Partie 6 : St. John’s, Terre-Neuve (Bon… je ne sais plus quelle heure)

Aujourd’hui, escale à St. John’s, capitale colorée de Terre-Neuve. Déjà, ça commence avec un casse-tête horaire : le navire ne change pas d’heure, alors qu’à terre, il est une demi-heure de moins. Une demi-heure ! Juste assez pour mélanger tout le monde… mais pas assez pour se sentir vraiment dépaysé.

Nous décidons de jouer aux touristes disciplinés et prenons l’autobus Hop-on Hop-off (ou comme je l’appelle, Hop-in Hop-out, selon l’humeur !). Premier arrêt : Signal Hill, site historique d’où Marconi a envoyé la toute première communication sans fil transatlantique. Après avoir admiré la vue, une petite randonnée nous mène jusqu’au géo-musée. Culture et cardio, tout ça dans la même matinée !

Prochain arrêt : Quidi Vidi Village, un petit hameau pittoresque, presque sorti d’une carte postale, avec ses maisons colorées au bord de l’eau. On s’y sent un peu comme dans un conte.

Puis cap sur Cape Spear, le point le plus à l’est de l’Amérique du Nord. Autant dire que si on avançait d’un pas de trop, on tombait directement dans l’Atlantique ! La maison du gardien du phare nous a plongés dans une autre époque, quand vivre ici signifiait braver les tempêtes pour sauver des marins.

Petit accroc à notre périple : l’autobus était plein au retour, impossible d’y monter. Disons que la patience n’était pas mon fort à ce moment-là… j’ai sorti mon téléphone et appelé l’entreprise. Finalement, la vingtaine de personnes coincées a pu rembarquer et rentrer en ville. (Moralité : il ne faut jamais sous-estimer la détermination d’un voyageur téméraire)

De retour à St. John’s, balade au cœur de la ville avec ses fameuses maisons Jellybean, aux couleurs éclatantes comme un paquet de bonbons géants. Pour compléter l’expérience, arrêt dans un pub afin de goûter une bière locale… brassée avec de l’eau d’iceberg. Oui, oui, rien de moins ! L’impression de boire 10 000 ans d’histoire à petites gorgées.

Retour au navire pour une collation et le traditionnel spectacle du soir : ce soir, ce sera Les Beatles. Pas les vrais (on s’en doute).

Les trois prochains jours seront en mer, donc moins d’aventures à raconter. Mais je me reprendrai en Islande, promis !

Partie 3 : Escale à Gaspé (si on peut dire… )

Hier, nous devions aller chercher un billet pour la navette. Nous nous sommes repris ce matin et avons hérité du groupe 10. Pour changer un peu de la routine, nous avons décidé de déjeuner à la salle à manger. Le menu ressemble à celui du buffet, mais le service à table donne une petite touche de confort.

Le débarquement était prévu pour 10 h… mais à 13 h, nous étions encore coincés sur le navire. Un mélange de frustration et d’impatience flottait dans l’air. Finalement, un peu avant 13 h 30, nous posions enfin le pied à Gaspé.

Pas de temps à perdre : nous avons traversé rapidement le pont pour emprunter la promenade Jacques-Cartier et rejoindre le Berceau du Canada, ce site historique qui retrace entre autres l’arrivée de Jacques Cartier en 1534. La visite a été écourtée par une forte averse, qui nous a rattrapés sans prévenir. Nous avons ensuite fait une petite incursion dans le centre-ville suivi d’une visite au musée de Gaspé.

Puis, déjà, il était temps de reprendre le chemin du navire. Une escale écourtée, un peu chaotique, mais qui nous a tout de même permis de goûter à un petit bout d’histoire gaspésienne.

Partie 2: Escale à Baie-Comeau

Au lever du jour, nous approchions de notre première escale : Baie-Comeau. À notre grande surprise, tout était déjà bien organisé à notre arrivée. Une navette nous attendait au quai, et des représentants de l’office de tourisme, souriants et empressés, nous accueillaient avec cartes, suggestions et quelques anecdotes sur leur ville. Cette année, seize bateaux de croisière s’arrêtent à Baie-Comeau, et notre navire est celui qui transporte le plus grand nombre de passagers.

Le centre-ville était plutôt tranquille en ce samedi matin, mais chaque personne croisée semblait heureuse de voir des visiteurs débarquer. En marchant vers le lac aux Canards, nous avons échangé quelques mots avec des habitants curieux de savoir ce que nous comptions visiter. La randonnée de 7 km dans le boisé St-Gilles nous a permis de profiter du calme de la forêt.

Au retour, la grotte Sainte-Amélie a ajouté une touche spirituelle à la journée. Mais c’est surtout le musée-église Sainte-Amélie qui nous a marqués : en plus de la beauté du lieu, des guides passionnés nous ont transmis l’importance de ce patrimoine pour les gens de Baie-Comeau.

