Journée 15: Frénésie du week-end

Nous nous laissons rapidement gagner par le rythme urbain. Le stationnement est gratuit dans la plupart des rues le week-end. Je trouve que c’est un bon incitatif pour attirer les gens dans les centres-villes. Nous nous sommes permis un court arrêt pour une photo commémorative à l’université Dalhousie (j’y avais passé 6 semaines pendant les vacances d’été du CEGEP). Se retrouver ainsi au même endroit, plus de 40 ans plus tard, c’est comme si je me retrouvais avec la naïveté de jadis. L’arrêt terminé, nous sommes allés au jardin public d’Halifax. C’est un superbe jardin de style victorien, que est vraiment très bien aménagé. On se laisse vite transporter à admirer la flore si bien manucurée. La faune aussi y était active. Le chant des oiseaux (pas toujours harmonieux), les canards qui ne se soucient plus de la proximité des gens. Selon moi, c’est un incontournable.
Puisque nous étions près de la citadelle, nous y sommes arrêtés. Une visite historique agrémentée du coup de canon lorsque sonne midi. Nous y retournerons car il semble y avoir des tours de groupe. Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire et au parc, je conseille de prendre la passe annuelle de parc Canada.

L’après midi s’est déroulé à déambuler, ça et la, sur la terrasse du port d’Halifax. C’est ainsi qu’on fait des découvertes inusités. La terrasse était bondée et les gens semblaient faire la même chose que nous: se promener à admirer Halifax.
En fin d’après-midi, nous avons décidé de faire la visite de l’ile Georges. Je me disais que ça ne serait qu’un tour de bateau pour voir Halifax. Au contraire, cette visite est agrémentée d’un tour guidé intéressant et très instructif. L’ile plutôt discrète a son rôle à jouer dans l’histoire d’Halifax. Je conseille cette visite avec la visite guidée.
La soirée s’est terminée par un souper dans un bon resto italien. Quand c’est plein, c’est bon signe, nous avons même dû manger au bar. Je réitère mon conseil: en Nouvelle-Écosse, vous devez souper tôt. Il était à peine 18h00 et nous avons eu tout juste de la place. En début de PM, nous avons voulu réserver dans un autre resto et c’était plein pour la journée.

De plus, nous sommes content d’être à Halifax pendant un week-end. La beauté des ville vient en partie de l’énergie de ses gens.

Jour 14: Transition urbaine

Une nuit au son de la mer et du vent. L’hôtel donnait directement sur la mer. Au lever, nous retournons à Peggy’s cove. Le scénario est sensiblement le même qu’hier. Les vagues heurtent violemment les rochers. Il devient facile de comprendre la rudesse des éléments à cet endroit. En fait, Peggy’s cove est le phare le plus photographié au Canada et est certainement le point de convergence de tous les touristes de la Nouvelle-Écosse.
Le second arrêt est à l’opposé d’Halifax, il s’agit de la plage de Laurencetown. Surtout fréquenté par les surfeurs. Débutants et expérimentés la fréquentent. C’est une plage de galets, déconseillé pour les dos sensibles (en fait tous les dos).

Nous n’étions pas enthousiaste d’aller à Halifax, peut-être parce que nous avions vu tellement de joli paysage naturel, peut-être que nous étions un peu fatigué, peut-être sommes nous devenus xénophobes, qui sait?

Nous avons pris le traversier Dartmouth Halifax pour nous introduire Halifax. Petit à petit l’énergie est revenue. Nous nous sommes promenés sur un quai rempli de monde. L’esprit est à la fête. Un petit conseil, faites des réservations pour les restaurants, même à 16h30, il y a des files et des attentes interminables. L’atmosphère festive nous redonne lentement le goût de la ville. Nous avons déjà hâte à demain.

Jour 13: Journée de repos (ou presque)

La pluie a commencé lors de notre départ de Lunenburg après un déjeuner copieux. Destination, Halifax. Une petite pause magasinage. Le but était plus de flâner dans les magasins plutôt que de vraiment acheter des choses. Un arrêt à la NSLC pour faire la provision de vin (en fait nous n’avons pas abuser du vin pendant ce voyage). La destination finale était Peggy’s Cove célèbre pour son phare (le plus photographié au Canada). Notre commande, un éclairci de 30 minutes. Nous avons été plus qu’exaucer. Le vent du large soufflait avec vigueur. Les touristes butinaient autour du phare. Les vagues valsaient au gré du vent. La nature était déchaînée mais le phare demeurait stoïque. Des percées de ciel bleus semblaient perdu parmi la mer de nuage. Nous nous sentions minuscule dans toute cette symphonie. Nous étions assourdis au bruit de la mer et du vent. Le temps passent sans que l’on s’en aperçoivent. Il est temps de regagner notre hôtel tout près qui est adossé à la mer et à sa musique si relaxante.

