Partie 11 : Vers Osaka

Lever très tôt ce matin. Pourquoi ?
Pour assister à la prière matinale des moines bouddhistes.
Une cérémonie d’environ 50 minutes durant laquelle les moines récitent des mantras en parfaite harmonie.
Même si l’on ne comprend pas la langue, la vibration nous enveloppe complètement.
On se sent transportés dans un monde de calme total.

Après la cérémonie, un moine nous partage quelques histoires dans un anglais très hésitant.
Nous en avons tiré une grande leçon :
au Japon, même dans un temple, on ne comprend pas toujours tout… et c’est parfaitement correct.

Les chambres du temple sont séparées par des fusuma, de fines portes de papier. Adieu l’intimité !
Dans la chambre voisine, les moines ont poursuivi leurs prières dès l’aube.
Une ambiance immersive, jusque dans les murs.

Après un déjeuner végan typique, nous partons visiter le Kongōbu-ji, le temple principal du mont Kōya.
Dans sa cour se dresse un arbre impressionnant : un géant ancestral, un vieux pin qui semble avoir toujours été là. Si on trouve des épines à 3 brins cela porte chance comme des trèfles à 4 feuilles.
Son tronc massif, marqué par le temps, raconte à lui seul des siècles d’histoire.

Puis direction le cimetière d’Okunoin, l’un des lieux les plus sacrés du Japon.
Un chemin bordé de milliers de stèles moussues, de lanternes anciennes et d’arbres gigantesques.
Marcher ici, c’est entrer dans un autre monde : silencieux, mystique, et profondément bouleversant. J’ai été impressionné par ce cimetière, un lieu avec autant d’histoire.

Après le dîner à Nara, nous nous dirigeons vers le temple Tōdai-ji et son célèbre Grand Bouddha.
Les daims nous accueillent, bien conscients que nous finirons par leur acheter des shika senbei, ces biscuits conçus spécialement pour eux.
Johanne se fait rapidement envahir par ces charmants opportunistes.

Puis visite du temple et du grand Bouddha impressionnant.
Même à ma troisième visite, je suis encore émerveillé.

Finalement, après l’hôtel, on se dirige vers une brasserie japonaise. Boisson et nourriture à volonté: yakitori, vin japonais et du rire avec nos compagnons voyageurs. Une bonne façon pour bien finir la soirée. J’avais envisager aller à la célèbre rue Dotonbori, mais ce n’est que partie remise.

Partie 10: Visite de la préfecture de Wakayama

Départ du ryokan à 6 h 30 ce matin pour assister à l’encan de thon.
Ici, les spécimens sont plus petits que ceux du célèbre marché de Tokyo, mais l’ambiance reste tout aussi électrique : les négociants scrutent chaque poisson: les gestes sont précis, les murmures se croisent, les regards experts fusent…

Retour ensuite au ryokan pour un déjeuner copieux, en plusieurs services — une véritable suite logique de la soirée. Je ne voudrais pas être celui qui fera la vaisselle.

Puis départ vers Kumano Nachi Taisha.
Un autre sanctuaire où shintoïsme et bouddhisme cohabitent comme deux vieux sages qui se connaissent depuis toujours.
Le site est majestueux… mais ce qui vole la vedette, ce sont les chutes de Nachi, parmi les plus belles du Japon : une colonne d’eau de 133 mètres qui dévale la montagne dans un décor de forêt dense.

Après un arrêt pour le dîner, route vers Kumano Hongu Taisha.
Un sanctuaire plus modeste, mais chargé d’histoire, avec une atmosphère plus paisible.
À quelques pas se dresse le plus grand torii du Japon, un géant de 38,9 mètres. On se sent minuscule en passant dessous: c’est comme franchir un passage entre deux mondes.

Ces sites s’inscrivent dans le Kumano Kodō, un réseau ancestral de routes de pèlerinage empruntées depuis plus de 1 000 ans.
Marcher ici, c’est toucher à l’esprit du Japon profond, celui qui relie la nature, les croyances et l’histoire.

Puis direction le mont Kōya, où nous allons passer la nuit dans un monastère bouddhiste.
Le souper est évidemment végane et malgré quelques appréhensions, il s’avère étonnamment délicieux
Notre chambre est traditionnelle, chauffée… mais pas les couloirs.
Les voyages nocturnes vers la salle de bain commune promettent donc d’être légèrement frisquets. Disons qu’on va marcher vite, comme des pèlerins motivés.

