Partie 4: La découverte continue

Un autobus vient nous cueillir à 9:00. On commence la journée sur les hauteurs, au Miradouro de Santa Iria. D’un côté, les falaises tombent dans l’Atlantique, de l’autre, des collines qui ondulent doucement sous un ciel changeant.

On redescend ensuite vers la plantation de thé Gorreana. Les rangées de thé s’étendent à flanc de colline. La visite de l’usine est courte mais fascinante : on sent le thé, on voit les machines ancestrales à l’œuvre, et on goûte. Thé noir, thé vert.

Avant de plonger dans la vallée de Furnas, on s’arrête au Miradouro do Pico do Ferro. Là-haut, c’est un véritable balcon sur le lac de Furnas. On devine la vapeur qui s’élève déjà par endroits.

C’est justement vers cette vapeur qu’on se dirige ensuite : Furnas, village thermal et gourmand. On y déguste le fameux « cozido das Furnas », un plat mijoté sous terre pendant plusieurs heures, grâce à la chaleur volcanique. Viandes, légumes, épices : le tout bien enveloppé dans une marmite enfouie dans le sol bouillant. Un repas unique, qu’on ne trouve qu’ici.

Pour digérer, rien de mieux qu’une promenade dans le Parque Terra Nostra. C’est un jardin botanique exotique, avec des arbres centenaires, un fameux bassin thermal couleur rouille. Johanne et Josée se sont baignées dans cet atmosphère relaxante.

La journée se termine à Vila Franca do Campo, petit village tranquille tourné vers l’océan. On marche dans les rues calmes, on observe les bateaux au port. Une balade relaxante en écoutant la mer se brisant sur les rocher. Fait inusité, nous y avons rencontré les gens de Toulouse rencontré la veille au restaurant.

Partie 3: On suit le flot

Aujourd’hui, l’autobus nous attendait à 9h15, le ciel était plutôt lourd penchant plus du côté de la pluie que du soleil. On commence la journée en douceur, direction une plantation d’ananas. Ici, pas de champs tropicaux à perte de vue. Les ananas poussent… en serre. Et ils prennent leur temps. Comptez 18 à 24 mois pour qu’un seul fruit arrive à maturité.

On déambule entre les allées, observant les différentes étapes de croissance, depuis les petites racines jusqu’aux ananas presque dorés. On goûte même à une liqueur d’ananas en fin de visite.

Prochain arrêt : le Miradouro da Boca do Inferno. Le nom promet une vue spectaculaire sur les lacs jumeaux de Sete Cidades… mais la brume en a décidé autrement. En haut, c’est un monde ouaté. Pas un lac en vue, juste du blanc à perte de regard. On prend la photo souvenir quand même juste pour un souvenir d’un rendez-vous manqué (ou remis).

Heureusement, la descente vers Sete Cidades offre quelques percées sous la pluie. On découvre enfin les lacs, séparés par un pont étroit, entourés de collines. Le village est paisible. On rapidement sous la pluie.

Dernier arrêt panoramique de la matinée : le Miradouro da Ponta do Escalvado. Et là, miracle : vue partielement dégagée ! La côte ouest se dévoile dans toute sa splendeur. Falaises abruptes. On en profite pleinement, comme pour compenser toutes les vues perdues dans les nuages.

L’après-midi, retour à Ponta Delgada, où l’on prend le temps de visiter le Jardim Botânico António Borges. Ce jardin est un petit bijou d’ombre et de fraîcheur, peuplé de fougères arborescentes, de bassins et de sentiers secrets. On y retrouve le calme de la nature. Puis, changement de décor avec une dernière visite : le fort São Brás, qui garde l’entrée du port. On y marche entre les canons, les murs de pierre et les vues sur l’océan.

Pour terminer la journée, souper dans un restaurant de tapas. Nous y installons en y étant presque seul sur une grande table qui se peuple rapidement de gens avec qui nous échangeons. Encore une fois, un souper inoubliable.

Partie 2: On retrouve peu à peu notre rythme

Ce matin, le réveil était un peu moins brutal que la veille : l’autobus est venu nous chercher à 9h00 pour une nouvelle journée d’exploration sur l’île de São Miguel. Direction Ribeira Grande, la principale ville du nord de l’île, où passé colonial et ambiance locale cohabitent dans un décor charmant.