Journée 12:

Ida (ouragan) amènera de la pluie demain selon la météo. Nous devons en tenir compte dans nos choix d’activités. Nous nous dirigeons vers Mohane Bay, une petite ville de Nouvelle-Écosse caractérisée par ses 3 églises. Une petite saucette le matin pour quelques photos et nous décidons d’aller à Blue Rocks, un village des plus pittoresques d’où nous voulions y faire du kayaks de mers. Après les instructions d’usage sur la sécurité et l’utilisation du kayak, nous nous aventurons à travers les archipels qui bordent l’océan. Rien ne ressemblent plus à une petite ile, qu’une autre petite ile. Nous nous sommes un peu égarés en pagayons tant bien que mal dans cette nature de bord de mer. Une expérience vraiment amusante. Étant néophyte dans le domaine du kayak, la ligne droite n’était pas une option, nous louvoyions sur l’eau avec la grâce d’un poisson hors de l’eau. Mais que demandé de plus qu’une nature qui nous est insolite par un beau soleil radieux. Nous retrouvons la baie de départ tout juste avant la fin de notre location. Nous sommes heureux de l’expérience et pour célébrer le tout, pourquoi ne pas prendre un cornet de crème glacée au caramel salé au magasin général. À notre grande surprise, nous devons faire la filée devant ce rikiki magasin.

Une petite mésaventure nous attendait, notre drone n’a pas résisté au contact avec le sol et s’est fracturé un bras ce qui mettra fin à sa carrière pour ce voyage.

Un peu désolé par cet incident, nous retournons à Mahone Bay qui a repris vie (ici c’est plutôt calme tôt le matin). Encore une fois, notre sens de l’orientation à fait défaut. Nous voulions marcher un peu sur la piste cyclable (qui parait-il part d’Halifax pour Yarmouth) et sommes partis dans la mauvaise direction. Lors notre retour à la civilisation, nous avons été noyé notre désarroi (j’en mets un peu ici) dans des échantillons bière de la brasserie Saltbox. Encore une fois, d’autres personnes avait eu la même idée (je ne sais pas s’ils se sont perdus eux aussi).

Mahone Bay est vraiment une charmante petite ile, Maisons, restaurants et commerces rivalisent d’audace dans le choix des couleurs ce qui donne à la ville chaleur et caractère,  Une ballade d’après-midi que je conseille.

Nous logions à Lunenburg, le berceau du Bluenose. Notre hôtel est une vielle maison victorienne (Marineer King) en plein coeur de la ville. Nous sommes sous le charme autant par l’accueil que le décor. Lunenburg semble vouloir aussi rivaliser sur le choix de ses couleurs de bâtiments ce qui donne de la vivacité à cette ville côtière. En ce mercredi soir, le choix des restaurants devient un soucis. Plusieurs d’entre eux nous parlent de 2 heures d’attente. Nous trouvons finalement, un casse-croute réputé qui permettra de survivre jusqu’au matin (j’exagère encore un peu).

Jour 11: La nuit porte conseil

Encore une fois l’itinéraire s’est matérialisé à 4h00 du matin. Au lever, direction Liverpool, un jardin de sculpture de béton avait attiré notre attention. À notre grande surprise, nous arrivons chez une pépinière. Nous reconnaissons quelques sculpture du site ça et là. En fait, derrière le magasin se cache un grand jardin parsemé de sculpture. Nous sommes vraiment charmés par ces œuvres se disant que nous aurions manqué quelque chose si nous n’avions pas fait ce petit détour. Nous avons même échangé quelques mots avec e propriétaire artiste.
Cette visite a égayé notre route jusqu’à notre second arrêt: la plage de Crescent Beach. J’adore me promener en auto sur les plage. En fait, cette plage relie la terre ferme aux îles de LeHave. Un bel arrêt ou les gens locaux viennent faire des marches et relaxer. Les îles de LeHave sont plutôt tranquille sans grande attraction mais avec des paysages bucoliques.
Puis, nous nous dirigeons vers le parc Ovens. Il s’agit avant tout d’un site de camping adjacent à la mer. Un court traversier est nécessaire pour traverser la rivière LeHave. Arrivé au parc, nous faisons une randonnée de 45 minutes sur le bord des falaises. Nous sommes subjugués par la beauté des points de vue. C’est très bien aménagé et, selon nous, à valait le détour. Ce site à été habité par des chercheurs d’or et vous pouvez tenté votre chance (en fait, je crois que vous risquez de perdre votre temps).

