juste l’envie de se laisser porter par les paysages de l’île de Pico, d’en suivre les courbes et les caprices

Premier arrêt : Lagoa do Caiado, perchée sur les hauteurs de l’île. Une décision au hasard de la route. À notre arrivée, un épais brouillard semble vouloir nous tenir à distance. Impossible de voir le lac, à notre grande déception.

Mais on commence à connaître le tempérament de Pico. Alors on attend. On marche un peu. Et puis, comme un rideau qu’y s’ouvre, le brouillard se lève quelques instants, le temps de quelques clichés.

On reprend la route vers le sud pour une pause à Lajes, un village tranquille posé entre mer et montagnes. On marche sur le quai, visite la piscine naturelle. Des gens partent pour une excursion d’observation de baleines.

Puis direction l’extrémité est de l’île, jusqu’au phare, une ballade parsemée d’arrêt. Le phare marque la fin de la route et le début de l’horizon. Le vent souffle, les vagues frappent les rochers noirs, et l’on se sent minuscules. Il n’y a peu de gens ici. Juste la mer, le ciel et le son régulier du vent.

Pour au retour, on remonte tranquillement la côte nord, ponctuée de points de vue à chaque détour. On s’arrête souvent.

La route serpente, grimpe, descend. Parfois bordée de murs de pierre, parfois ouverte sur l’océan. Chaque virage est une promesse de surprise.

Aujourd’hui, c’est la route elle-même qui était la destination. Une journée calme à suivre la route qui nous a dévoilé les beautés de cette île qui n’attend qu’à être découverte.

Partie 8: Vers Pico

La nuit a été courte. Les jeunes équipes de soccer logées dans notre hôtel avaient visiblement autant d’énergie après le coucher du soleil que sur le terrain… Un sommeil entrecoupé de cris, de claquements de portes et de rires jusqu’aux petites heures. Pas l’idéal quand on doit se lever tôt pour prendre un avion.

On quitte donc Sao Miguel les yeux à moitié ouverts pour un vol d’environ cinquante minutes.

À l’arrivée à Pico, notre petite Citroën nous attend. Elle sera notre compagne de route pour les jours à venir. On prend la direction de notre hébergement; un chalet niché en pleine nature.

L’après-midi est consacré à nos premières explorations de l’île de Pico, réputée pour sa nature brute et ses paysages lunaires.

  • Première halte au bord de l’océan: natural pool. L’eau s’engouffre dans des piscines naturelles formées par la lave .L’endroit est spectaculaire, avec ses roches noires contrastant contre l’écume blanche de l’Atlantique.
  • Second arrêt: Ponta Rasa, un autre coin sauvage, avec des falaises dentelées et une impression de bout du monde. On s’y sent tout petit face à l’océan et au Mont Pico qui veille au loin, majestueux et imposant, même lorsqu’il joue à cache-cache avec les nuages.
  • Dernier arrêt de la journée: Arcos Vulcânicos, une belle balade pour admirer ces formations rocheuses sculptées par des millénaires d’activité volcanique.

Ce vendredi n’était pas tout à fait comme les autres; cétait le vendredi saint. Par un heureux effet du hasard, une pizzeria nous a gentiment ouvert ses portes même si elle était officiellement fermée, nous accueillant avec le sourire et beaucoup de générosité.

De Sao Miguel à Pico, le rythme change. L’île nous accueille avec ses pierres sombres, ses eaux fraîches, et cette sensation d’être seuls au monde.

Partie 7: 4 saisons en une journée

Ce matin, le ciel était voilé, le genre de ciel qui hésite entre la pluie et l’éclaircie. On a tout de même repris la route avec notre voiture de location, bien décidés à profiter de notre dernière virée à travers São Miguel avant de la rendre. Cap sur Furnas parce que cette vallée mystérieuse mérite bien une deuxième visite.

Cette fois, on a pris le temps de se balader dans les ruelles tranquilles de Furnas et d’observer les fumerolles s’échapper du sol. Quelques rayons de soleil ont fini par percer les nuages. L’ambiance était paisible.

On a ensuite repris la route vers les hauteurs pour atteindre le Miradouro da Lagoa do Fogo. Là-haut, le vent était décoiffant. La vue sur le lac, encastré dans le cratère, valait largement la montée surtout que l’on ne l’avait pas vue lors de la première visite.