Partie 9 : Cap vers le Pacifique

Départ de Gifu vers 7 h 45.
Une bonne heure pour prendre la route, surtout quand on sait qu’on a beaucoup de kilomètres devant nous.

Comme toujours, petit arrêt dans une halte routière japonaise.
Et là, c’est à chaque fois le même émerveillement :

une organisation parfaite,

des toilettes high-tech en quantité,

et des stands de nourriture avec des choix pour tous les goûts.

Les aires de repos japonaises, c’est vraiment un voyage dans le voyage.

Prochain arrêt : le sanctuaire shinto Naikū, le cœur spirituel du Japon, dédié à Amaterasu, la déesse du soleil.
Le site est d’une grande beauté, avec d’immenses cèdres qui semblent nous transporter dans un autre monde.

Ici, le sanctuaire principal est reconstruit tous les 20 ans, une sorte de « mise à jour traditionnelle » parfaitement respectée depuis des siècles.
On ne peut pas voir l’intérieur du bâtiment sacré, mais l’extérieur suffit à imposer le respect et l’admiration.
Une visite paisible, zen et un peu mystique exactement ce qu’il faut après plusieurs heures de bus.

Ensuite, arrêt au musée de la perle Mikimoto, là où sont nées les premières perles de culture.
On y découvre l’histoire d’un homme qui a décidé que trouver des perles dans les huîtres ne devait plus être laissé au hasard… et il avait clairement raison.

Pour terminer la journée, une autre nuit dans un Ryokan et un repas digne des plus grands restaurants.

Partie 8 : Du nouveau… déjà vu

Dormir sur un futon posé sur un tatami, c’est une expérience authentique. Authentique… et un peu ferme, disons-le honnêtement. Mes hanches s’en rappellent encore.
On se réveille avec un sympathique 2 °C à l’extérieur, de quoi nous rappeler que l’automne japonais peut être aussi mordant celui au Québec.
Le déjeuner individuel qui suit est une surprise, ils ont adapté les mets pour nous. La journée d’aujourd’hui ressemble à celle vécu l’année dernière.
Direction Takayama. Premier arrêt : la maison du gouverneur, visitée… en chaussettes. Disons que ce n’était pas la meilleure stratégie pour garder nos orteils au chaud. Une visite culturelle et frigorifique.
Puis, place à la dégustation de saké. Quelques petits verres plus tard, et nous voilà soudainement convaincus que nous avons absolument besoin d’acheter toutes les bouteilles.
Petite balade ensuite dans la vieille ville, où l’on retrouve avec plaisir plusieurs coins découverts l’an dernier. Un peu comme revoir de vieux amis.
Après Takayama, départ pour Shirakawa-go. Le dîner ? Encore une fois, un assortiment sortant totalement de l’ordinaire. On ne sait pas toujours ce qu’on mange, mais on sait que c’est bon, c’est l’important.
Puis visite du village, avec un arrêt à la magnifique maison Kanda, l’une des plus belles du site. Notre guide, un peu nerveuse, nous explique qu’elle hésite à nous laisser trop de temps libre, car un touriste aurait été attaqué par un ours récemment.
Évidemment, dès qu’on est « autorisés » à y aller par nous-mêmes, nous faisons exactement ce qu’il ne faut pas : partir en courant à travers le village pour tout voir. Heureusement, aucun ours à l’horizon, juste des maisons et beaucoup de touristes emmitouflés.

Puis direction Gifu pour y passer la nuit et manger le meilleur gâteau au fromage depuis longtemps.

Partie 7: En direction d’un ryokan

Réveil avant le lever du soleil.
Notre mission du matin : espionner le mont Fuji au moment où il ouvre l’œil.

Une petite marche le long du lac Kawaguchiko nous récompense de nos efforts : les reflets du mont sur l’eau, les érables en feu, les couleurs d’automne qui peignent le paysage comme une carte postale vivante. Un moment suspendu… presque trop beau pour être vrai.

Après cette séance matinale de contemplation, cap sur Matsumoto.
Premier arrêt : le musée Yayoi Kusama.
À 97 ans, l’artiste continue de créer des univers complètement déjantés. Ses pois, ses couleurs et ses installations donnent l’impression que même nos rêves manquent d’imagination.
Dommage que les photos soient interdites, car chaque salle mériterait son propre souvenir.