Avant de regagner le navire, nous sommes passés devant la maison de Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada, puis par le parc des Pionniers. C’est là que nous avons découvert le fameux serpent de pierres, une œuvre imaginée par Hugo, un petit garçon de 8 ans.

Une journée riche en nature, en culture, mais surtout en chaleur humaine.

De retour à bord, la routine de croisière s’installe : spectacle (d’humour, cette fois) et souper à la salle à manger.

D’autres aventures nous attendent.

Partie 1 – Québec, journée d’embarquement


Ça y est, le grand départ ! Nos amis Josée et Yvan nous ont déposés au port de Québec, un dernier sourire, un dernier au revoir avant l’aventure. Comme nous étions déjà préenregistrés, il n’a fallu que quelques minutes pour franchir les formalités et poser enfin le pied sur le navire. À chaque fois, la même impression nous saisit : entrer dans une petite ville flottante, un monde à part qui sera notre maison pour les prochaines semaines.

Fidèles à nos habitudes, nous avons sillonné tous les ponts, montant et descendant les escaliers presque déserts (les gens préfèrent les ascenseurs), histoire de nous imprégner de chaque recoin. Ce soir, nous voulions prendre le temps de regarder Québec s’éloigner doucement, mais le départ du navire a été retardé. Nous sommes donc allés directement à la salle à manger. Le menu, déjà alléchant, nous mettait l’eau à la bouche.

Pour bien lancer le voyage, un spectacle d’ouverture présentait les artistes et les spectacles qui nous attendent tout au long de la croisière. Le navire est plein : aucune cabine de libre. Beaucoup de Québécois à bord et, de façon générale, une clientèle plutôt âgée. Ceux qui ont opté pour le forfait boissons sont faciles à repérer : la fête est déjà commencée pour eux. De notre côté, nous avons choisi la sagesse et avons glissé quelques bouteilles de vin dans nos bagages. L’une d’elles a été inspectée par la sécurité et n’a rejoint notre cabine que plus tard, ce qui nous a donné une petite frayeur.

L’aventure ne fait que commencer…

Journée 26: Nous ne voulons plus partir

Nous avons couché à Port Hood dans un Bed & Breakfast tenu par des Québécois. Ils nous invitent à voir le port car c’est le temps de la pêche au thon. Nous y sommes allés sans succès. Le lendemain matin, le propriétaire s’installe avec son ordinateur durant le déjeuner et nous raconte une partie de l’histoire de l’île du Cap Breton. Nous sommes pendus à ses lèvres. Même si nous avons plusieurs centaines de kilomètres à faire, nous ne pouvons pas nous passer de l’information qu’il nous transmet et qui se termine par une performance au violon. Nous quittons à regret cette région et traversons la chaussée de canso pour un arrêt à Antigonish. Le but : un arrêt au magasin de Peace By Chocolate. Ce magasin a été fondé par un réfugié syrien. Son histoire a été l’objet d’un livre et d’un film. C’est ainsi que se terminera notre aventure en Nouvelle-Écosse. Un voyage qui a surpassé nos attentes. Des paysages époustouflants, des activités enlevantes et par-dessus tout, des gens plus que charmant. Merci de votre lecture at au prochain voyage !

Journée 25: Les dernières visites

Ce matin, nous avions une rencontre avec le pro du plus beau golf au Canada : Le Cabot Cliff à Inverness. Une rencontre intéressante qui nous a permis de jouer quelques trous sur le golf le plus dispendieux au Canada. Le vent semble toujours de la partie sur ce parcours. Une superbe expérience.
Puis, le néant, nous étions devant tant de choix pour cette dernière journée. Nous retournons à Cheticamp (bastion Acadien) pour visiter les 3 pignons : un musée sur l’artisanat acadien et particulièrement les tapis. Une visite très intéressante pour tous ceux qui s’intéressent aux arts manuels.
Puis, visite de la mine de plâtre. Une courte randonnée qui s’est avérée plus longue et difficile que prévu : un mauvais tournant et nous gravissons laborieusement une pente très abrupte pour y trouver un cul de sac. Il a fallu autant de labeur pour redescendre. Finalement, en utilisant le bon chemin, nous nous retrouvons devant le lac vert émeraude. Tous nos efforts sont immédiatement oubliés.
Une belle promenade sur la plage d’Inverness conclut cette journée bien remplie. L’eau y est aussi chaude qu’au Nouveau Brunswick. Un trottoir en bois sépare d’une et plage du parcours de golf. Ainsi se conclut cette découverte de la Nouvelle-Écosse, il y a tant à faire et à découvrir.

