Partie 7: 4 saisons en une journée

Ce matin, le ciel était voilé, le genre de ciel qui hésite entre la pluie et l’éclaircie. On a tout de même repris la route avec notre voiture de location, bien décidés à profiter de notre dernière virée à travers São Miguel avant de la rendre. Cap sur Furnas parce que cette vallée mystérieuse mérite bien une deuxième visite.

Cette fois, on a pris le temps de se balader dans les ruelles tranquilles de Furnas et d’observer les fumerolles s’échapper du sol. Quelques rayons de soleil ont fini par percer les nuages. L’ambiance était paisible.

On a ensuite repris la route vers les hauteurs pour atteindre le Miradouro da Lagoa do Fogo. Là-haut, le vent était décoiffant. La vue sur le lac, encastré dans le cratère, valait largement la montée surtout que l’on ne l’avait pas vue lors de la première visite.

Sur le chemin du retour, on a fait une halte à l’usine de rhum de Ribeira Grande. Une visite courte mais intéressante. On ne repart évidemment pas sans goûter un petit échantillon et acheter notre liqueur préférée.

Après un dîner rapide, il était temps de rendre notre vaillante voiture de location. Fin des aventures en autonomie, mais pas de la journée !

On a continué à pied, direction le marché de Ponta Delgada qui était installé dans un stationnement le temps des rénovation. Puis, comme pour clore doucement la journée, on a longé le port, en marchant tranquillement vers l’hôtel. Les jambes un peu lourdes après ces jours de balades.

On a eu toutes sorte de tempértures aujourd’hui, comme nous a dit le serveur du resto d’hier, on peut avoir les 4 saisons en une journée, et ça, on peut le confirmer.

Partie 6: Vaches, cascades et randonnées

Aujourd’hui, on a pris la route vers l’est de l’île. Premier arrêt : un point de vue isolé, entouré de prairies et de vaches paisibles. Elles semblaient aussi surprises que nous de voir débarquer une bande de visiteurs aussi matinaux et surtout avec un drone qui dérange leur quiétude.

On continue vers le petit village de Lomba de São Pedro, un village tranquille où le temps semble ralentir. On s’y arrête pour une courte balade, la randonnée de 6 km ne nous semble pas attrayante et décidons de continuer notre chemin.

Un peu plus loin, on enfile les souliers (style figuratif) pour une petite randonnée jusqu’à la cascade Salto da Farinha. Le sentier serpente dans une végétation luxuriante, avec des passages ombragés et quelques points de vue imprenables sur l’océan. À l’arrivée, une chute d’eau haute et élancée dégringole dans un décor sauvage.

Vers midi, on arrive à Nordeste, charmant village aux allures de carte postale. On s’arrête manger au restaurant Torno de Nordeste. Un bon repas à bon prix.

L’après-midi se poursuit avec la visite du Centro Ambiental do Priolo, un petit centre d’interprétation dédié à la protection de cette espèce endémique des Açores, aussi rare que discrète. Une belle parenthèse éducative, dans un lieu paisible, malheureusement pour nous, ces oiseaux ont réussi à nous éviter. Ils seraient au nombre de 1000 maintenant.

De retour à Ponta Delgada à 17h30 tapant tel que planifié, l’envie de simplicité nous guide vers un petit resto italien à plus de 30 min. de marche de l’hôtel. Au menu : un plat de pâtes au boeuf effiloché dont les ingrédients demeurent un mystère. Un douceur culinaire mémorable.

Partie 5: Entre mer et volcans

Ce matin, l’appel du large nous attendait au port de Ponta Delgada. Une croisière aux baleines était au programme, mais avec une petite part d’inconnu : allions-nous embarquer sur un zodiac ou sur un catamaran ? Ce sera finalement le catamaran, pour une balade plus douce.

Pendant un long moment, on scrute l’horizon espérant l’apparition d’une nageoire, d’un souffle, d’un dos de baleine. Et puis, là-bas, il est là : un cachalot, majestueux, lent, tranquille. Il émerge, disparaît, puis réapparaît plus loin. Sur le retour, un groupe de dauphins vient tourner autour du bateau. Ils sautent, filent, virevoltent autour de nous, insouciants et libres. C’est simple et magique.

Après le dîner, on décide de changer de rythme. Envie d’un peu plus de spontanéité : on loue une voiture, direction Sete Cidades, bien décidés à retenter notre chance avec les miradors que la brume nous avait volés quelques jours plus tôt. Cette fois, la température est de notre côté.