Ensuite, visite d’une usine de miso.

Le miso est une pâte fermentée japonaise fait de soja, de sel et de céréales
La visite guidée est un régal pour les sens : parfums fermentés, cuves en bois, et un repas absolument délicieux pour clore le tout.
Le miso fabriqué ici selon des méthodes artisanales offre une saveur plus subtile, plus ronde, loin du goût plus brut du miso industriel.

Puis, direction le fameux château de Matsumoto.
Majestueux, élégant, stratégiquement construit… et d’un noir si profond qu’on comprend mieux son surnom : le corbeau.
À l’intérieur, les escaliers sont si raides qu’on se dit que les samouraïs devaient être en excellente forme pour gravir les six étages.

La journée se poursuit avec la visite d’une ferme de wasabi.
Verdoyante, paisible… jusqu’à ce qu’on croise la crème glacée au wasabi.
Oui, ça existe. Oui, on a goûté.
Et non, ce n’est pas aussi piquant qu’on le craignait.

Pour clore cette journée bien remplie, nous empruntons des routes sinueuses vers notre Okada Ryokan Warakutei.
Un nouveau festin nous attend : fondues japonaises, rires et convivialité.
Puis vient le moment tant attendu : l’onsen, ces fameux bains publics japonais.
Eaux chaudes, vapeur apaisante, ambiance zen…
Un moment parfait pour se délasser et repenser à tout ce qu’on a vu — le corps détendu, l’esprit encore un peu perché au sommet du mont Fuji.

Réflexion sur un tour en groupe. Je suis venu au Japon plusieurs fois: pour le travail et en autonome et je dois avouer que nous découvrons certaines choses avec un voyage de groupe que je n’avais pas vécu auparavant. Les deux ont leurs avantages flexibilité versus information et logistique des transports.

Partie 6 : Cap sur le mont Fuji

Ce matin, c’est le grand départ !

Premier arrêt : le Palais de l’Empereur. Enfin… l’extérieur du Palais de l’Empereur.
Comme tous les touristes, nous avons admiré le domaine impérial depuis l’autre côté de la clôture parce qu’évidemment, n’entre pas chez l’empereur qui veut.

Ensuite, direction Tokyo Station, ce superbe bâtiment de brique rouge au style européen.
Un mélange charmant entre modernité japonaise et élégance d’époque, où les trains, eux, continuent d’arriver à la minute près.

Puis cap sur le quartier des sumos !
Au programme : visite du musée et repas de champion. On nous sert un festin inspiré du célèbre chanko-nabe, ce ragoût nourrissant censé transformer n’importe quel touriste en colosse japonais.
Le secret, paraît-il, c’est de faire une sieste après le repas.
Mais voilà… ma douce moitié n’a jamais voulu que je valide ce concept  dommage, j’étais prêt à tester la méthode complète.

L’après-midi, direction Kawaguchiko pour une croisière sur le lac et une vue (disons… incertaine) sur le mont Fuji.
Et surprise ! Les nuages ont décidé de coopérer, se tenant bien sagement au-dessus du sommet pour nous offrir un spectacle grandiose, au plus grand plaisir de tous.

Notre hôtel donne directement sur le mont Fuji : demain, si la météo le veut bien, nous le verrons s’éveiller au lever du soleil.

Le groupe, bien que nombreux, est d’une discipline exemplaire.
Chacun respecte les horaires, et plusieurs ont apprécié leur journée libre à Tokyo — visiblement, tout le monde a survécu au système de transport en commun japonais !
C’est un groupe de voyageurs expérimentés, ça se sent : certains s’excusent même d’être « en retard » alors qu’ils arrivent cinq minutes avant l’heure.

Partie 5 : Tokyo en solo

Ce matin, visite de Tokyo en solo et chacun s’organise de son côté, selon ses envies.
Pour nous, le programme commence avec une curiosité unique : l’horloge Ghibli, conçue par Hayao Miyazaki, le cofondateur du célèbre studio d’animation.
On se promet d’y revenir plus tard dans la journée, au moment où elle s’anime complètement.