Jour 10: Après la pluie, le beau temps

Nous nous levons ce matin, et la pluie avait décidé de laver l’auto recouverte de poussières provenant de nos promenades sur des routes de terre. Nous avons rendez-vous au Village Historique acadien. A cet endroit est reconstitué la vie des acadiens dans les années 1850-1900. Des figurants nous expliquent leur métier: forgeron, constructeur de doris, pêcheur… Un tour très intéressant et instructif. Le paysage de bord de mer est somptueux, dommage que le temps était maussade. Les acadiens et les gens de la Nouvelle-Écosse sont des gens accueillants et courtois. Je conseille cette visite à quiconque s’intéresse à cette culture et et cette époque.
Un court arrêt au Sandy Point Lighthouse. Sa particularité est qu’il est entouré d’eau. Je ne crois pas que ça vaut le détour.
Finalement, le temps se dégage et nous décidons de faire un arrêt au parc Kejimkujik – bord de mer. Il faut savoir qu’il y a 2 parcs Kejimkujik, l’autre étant dans le centre de la Nouvelle-Écosse. Une marche de près de 2 km est nécessaire pour se rendre à la plage de sable blanc. Encore une fois, de très beau paysage. Il est facile de s’asseoir et d’écouter le bruit de la mer. Nous étions pratiquement seul avec les oiseaux de bords de mer. Au retour, les moustiques ont décidé de se servir de nous comme un buffet. Pas surprenant d’avoir croisé des gens avec des chapeaux moustiquaires.

Même si nous venons du même pays, nous nous sentons dépaysé en Nouvelle-Écosse: les paysages sont différents, il existent une grande variété de culture, les activités sont diversifiées. On découvre toujours quelque chose qui pique notre curiosité. Nous sommes très contents de notre destination.

Jour 9: Toujours à l’ouest

Digby nous semblait un peu plus vivante qu’hier. Des artisans montaient leurs kiosques sur la rue principale. Les navires stationnés au quai représentent l’image de marque de cette ville. Nous quittons notre Bed & Breakfast pour Yarmouth en suivant la route D’Évangeline. Nous sentons l’influence acadienne dans cette région. Pour se mettre dans l’ambiance, nous écoutons un poste FM de musique traditionnelle acadienne. Un air d’Angèle Arseneault nous rappelle un temps lointain.

Nous avions réservé un tour pour monter le phare du Cap Fourchu (il est important de réserver à l’avance). Une montée de 75 m dans un petit escalier en tire-bouchon. Une montée pas très difficile mais qui vaut la vue par beau temps. Nous fûmes surpris de l’étendue du parc entourant le phare et de son aménagement. Ce site appartient à la ville et est son attrait majeur. Je conseille ce lieu à tous.
Puis, un détour à Barrington pour visiter le musée du moulin à carder. Selon le site, il était ouvert le dimanche et fermé le lundi. Et bien c’est le contraire. Tel un chat qui retombe sur ses pattes, nous décidons d’aller visiter la plage de North East Point sur l’île de Cape Sable. Une belle petite plage de sable blanc. Parfait pour s’y reposer et prendre un peu de soleil. Un arrêt qui a valu le détour.

L’hôtel étant dans le centre-ville historique de Yarmouth, une ballade s’impose. Plusieurs bâtiments intéressants mais l’ambiance n’y était pas. Les rues étaient presque vide. Nous cherchions un resto, mais rien nous inspirait. Sauf que nous en avons croisé un restaurant de fruit de mer bondé. Nous nous informons et la seule place disponible était un petit coin isolé, mal éclairé. Notre flair ne nous avait pas trompé, le souper fût somptueux.

Jour 8: On ne sait pas ce que sera le lendemain

Lever au chant du coq (métaphore). Nous nous dirigeons vers le plus beau phare de l’île. Encore une fois, nous sommes seul au monde. Nous en profitons pour faire quelques photos du phare et des environs. Ce sont des paysages de nature tel que l’on s’y attend, de plus la température coopère. Nous retournons à l’endroit d’où nous avions pris le coucher du soleil le soir précédent, à la recherche de nos amis les phoques: aucun phoque. Nous pouvons mieux les observer à marée basse. Après une autre petite randonnée, nous quittons l’île pour aller visiter le « balancing rock ». Une roche de basalte qui semble en équilibre précaire. Une belle randonnée qui fût interrompue par un téléphone: le tour de bateau de pêche au homard est annulé. Nous avions tellement hâte de rencontrer la gentille demoiselle que nous avions contacter et faire ce tour.

