Jour-1:Juste de passage

Nous avions perdu l’habitude de nous lever tot, fébrile par l’aube d’un voyage qui commence. Tout était prêt et mais nous avons toutefois pris le temps de siroter un café. Cependant, ce qui ne devait être qu’un trajet transitoire est devenu une course aux activités. Le diner à Edmonston était irréel: les masques sont facultatifs au Nouveau Brunswick, le restaurant que nous étions avait des allures retro. Des chansons d’Elvis y jouaient. Nous trouvions nos lèvres dénudées, étant devenu pudique par l’habitude de cacher notre nez et bouche. Nous étions à une autre époque. Un temps pourtant pas si lointain qui, j’espère, est l’avant-goût d’un demain proche.
À la sortie de ce mirage, la route nous interpelait. Pourquoi pas un court arrêt au pont couvert le plus long au monde. On s’aventure sur le pont ne connaissant pas le code de l’alternance entre les véhicules. Nous aurions dû attendre que l’auto à l’autre bout traverse, mais notre méconnaissance des règles nous amène à jouer les impertinents. Par chance, les touristes sont patients entre eux.
Tiens, une usine de croustille, les activités sont cependant au ralenti le week-end, nous nous laissons tenter à acheter une collation locale tout à fait délicieuse.
Avec, tout le plastique qui entre dans les autos, pourquoi ne pas tester la côte magnétique de Moncton, un court arrêt qui nous demande d’avoir à nouveau d’avoir la naiveté des enfants. Nous fûmes surpris par toutes les activités tout autour : zoo, mini-putt, glissade d’eau. Faut croire que le magnétisme de cette côte attire les touristes.
Pour finir, un souper sur une route ou les autos d’antan se dandinent en va et vient… Une rue pleine de vie bordée de résidents qui, assis sur leur chaise de parterre, commentaient ces bolides d’une autre époque. Une première journée qui n’est qu’un avant-goût de notre périple.

Songe d’une nuit d’été

Une pause qui a duré plus longtemps que prévu. Des plans qui furent modifiés. Ce blog qui m’a manqué. J’aime écrire nos périples de voyage, il y a tant d’imprévus. Il faut s’adapter. Nous planifions ce voyage depuis le mois de janvier. Nous avons jonglé avec plusieurs destinations en pesant le pour et le contre. La conclusion, il fallait rester au Canada et de préférence ne pas prendre l’avion. La Nouvelle-Écosse restait notre valeur la plus sure malgré la bulle atlantique. Nous partons demain vers cette nouvelle aventure. Et pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en réalisant un film, il semble bien que nous ayons la piqure du cinéma. La préparation est différente, les recherches plus poussées. Nous ne sommes plus des touristes mais des émissaires à la recherche des curiosités qui plaira à l’audience tout en restant vrai. Nous ne pouvons plaire à tous, mais nous cherchons à plaire au gens comme nous qui trouvent que les voyages enrichissent les expériences de vie. On se retrouve en Nouvelle-Écosse.