Sur le chemin du retour, on a fait une halte à l’usine de rhum de Ribeira Grande. Une visite courte mais intéressante. On ne repart évidemment pas sans goûter un petit échantillon et acheter notre liqueur préférée.

Après un dîner rapide, il était temps de rendre notre vaillante voiture de location. Fin des aventures en autonomie, mais pas de la journée !

On a continué à pied, direction le marché de Ponta Delgada qui était installé dans un stationnement le temps des rénovation. Puis, comme pour clore doucement la journée, on a longé le port, en marchant tranquillement vers l’hôtel. Les jambes un peu lourdes après ces jours de balades.

On a eu toutes sorte de tempértures aujourd’hui, comme nous a dit le serveur du resto d’hier, on peut avoir les 4 saisons en une journée, et ça, on peut le confirmer.

Partie 6: Vaches, cascades et randonnées

Aujourd’hui, on a pris la route vers l’est de l’île. Premier arrêt : un point de vue isolé, entouré de prairies et de vaches paisibles. Elles semblaient aussi surprises que nous de voir débarquer une bande de visiteurs aussi matinaux et surtout avec un drone qui dérange leur quiétude.

On continue vers le petit village de Lomba de São Pedro, un village tranquille où le temps semble ralentir. On s’y arrête pour une courte balade, la randonnée de 6 km ne nous semble pas attrayante et décidons de continuer notre chemin.

Un peu plus loin, on enfile les souliers (style figuratif) pour une petite randonnée jusqu’à la cascade Salto da Farinha. Le sentier serpente dans une végétation luxuriante, avec des passages ombragés et quelques points de vue imprenables sur l’océan. À l’arrivée, une chute d’eau haute et élancée dégringole dans un décor sauvage.

Vers midi, on arrive à Nordeste, charmant village aux allures de carte postale. On s’arrête manger au restaurant Torno de Nordeste. Un bon repas à bon prix.

L’après-midi se poursuit avec la visite du Centro Ambiental do Priolo, un petit centre d’interprétation dédié à la protection de cette espèce endémique des Açores, aussi rare que discrète. Une belle parenthèse éducative, dans un lieu paisible, malheureusement pour nous, ces oiseaux ont réussi à nous éviter. Ils seraient au nombre de 1000 maintenant.

De retour à Ponta Delgada à 17h30 tapant tel que planifié, l’envie de simplicité nous guide vers un petit resto italien à plus de 30 min. de marche de l’hôtel. Au menu : un plat de pâtes au boeuf effiloché dont les ingrédients demeurent un mystère. Un douceur culinaire mémorable.

Partie 5: Entre mer et volcans

Ce matin, l’appel du large nous attendait au port de Ponta Delgada. Une croisière aux baleines était au programme, mais avec une petite part d’inconnu : allions-nous embarquer sur un zodiac ou sur un catamaran ? Ce sera finalement le catamaran, pour une balade plus douce.

Pendant un long moment, on scrute l’horizon espérant l’apparition d’une nageoire, d’un souffle, d’un dos de baleine. Et puis, là-bas, il est là : un cachalot, majestueux, lent, tranquille. Il émerge, disparaît, puis réapparaît plus loin. Sur le retour, un groupe de dauphins vient tourner autour du bateau. Ils sautent, filent, virevoltent autour de nous, insouciants et libres. C’est simple et magique.

Après le dîner, on décide de changer de rythme. Envie d’un peu plus de spontanéité : on loue une voiture, direction Sete Cidades, bien décidés à retenter notre chance avec les miradors que la brume nous avait volés quelques jours plus tôt. Cette fois, la température est de notre côté.

On grimpe jusqu’à l’ancien hôtel abandonné qui domine les lacs bleu et vert. De là-haut, la vue est tout simplement époustouflante : les cratères, les reflets changeants, les contours des montagnes.

En fin de journée, comme un dernier clin d’œil du volcan, on prend la route de Ponta da Ferraria. Encore une surprise : une piscine naturelle dans l’océan, chauffée par une source géothermique sous-marine. Les vagues de l’Atlantique s’y engouffrent avec puissance. Même sans se baigner, l’endroit est exceptionelle.

Nous retournons à notre hôtel avec le sentiment du devoir accomplie grace a notre rendez-vous avec ces paysages extraordinaires.