Mais rien n’arrive sans raison. Nous arrêtons à un stand où pleins de gens attendaient. C’était pour une croisière à la baleine en zodiaque. Il y aurait 2 places si on se décide à l’instant. En catastrophe, nous empoignons nos caméras et enfilons nos combinaisons de flottaison pour littéralement sauter dans le zodiac. Sitôt parti, nous observons l’océan à la recherche de mammifères marins. Nous sommes content de ce choix de véhicule, les zodiaques nous baratte beaucoup moins que les bateaux. Des dauphins viennent nous saluer au grand plaisir des passagers. Un macareux disparaît avant même que nous l’ayons photographié. Nous l’avons reconnu à son bec orange. Ce fût encore un moment de frénésie dans l’embarcation. Puis, le clou de la croisière, des baleines à bosses nous identifient leur emplacement par leurs jets d’eau. Tous sont unanimes, un tour de 2h30 bien agréable. Nous avons beaucoup aimé. Puis, destination Digby, ou une Bed and Breakfast nous attend. Nous n’avons pas trouvé d’attraits particulier à cette ville, sauf les pétoncles qui sont parait-il délicieux (selon Johanne).

Jour 7: Vers l’ouest

C’est sous un atmosphère feutré que nous faisons notre entrée dans la ville d’Annapolis Royal. Le brume ajoute à ce climat de mystère. Ce qui ne devait être qu’un arrêt rapide s’éternise. Une charmante ville historique qui s’éveillait sous un brouillard qui lève son voile peu à peu. Une marche calme sur le bord de l’eau nous dévoilait les charme de cette ville. Nous sommes conquis. Port Anne, un fort qui s’intègre à la ville nous rappelle le passé. … Notre but premier était la visite de Port Royal. Ce fort fut conçu par Champlain en 1605. Cette reconstitution nous montre le mode de vie de l’époque. Nous avons aimé la valeur historique mais avons trouvé qu’il y manquait un peu d’atmosphère peut-être parce que les figurants brillaient par leur absence. Mais notre cœur était avec Annapolis Royal, nous y sommes retournés sous un beau soleil ardent pour refaire le pèlerinage du matin.
L’horloge nous ramène à la réalité. Il a fallu se battre contre le temps pour attraper de justesse le premier traversier qui nous conduira vers l’île Brier. Un second traversier est nécessaire pour atteindre l’île.
Après un court repos, nous visitons les attraits de l’île. Des paysages uniques et pittoresques. L’île est prisé par les oiseaux. Nous pouvons aussi y apercevoir des phoques à marée basse. Par chance, nous en apercevons un sur un rocher qui regarde le courant de la marée. On nous avait dit que l’endroit pour les apercevoir était la baie des phoques. Après une randonnée d’un km, nous apercevons des têtes de phoques dans l’eau qui joue aux marmottes des fêtes foraines: se cachant dès que l’on veut les photographier. Finalement, on nous conseille un endroit pour observer le meilleur coucher de soleil de l’île. Le vent se lève mais nos cœurs sont réchauffés par ce merveilleux spectacles de la nature (malgré les moustiques qui nous prennent pour un buffet).

Jour 6: Le voyage continue

Aujourd’hui, direction la mer. Hall’s harbour est une petite baie pittoresque qui donne sur la baie de Fundy. Les effets de la marée y sont très marqués. Nous y allons pour la marée basse. Les bateaux reposent sur leur coque, c’est à se demander s’il ne sont pas échoués. Seul un restaurant de fruit de mer longe cette baie. La zone est désertée, on se sent seul au monde. Une marche sur les galets à la recherche de grotte n’a pas donné de fruit. Nous nous demandons ou ont-elles été cachées? Une question qui demeurera sans réponse.
Puis direction Backsters fall, par chance un blog nous a donné précisément son emplacement. Une des plus belles chutes de la Nouvelle-Écosse parait-il. Si c’est le cas, on ne vient pas en Nouvelle-Écosse pour ses chutes. Par contre, le paysage est bucolique. Un paysage relaxant au bruit de la mer entremêlé à celui des chutes. L’eau de la mer rend le temps chaud et humide un peu plus supportable.
Puis, retour à Hall’s harbour. La vie a repris, une vrai fourmilière. Les gens se dirigent vers le restaurant pour commander des produits de la mer. On se joint à la parade pour un Lobster Roll (Johanne) et une poutine au homard (pour moi, je ne voulais pas être trop dépaysé). Le gérant (propriétaire?) voyant nos caméras sort un homard de 16 lbs. Je n’avais jamais vu un homard aussi gros. Certains bateaux retournent à la mer. C’est le rythme des marées.
Enfin, retour à Wolfville qui est reconnu pour ses vignobles. Chacun offre une dégustation: pour 10$ à 15$, nous avons de 3 à 5 verres d’un once de vin chacun. On peut facilement se laisser emporter. Par chance, il est possible d’acheter un tour en autobus de quatre vignobles pour éviter les abus.