Ensuite, direction Harajuku, pour découvrir le Tokyu Plaza Harajuku, un centre commercial à l’architecture audacieuse.
Mais à peine sortis du métro, le magasin Harry Potter attire notre attention. Impossible de résister et nous étions loin d’être seul : deux étages remplis de produits dérivés: baguettes magiques, écharpes de Poudlard et chouettes en peluche , de quoi ravir les Moldus du monde entier.

Puis cap sur le Tokyu Plaza Harajuku, reconnaissable à son entrée en miroirs kaléidoscopiques et à son jardin suspendu sur le toit. Une belle parenthèse verte au cœur de la ville.
L’heure du lunch sonne : nous dégustons un sandwich au porc et au wasabi — une expérience… piquante. Chaque bouchée nous arrache une petite larme, accompagnée d’un soupçon de douleur. Très efficace contre la congestion nasale !

L’après-midi, nous nous dirigeons vers le Centre des arts de Tokyo, attirés par son architecture audacieuse. Mais à peine arrivés, un garde nous fait gentiment comprendre que… le musée est fermé. Eh oui mardi, jour de relâche !

Puis, direction la Tokyo Tower, l’un des symboles les plus emblématiques de la capitale.
Nous avons pris le Diamond Pass, qui donne accès au troisième niveau (250 m), offrant une vue spectaculaire sur la ville tentaculaire, un véritable océan de lumières. J’aime voir la ville de haut, ça donne un autre perspective.

Pour terminer la journée, un petit détour par Keyakizaka Street, à Roppongi, cette rue élégante bordée d’arbres, de boutiques de luxe et de cafés design.
Elle est magnifiquement illuminée en novembre et décembre, lui donnant une ambiance à la fois chic et festive.

Et pour bien clore cette journée, après avoir dégusté la meilleure pizza margarita jamais mangé, retour à l’horloge Ghibli pour son spectacle de 20 h 00.
On a vraiment l’impression qu’elle s’est échappée tout droit d’un film de Totoro ou du Château ambulant.
Une création aussi poétique que farfelue: typiquement Ghibli !

Partie 4 : De Toyosu vers Tokyo

Nous devions rejoindre le groupe à 8 h 00.
Surprise et c’est assez rare au Japon pour être souligné, le guide est arrivé à 8 h 25 !

Distribution des petits récepteurs audio (indispensables pour suivre les explications sans se perdre), puis départ pour une marche tranquille. Sans doute un peu trop tranquille… probablement parce que nous étions en avance.

Premier arrêt : TeamLab Planets.
Un univers magique et immersif, où l’on déambule pieds nus dans l’eau, entourés de fleurs suspendues, de lumières qui ont la bougeotte et de sons envoûtants. Une expérience sensorielle unique, entre art numérique et rêve éveillé.

Sur le chemin du retour, nous commençons à discuter avec quelques membres du groupe. Les premières affinités se créent toujours dans les files d’attente.

Ensuite, direction le métro, cap sur Tsukiji, l’ancien marché aux poissons, désormais reconverti en marché gourmand pour les visiteurs.
Dommage que la pluie se soit invitée et ait un peu gâché l’ambiance.

Le dîner de sushis qui suit est une belle surprise : sushis pour tous les goûts, poisson d’une fraîcheur exemplaire et, surtout, un gingembre mariné à s’en lécher les doigts.

Puis, direction Sensō-ji, le célèbre temple d’Asakusa, toujours en métro.
Honnêtement, je m’attendais au chaos total avec un groupe de 39 personnes, mais tout s’est déroulé comme sur des roulettes.

Après la visite du temple, cap sur Ginza… et c’est là que les choses se corsent.
En pleine conversation avec un autre couple, nous étions tellement absorbés que nous avons perdu le groupe. (Enfin… je crois surtout que le groupe nous a perdus !)

Heureusement, un appel rapide au guide a suffi pour retrouver les âmes égarées.
Le passage à Ginza fut finalement bref, plus un prétexte pour changer de ligne de métro qu’une véritable visite.

Et pour clore cette journée bien remplie ?
Rien de mieux que des grillades à la japonaise, savoureuses et réconfortantes — parfaites pour reprendre des forces avant la prochaine aventure.

Partie 3 : Tokyo avec des plans élastiques

Ce matin, il pleut sur Tokyo. Et quand il pleut, les plans deviennent… élastiques. On range donc l’itinéraire soigneusement préparé et on improvise : direction Shibuya !