On grimpe jusqu’à l’ancien hôtel abandonné qui domine les lacs bleu et vert. De là-haut, la vue est tout simplement époustouflante : les cratères, les reflets changeants, les contours des montagnes.

En fin de journée, comme un dernier clin d’œil du volcan, on prend la route de Ponta da Ferraria. Encore une surprise : une piscine naturelle dans l’océan, chauffée par une source géothermique sous-marine. Les vagues de l’Atlantique s’y engouffrent avec puissance. Même sans se baigner, l’endroit est exceptionelle.

Nous retournons à notre hôtel avec le sentiment du devoir accomplie grace a notre rendez-vous avec ces paysages extraordinaires.

Partie 4: La découverte continue

Un autobus vient nous cueillir à 9:00. On commence la journée sur les hauteurs, au Miradouro de Santa Iria. D’un côté, les falaises tombent dans l’Atlantique, de l’autre, des collines qui ondulent doucement sous un ciel changeant.

On redescend ensuite vers la plantation de thé Gorreana. Les rangées de thé s’étendent à flanc de colline. La visite de l’usine est courte mais fascinante : on sent le thé, on voit les machines ancestrales à l’œuvre, et on goûte. Thé noir, thé vert.

Avant de plonger dans la vallée de Furnas, on s’arrête au Miradouro do Pico do Ferro. Là-haut, c’est un véritable balcon sur le lac de Furnas. On devine la vapeur qui s’élève déjà par endroits.

C’est justement vers cette vapeur qu’on se dirige ensuite : Furnas, village thermal et gourmand. On y déguste le fameux « cozido das Furnas », un plat mijoté sous terre pendant plusieurs heures, grâce à la chaleur volcanique. Viandes, légumes, épices : le tout bien enveloppé dans une marmite enfouie dans le sol bouillant. Un repas unique, qu’on ne trouve qu’ici.

Pour digérer, rien de mieux qu’une promenade dans le Parque Terra Nostra. C’est un jardin botanique exotique, avec des arbres centenaires, un fameux bassin thermal couleur rouille. Johanne et Josée se sont baignées dans cet atmosphère relaxante.

La journée se termine à Vila Franca do Campo, petit village tranquille tourné vers l’océan. On marche dans les rues calmes, on observe les bateaux au port. Une balade relaxante en écoutant la mer se brisant sur les rocher. Fait inusité, nous y avons rencontré les gens de Toulouse rencontré la veille au restaurant.

Partie 3: On suit le flot

Aujourd’hui, l’autobus nous attendait à 9h15, le ciel était plutôt lourd penchant plus du côté de la pluie que du soleil. On commence la journée en douceur, direction une plantation d’ananas. Ici, pas de champs tropicaux à perte de vue. Les ananas poussent… en serre. Et ils prennent leur temps. Comptez 18 à 24 mois pour qu’un seul fruit arrive à maturité.

On déambule entre les allées, observant les différentes étapes de croissance, depuis les petites racines jusqu’aux ananas presque dorés. On goûte même à une liqueur d’ananas en fin de visite.

Prochain arrêt : le Miradouro da Boca do Inferno. Le nom promet une vue spectaculaire sur les lacs jumeaux de Sete Cidades… mais la brume en a décidé autrement. En haut, c’est un monde ouaté. Pas un lac en vue, juste du blanc à perte de regard. On prend la photo souvenir quand même juste pour un souvenir d’un rendez-vous manqué (ou remis).

Heureusement, la descente vers Sete Cidades offre quelques percées sous la pluie. On découvre enfin les lacs, séparés par un pont étroit, entourés de collines. Le village est paisible. On rapidement sous la pluie.

Dernier arrêt panoramique de la matinée : le Miradouro da Ponta do Escalvado. Et là, miracle : vue partielement dégagée ! La côte ouest se dévoile dans toute sa splendeur. Falaises abruptes. On en profite pleinement, comme pour compenser toutes les vues perdues dans les nuages.

L’après-midi, retour à Ponta Delgada, où l’on prend le temps de visiter le Jardim Botânico António Borges. Ce jardin est un petit bijou d’ombre et de fraîcheur, peuplé de fougères arborescentes, de bassins et de sentiers secrets. On y retrouve le calme de la nature. Puis, changement de décor avec une dernière visite : le fort São Brás, qui garde l’entrée du port. On y marche entre les canons, les murs de pierre et les vues sur l’océan.