À notre arrivée, c’est une vieille église qui nous ouvre la porte du passé. Pierre volcanique noire, détails baroques et une fraicheur humide à l’intérieur. On continue la visite à pied, en flânant dans les rues tranquilles. L’architecture a un petit côté figé dans le temps.

Puis c’est l’arrêt dégustation : liqueurs locales à l’honneur. Ananas, fruit de la passion, mures sont à l’honneur. On découvre que les Açores savent aussi séduire par les papilles. Chacun a sa saveur préférée. Pour Johanne et moi, c’est le fruit de la passion.

Après ce début de matinée savoureux, cap sur les hauteurs : le Miradouro do Pico da Barrosa, pour admirer le Lagoa do Fogo. Enfin… c’était l’idée. Parce qu’une fois arrivés, c’est une autre mer qui nous accueille : une mer de brume. On ne devine même pas les contours du cratère, il faudra revenir ou se contenter d’un fond blanc mystérieux sur les photos.

Sur le chemin du retour vers la côte, on s’arrête pour une visite d’une fabrique de céramique.

Dans les rues, on remarque des rangées d’érables, elles en disent long sur le vent qui balaie régulièrement l’île. Leurs branches ne poussent jamais droit, elles dessinent de courbes étranges.

L’après-midi se termine doucement avec la visite d’un jardin botanique, où les plantes tropicales cohabitent avec des essences venues des quatre coins du monde. On déambule dans le jardin en essayant de deviner l’origine des plantes et en admirant leur particularité.

Nous avions acheté des oranges dans un marché local, elles nous ont séduites par leur saveur unique et une texture juteuse. C’est certain que ce n’est qu’un début.

Puis, retour au port, avec les jambes un peu fatiguées, la tête pleine de mémoire et content de nos visites de la journée malgré le temps changeant des Açores.

Partie 1: Une longue journée

Il est à peine 7h15 quand notre avion se pose à Ponta Delgada. Très peu dormi – disons-le franchement, pas du tout. Johanne, Yvan, Josée et moi, on découvre ensemble les premiers souffles humides de cette île flottant au cœur de l’Atlantique.

On se le répète : il ne faut pas dormir. Pas même un petit clignement d’œil. On sait très bien que si l’un de nous cède, c’est la fin de la mission, on gère le décalage de 4h00.

Après un café noir, direction notre premier arrêt : le jardin de la résidence du gouverneur général.

Ce jardin, c’est une vraie surprise. Des allées bordées d’arbres exotiques, des palmiers qui semblent avoir des siècles, et une atmosphère presque hors du temps. On se promène tranquillement, les yeux petits, mais le charme opère. Josée s’émerveille devant les fleurs tropicales, Yvan photographie chaque recoin. On prend le temps de bien découvrir les lieux.

L’après-midi, on va marcher du côté du port, près de la marina. L’air salin nous fait du bien, ça réveille un peu les neurones engourdis. On découvre lentement cette ville qui se laisse connaître.

En fin d’après-midi, la faim commence à se faire sentir. On se met donc en quête d’un resto pour souper… mais on découvre vite un détail de la vie açorienne : ici, les cuisines ne rouvrent pas avant 17h30, parfois même 18h. Et nous, bien sûr, il est… 16h45.

Tout ces aventures nous ont permis de remplir notre mission et de se coucher bien après le coucher du soleil (20h15).

Intro: Découverte des Açores

Ça y est, les valises sont (presque) bouclées, les billets d’avion sont dans nos poches, et l’excitation est à son comble : direction les Açores, ce petit archipel perdu au milieu de l’Atlantique apartenant au Portugal. On part de Montréal avec un vol directe d’une durée de 5 heures environ . L’objectif est clair : se reposer, ne pas faire de film, prendre le large, changer d’air, et explorer ces îles volcaniques qui font tant rêver.

On a choisi une formule hybride pour ce voyage : semi organisé au début sur l’ïle de Sao Miguel, pour profiter de la semaine sans se casser trop la tête avec la logistique. Et ensuite, autonomie totale sur l’île de Pico, pour vivre l’aventure à notre rythme (je sais ce que vous penser)

Bref, c’est le début d’une belle aventure avec nos amis Josée et Yvan avec qui on a fait le voyage de Grèce. On a hâte de partager nos découvertes, nos coups de cœur, les soubresauts de la météo (qui peut être imprévisible) et tous ces petits moments inattendus qui rendent un voyage vraiment mémorable.