Premier arrêt : un petit bonjour à Hachikō, le célèbre chien fidèle qui attend toujours son maître devant la gare. Puis, cap sur Magnet, où l’on peut admirer le mythique Shibuya Crossing d’en haut.
Surprise : la plateforme d’observation qu’on croyait gratuite coûte en réalité 1 800 yens (environ 18 $). Et à cette heure matinale, les foules ne sont pas encore au rendez-vous… Bref, pas le meilleur rapport qualité-prix pour regarder quelques parapluies traverser la rue !

On change donc de décor : direction les toilettes de Shibuya. Oui, oui, les toilettes ! Pas n’importe lesquelles : un concept ultra-moderne, imaginé par un grand architecte japonais, avec des parois transparentes qui deviennent opaques dès qu’on verrouille la porte.
Petite déception : en arrivant, on découvre qu’elles sont désormais constamment opaques depuis la mi-octobre… dommage, on aurait aimé tester l’expérience.

Prochaine étape : Harajuku et sa célèbre rue Takeshita-dōri, royaume des jeunes branchés, des crêpes les plus excentriques du Japon et des cafés à thème où l’on peut côtoyer des animaux de toutes sortes.
Un détour s’impose dans un café artistique où les cappuccinos sont ornés de mignons personnages 3D en mousse de lait — trop beaux pour être bus… enfin, presque.

Puis cap sur Shinjuku, la gare la plus achalandée au monde. On y retrouve le fameux chat géant en 3D perché sur un écran, qui semble littéralement sortir du mur et saluer les passants. Après une brève salutation à Godzilla (à sa taille réelle, s’il vous plaît !) et une balade dans Omoide Yokocho, cette ruelle mythique bordée de petits izakaya et bars miniatures, une ambiance nostalgique.

En fin de journée, retour au concret : récupération des bagages et direction l’hôtel Monday, où nous retrouvons le reste du groupe : la tournée commence dès demain !

Partie 2: Nikko différemment

Le point de rencontre pour le tour d’aujourd’hui était à Ginza, à seulement 2,5 km de l’hôtel. Une petite promenade matinale à 5 h 45 du matin, parce qu’on voulait être sûrs d’arriver à l’heure… et surtout parce qu’on était déjà bien réveillés (merci, décalage horaire !).

Arrivés bien en avance, on découvre qu’on fait partie d’un tour si populaire qu’il faut deux autobus pour transporter tout le monde.

La route vers Nikkō ? Longue — presque quatre heures, avec un arrêt « technique » en chemin. Mais la vue sur les montagnes d’automne valait chaque virage : un véritable dégradé de rouges, d’oranges et de jaunes.

Après une route en zigzag que même des cyclistes téméraires osaient emprunter, nous arrivons au lac Chūzenji pour une mini-visite express. Puis, direction les chutes de Kegon, majestueuses et tonitruantes. La dernière fois que je les avais vues, elles étaient enveloppées d’une brume mystérieuse ; aujourd’hui, elles se dévoilaient fièrement sous un ciel clair. Merci, météo !

Le dîner ? Simple, mais délicieux : riz et bœuf, partagés avec un Belge fort sympathique.

Ensuite, cap sur le temple Tōshō-gū, un lieu fascinant à la fois shinto et bouddhiste — comme si deux religions avaient décidé d’habiter ensemble dans un décor de rêve. On y apprend mille détails, tous plus intrigants les uns que les autres.

Et voilà, retour à Ginza en fin de journée, un peu fatigués, mais pas encore prêts à aller dormir. Nous flânons dans le quartier chic du magasinage, où les vitrines rivalisent d’éclat pour attirer notre regard.

La faim finit par se faire sentir, alors direction un petit restaurant près de l’hôtel. Les menus sont un vrai casse-tête (surtout sans photos ni anglais !), mais nous finissons par choisir un izakaya enfumé… et franchement, délicieux.

C’était notre deuxième visite à Nikkō : une première fois à l’automne dernier, et cette fois-ci en tour guidé. Les deux ont leurs avantages et inconvénients. J’aime la liberté de la visite autonome, mais aussi les informations et la facilité logistique du tour organisé. Avec la marée humaine d’aujourd’hui et toutes les choses apprises, nous étions ravis de notre choix : il aurait été difficile de s’y rendre seuls, et les files d’attente auraient été interminables.