Pour terminer la journée, souper dans un restaurant de tapas. Nous y installons en y étant presque seul sur une grande table qui se peuple rapidement de gens avec qui nous échangeons. Encore une fois, un souper inoubliable.

Partie 2: On retrouve peu à peu notre rythme

Ce matin, le réveil était un peu moins brutal que la veille : l’autobus est venu nous chercher à 9h00 pour une nouvelle journée d’exploration sur l’île de São Miguel. Direction Ribeira Grande, la principale ville du nord de l’île, où passé colonial et ambiance locale cohabitent dans un décor charmant.

À notre arrivée, c’est une vieille église qui nous ouvre la porte du passé. Pierre volcanique noire, détails baroques et une fraicheur humide à l’intérieur. On continue la visite à pied, en flânant dans les rues tranquilles. L’architecture a un petit côté figé dans le temps.

Puis c’est l’arrêt dégustation : liqueurs locales à l’honneur. Ananas, fruit de la passion, mures sont à l’honneur. On découvre que les Açores savent aussi séduire par les papilles. Chacun a sa saveur préférée. Pour Johanne et moi, c’est le fruit de la passion.

Après ce début de matinée savoureux, cap sur les hauteurs : le Miradouro do Pico da Barrosa, pour admirer le Lagoa do Fogo. Enfin… c’était l’idée. Parce qu’une fois arrivés, c’est une autre mer qui nous accueille : une mer de brume. On ne devine même pas les contours du cratère, il faudra revenir ou se contenter d’un fond blanc mystérieux sur les photos.

Sur le chemin du retour vers la côte, on s’arrête pour une visite d’une fabrique de céramique.

Dans les rues, on remarque des rangées d’érables, elles en disent long sur le vent qui balaie régulièrement l’île. Leurs branches ne poussent jamais droit, elles dessinent de courbes étranges.

L’après-midi se termine doucement avec la visite d’un jardin botanique, où les plantes tropicales cohabitent avec des essences venues des quatre coins du monde. On déambule dans le jardin en essayant de deviner l’origine des plantes et en admirant leur particularité.

Nous avions acheté des oranges dans un marché local, elles nous ont séduites par leur saveur unique et une texture juteuse. C’est certain que ce n’est qu’un début.

Puis, retour au port, avec les jambes un peu fatiguées, la tête pleine de mémoire et content de nos visites de la journée malgré le temps changeant des Açores.

Partie 1: Une longue journée

Il est à peine 7h15 quand notre avion se pose à Ponta Delgada. Très peu dormi – disons-le franchement, pas du tout. Johanne, Yvan, Josée et moi, on découvre ensemble les premiers souffles humides de cette île flottant au cœur de l’Atlantique.

On se le répète : il ne faut pas dormir. Pas même un petit clignement d’œil. On sait très bien que si l’un de nous cède, c’est la fin de la mission, on gère le décalage de 4h00.

Après un café noir, direction notre premier arrêt : le jardin de la résidence du gouverneur général.

Ce jardin, c’est une vraie surprise. Des allées bordées d’arbres exotiques, des palmiers qui semblent avoir des siècles, et une atmosphère presque hors du temps. On se promène tranquillement, les yeux petits, mais le charme opère. Josée s’émerveille devant les fleurs tropicales, Yvan photographie chaque recoin. On prend le temps de bien découvrir les lieux.

L’après-midi, on va marcher du côté du port, près de la marina. L’air salin nous fait du bien, ça réveille un peu les neurones engourdis. On découvre lentement cette ville qui se laisse connaître.

En fin d’après-midi, la faim commence à se faire sentir. On se met donc en quête d’un resto pour souper… mais on découvre vite un détail de la vie açorienne : ici, les cuisines ne rouvrent pas avant 17h30, parfois même 18h. Et nous, bien sûr, il est… 16h45.

Tout ces aventures nous ont permis de remplir notre mission et de se coucher bien après le coucher du soleil (20h15).

Intro: Découverte des Açores

Ça y est, les valises sont (presque) bouclées, les billets d’avion sont dans nos poches, et l’excitation est à son comble : direction les Açores, ce petit archipel perdu au milieu de l’Atlantique apartenant au Portugal. On part de Montréal avec un vol directe d’une durée de 5 heures environ . L’objectif est clair : se reposer, ne pas faire de film, prendre le large, changer d’air, et explorer ces îles volcaniques qui font tant rêver.