Journée 24: Choisir son sens

Les gens argumentent sur le meilleur sens pour faire le Cabot Trail. Quant à nous, c’est le sens anti-horaire que l’on privilégie. Pourquoi? Une intuition. Peut-être pour être plus près de la mer et aussi car le sens horaire est le plus courant. Nous ne l’avons pas regretté car la route est un crescendo de paysage: des panoramas à couper le souffle et comme finale la randonnée la plus populaire de la route, le Skyline trail. Nous avons fait quelques randonnées aujourd’hui mais aucune aussi bondée. La vue est vraiment impressionnante et le retour un peu plus difficile. La seule déception de la journée, nous n’avons pas vu d’orignal. J’étais quand même sceptique sur la possibilité d’en croiser, bien qu’un dame nous a dit qu’elle en avait vu un près du Skyline trail. Toutefois, il faut s’y prendre tôt pour les repas, vers 17h30, nous sommes allés dans un resto conseillé par l’agence touristique à Cheticamp et c’était complet. Par chance, on nous a suggéré la terrasse. nous ne pouvions pas nous plaindre avec un 19 C, un beau soleil radieux et peu de vent. Encore une journée remplie de merveilleux paysages qui génèrent de fabuleux souvenirs.

Journée 23: Il ne faut pas se fier qu’à la route

Faire la Cabot trail, c’est bien plus que de suivre la route et faire les points d’observation. Ce n’est qu’un prétexte qui permet de faire des randonnées et étendre nos visites. Ce matin, nous partons pour Meat Cove, aux confins de l’île du Cap Breton. Ce lieu attire car c’est une fin en soin, on ne peut aller plus loin. Nous ne nous sommes pas contenter d’y aller, nous avons décidé de faire la randonnée qui y est associé de 3.8 km. Heureusement, nous avions des informations car nous ne l’aurions jamais trouvé. Un début assez ardu, assisté par des cordes installées par les habitants du coin qui ont dû prendre en pitié les touristes téméraires. Arrivé en haut, comme récompense, nous avions un superbe point de vue sur la mer et les montagnes avoisinantes. Pour compléter la journée, nous avons fait le détour panoramique de la cabot trail. Une dérivation proposée par l’agence touristique avec des vue à coupler le souffle. Nous avons même découvert une plage non identifiée juste en arrêtant près d’autos stationnés sur le bord de la route. Ce qui est dommage c’est que nous n’aurons pas assez de temps pour découvrir les secrets de ce lieu enchanteur.

Journée 22: Vers les hautes-terres

Un déjeuner style buffet, il y a longtemps que je n’avais pas vu cela. Nous avons 90 km à faire pour se rendre en Ingonish.Ça semble peu, mais ça peut s’avérer très long. Pleins d’arrêt dans des petites boutiques, des points d’observations, des petits cafés. D’une place à l’autre, on nous fait de nouvelles suggestions. Arrivé à Ingonish, ce n’est qu’un début. Nous faisons la piste middle head, une piste de 3.6 km avec encore là plein de point d’observation, au bout nous sommes au milieu de l’océan.
Puis, direction gondole. Un centre de ski offre depuis la fin août la possibilité de voir du haut de la montagne toute la région. Rendu en haut, on nous apprend qu’une randonnée de 4 km est possible (il est cependant trop tard).
Après notre descente, c’est la course à l’essence, le seul poste encore ouvert ferme à 19h00 et n’ouvre qu’à 9h00 le lendemain. En Nouvelle-Écosse, faut fonctionner au rythme des néo-Écossais.

Journée 21: Sous une couverture nuageuse

Une journée plutôt couverte de lourds nuages aujourd’hui, d’ou le choix de musées. Nous nous dirigeons vers Glace Bay ou l’on retrouve le Miners Museum. Un musée qui décrit la vie des mineurs de charbons de cette région. Le musée est très bien fait et un tour de la mine est possible. De vrais mineur nous font faire le tour guidé. Il faut bien comprendre l’anglais pour suivre les histoires que nous racontent ce mineur, c’est le seul bémol du musée. Ses histoires nous transportent à différentes époques et nous décrit le travail dans différentes conditions. Notre casque de sécurité nous sert très souvent car le plafond des mines est parfois assez bas. La hauteur de la mine dépend de l’épaisseur de la veine de charbon.

Après un arrêt au site de transmission de Marconi, un lieu historique tout près du musée, nous nous dirigeons vers Baddek pour visiter le musée de Graham Bell. Le téléphone n’est qu’une petite partie de son travail, il est intéressant de lire sur ses travaux sur l’aviation et les hydroglisseurs.

Baddeck est un village du centre du Cap Breton et dont l’activité économique semble être basée sur le tourisme. C’est une charmante ville tranquille. Une ballade dans son petit centre-ville et près du Lac du bras d’or est relaxante et apaisante. On nous avait conseillé d’aller mangé au Baddeck Lobster Supper. Encore une fois il faut s’y prendre tôt. À 17h00, nous avons dû attendre 15 minutes et nous sommes en basse saison. Les gens qui sont arrivés après nous devaient attendre plus de 30 minutes. Le restaurant n’a rien de chic et les produits de la mers sont servis sans artifices mais sont toutefois succulents.