On a choisi une formule hybride pour ce voyage : semi organisé au début sur l’ïle de Sao Miguel, pour profiter de la semaine sans se casser trop la tête avec la logistique. Et ensuite, autonomie totale sur l’île de Pico, pour vivre l’aventure à notre rythme (je sais ce que vous penser)

Bref, c’est le début d’une belle aventure avec nos amis Josée et Yvan avec qui on a fait le voyage de Grèce. On a hâte de partager nos découvertes, nos coups de cœur, les soubresauts de la météo (qui peut être imprévisible) et tous ces petits moments inattendus qui rendent un voyage vraiment mémorable.

Partie 21: Tokyo: Bye bye…

Notre dernière journée au Japon a commencé par une visite du magnifique jardin du Palais Impérial de Tokyo. Situé au cœur de la capitale, cet endroit est un véritable havre de paix en pleine ville. Les jardins sont soigneusement entretenus, avec des allées bordées d’arbres majestueux et des étangs paisibles qui créent une atmosphère apaisante. Arrivés à l’ouverture, nous avons pris le temps de nous promener, admirant la fusion entre la nature et l’architecture traditionnelle japonaise. Une dernière immersion dans l’atmosphère unique de la capitale japonaise.

Après cette visite relaxante, l’heure du départ a sonné. Nous avons pris la direction de l’aéroport de Narita. Un peu confus sur la manière d’acheter les billets de train pour le Skyliner qui nous mène à Narita, nous avons réalisé qu’il nous restait encore des choses à apprendre sur le fonctionnement des transports au Japon.

Le Japon est un pays fascinant où la modernité côtoie des traditions millénaires, et chaque région que nous avons explorée nous a révélé un nouvel aspect de cette culture si riche et diversifiée. Nous repartons avec des images plein la tête (et le téléphone), des histoires à raconter, et surtout, une grande envie de revenir. Ce fut aussi un plaisir de partager cette expérience avec nos amis, Lucie et François, qui nous ont suggéré des activités que nous n’aurions pas nécessairement faites, mais que nous avons grandement appréciées.

Le Japon est l’un de mes pays préférés. Même si communiquer n’est pas toujours facile, malgré cette barrière, nous avons toujours été très bien accueillis. Je ne suis pas un fervent amateur d’essais culinaires, mais le Japon m’a appris à être plus ouvert. Je m’étais renseigné sur la cuisine japonaise, ce qui m’a permis de mieux l’apprécier et d’élargir mes goûts, sachant que la qualité des aliments est toujours au rendez-vous.

Au Japon, tout est précis. On peut régler sa montre sur l’exactitude des trains. C’est pareil pour les hôtels : si l’enregistrement est prévu pour 14 h et que vous arrivez avant, on vous proposera de garder vos valises jusqu’à cette heure.

Merci de votre intérêt pour ce voyage, et j’espère vous avoir donné envie de visiter ce merveilleux pays.

Partie 20: Tokyo: Fermer la boucle

Après avoir quitté Odawara en Shinkansen, nous avons filé vers Tokyo. À notre arrivée, nous nous sommes dirigés vers Ginza, l’un des quartiers les plus chics de la capitale japonaise. Notre première escale fut au Nissan Crossing, un espace dédié à la promotion de Nissan. Par la suite, nous avons visité le Ginza Art Aquarium, un lieu unique où l’art rencontre la nature aquatique. L’aquarium se trouvait au 8ᵉ étage d’un centre commercial luxueux, où la démesure est omniprésente.

Après cette première immersion dans Ginza, nous avons pris la direction de Takeshita Street, la rue éclectique du quartier de Harajuku. Après avoir traversé cette rue animée, nous avons rapidement parcouru le parc Yoyogi pour nous rendre au musée Kigumi, un lieu fascinant mettant en lumière l’art traditionnel du kigumi, une technique d’assemblage en bois sans clous, propre à l’architecture japonaise.

Nous avons ensuite pris de la hauteur en montant au sommet du Tokyo Government Building à Shinjuku. Ce gratte-ciel, dont la visite est gratuite, offre une vue panoramique spectaculaire sur Tokyo, et grâce à un temps clair, nous avons même aperçu le mont Fuji au loin.

La journée s’est poursuivie avec un dîner dans un restaurant à sushis sur convoyeur à Shinjuku, un incontournable culinaire du Japon. Une façon de célébrer notre dernier souper à Tokyo. Nous avons finalement fait une courte incursion dans la célèbre rue Omoide Yokocho, réputée pour ses yakitoris, ces petites brochettes japonaises savoureuses.