Jour 8: On ne sait pas ce que sera le lendemain

Lever au chant du coq (métaphore). Nous nous dirigeons vers le plus beau phare de l’île. Encore une fois, nous sommes seul au monde. Nous en profitons pour faire quelques photos du phare et des environs. Ce sont des paysages de nature tel que l’on s’y attend, de plus la température coopère. Nous retournons à l’endroit d’où nous avions pris le coucher du soleil le soir précédent, à la recherche de nos amis les phoques: aucun phoque. Nous pouvons mieux les observer à marée basse. Après une autre petite randonnée, nous quittons l’île pour aller visiter le « balancing rock ». Une roche de basalte qui semble en équilibre précaire. Une belle randonnée qui fût interrompue par un téléphone: le tour de bateau de pêche au homard est annulé. Nous avions tellement hâte de rencontrer la gentille demoiselle que nous avions contacter et faire ce tour.

Mais rien n’arrive sans raison. Nous arrêtons à un stand où pleins de gens attendaient. C’était pour une croisière à la baleine en zodiaque. Il y aurait 2 places si on se décide à l’instant. En catastrophe, nous empoignons nos caméras et enfilons nos combinaisons de flottaison pour littéralement sauter dans le zodiac. Sitôt parti, nous observons l’océan à la recherche de mammifères marins. Nous sommes content de ce choix de véhicule, les zodiaques nous baratte beaucoup moins que les bateaux. Des dauphins viennent nous saluer au grand plaisir des passagers. Un macareux disparaît avant même que nous l’ayons photographié. Nous l’avons reconnu à son bec orange. Ce fût encore un moment de frénésie dans l’embarcation. Puis, le clou de la croisière, des baleines à bosses nous identifient leur emplacement par leurs jets d’eau. Tous sont unanimes, un tour de 2h30 bien agréable. Nous avons beaucoup aimé. Puis, destination Digby, ou une Bed and Breakfast nous attend. Nous n’avons pas trouvé d’attraits particulier à cette ville, sauf les pétoncles qui sont parait-il délicieux (selon Johanne).

Jour 7: Vers l’ouest

C’est sous un atmosphère feutré que nous faisons notre entrée dans la ville d’Annapolis Royal. Le brume ajoute à ce climat de mystère. Ce qui ne devait être qu’un arrêt rapide s’éternise. Une charmante ville historique qui s’éveillait sous un brouillard qui lève son voile peu à peu. Une marche calme sur le bord de l’eau nous dévoilait les charme de cette ville. Nous sommes conquis. Port Anne, un fort qui s’intègre à la ville nous rappelle le passé. … Notre but premier était la visite de Port Royal. Ce fort fut conçu par Champlain en 1605. Cette reconstitution nous montre le mode de vie de l’époque. Nous avons aimé la valeur historique mais avons trouvé qu’il y manquait un peu d’atmosphère peut-être parce que les figurants brillaient par leur absence. Mais notre cœur était avec Annapolis Royal, nous y sommes retournés sous un beau soleil ardent pour refaire le pèlerinage du matin.
L’horloge nous ramène à la réalité. Il a fallu se battre contre le temps pour attraper de justesse le premier traversier qui nous conduira vers l’île Brier. Un second traversier est nécessaire pour atteindre l’île.
Après un court repos, nous visitons les attraits de l’île. Des paysages uniques et pittoresques. L’île est prisé par les oiseaux. Nous pouvons aussi y apercevoir des phoques à marée basse. Par chance, nous en apercevons un sur un rocher qui regarde le courant de la marée. On nous avait dit que l’endroit pour les apercevoir était la baie des phoques. Après une randonnée d’un km, nous apercevons des têtes de phoques dans l’eau qui joue aux marmottes des fêtes foraines: se cachant dès que l’on veut les photographier. Finalement, on nous conseille un endroit pour observer le meilleur coucher de soleil de l’île. Le vent se lève mais nos cœurs sont réchauffés par ce merveilleux spectacles de la nature (malgré les moustiques qui nous prennent pour un buffet).

Jour 6: Le voyage continue

Aujourd’hui, direction la mer. Hall’s harbour est une petite baie pittoresque qui donne sur la baie de Fundy. Les effets de la marée y sont très marqués. Nous y allons pour la marée basse. Les bateaux reposent sur leur coque, c’est à se demander s’il ne sont pas échoués. Seul un restaurant de fruit de mer longe cette baie. La zone est désertée, on se sent seul au monde. Une marche sur les galets à la recherche de grotte n’a pas donné de fruit. Nous nous demandons ou ont-elles été cachées? Une question qui demeurera sans réponse.
Puis direction Backsters fall, par chance un blog nous a donné précisément son emplacement. Une des plus belles chutes de la Nouvelle-Écosse parait-il. Si c’est le cas, on ne vient pas en Nouvelle-Écosse pour ses chutes. Par contre, le paysage est bucolique. Un paysage relaxant au bruit de la mer entremêlé à celui des chutes. L’eau de la mer rend le temps chaud et humide un peu plus supportable.
Puis, retour à Hall’s harbour. La vie a repris, une vrai fourmilière. Les gens se dirigent vers le restaurant pour commander des produits de la mer. On se joint à la parade pour un Lobster Roll (Johanne) et une poutine au homard (pour moi, je ne voulais pas être trop dépaysé). Le gérant (propriétaire?) voyant nos caméras sort un homard de 16 lbs. Je n’avais jamais vu un homard aussi gros. Certains bateaux retournent à la mer. C’est le rythme des marées.
Enfin, retour à Wolfville qui est reconnu pour ses vignobles. Chacun offre une dégustation: pour 10$ à 15$, nous avons de 3 à 5 verres d’un once de vin chacun. On peut facilement se laisser emporter. Par chance, il est possible d’acheter un tour en autobus de quatre vignobles pour éviter les abus.

Jour 5: Un petit écart

Aujourd’hui, plutôt que d’explorer la région de Wolfville, nous descendons vers Lunenburg afin de voir M. Todd Washington naviguer avec le Bluenose 2 pour célébrer les 100 ans du Bluenose (cet événement devait avoir lieu hier) , M. Washington es un Miq Maq qui fabrique des canots avec des écorces de bouleau selon une tradition ancestrale. Ce fût un événement particulièrement intéressant car le Bluenose ne sera plus là lorsque nous irons à Lunenburg la semaine prochaine. De plus, il n’est pas toujours possible de le voir les voiles ouvertes. Lunenburg fait parti du patrimoine mondiale de l’Unesco. C’est un charmant village très coloré. Nous avons déambulé par les maisons colorées, les boutiques ravissantes et les restaurants dont les menus nous faisaient salivés. Nous avons adoré. C’est une ville à découvrir.

De retour à Wolfville, derrière l’hôtel. nous pouvons aller nous promener sur les digues, une ballade délicieuse pour les maringouins qui s’attaquent à toutes pièces de peaux découvertes.

Jour 4: L’effet domino

C’est une de ces journées où les plans ne tiennent pas. Des rencontres qui s’ajoutent, se déplacent, un ouragan qui devait nous laisser de la pluie et finalement le beau temps, un temps même très chaud. Le plan final se matérialise enfin à 4h00 du matin entre 2 sommeils.
En route vers Grand Pré, un site classé patrimoine mondial de l’Unesco, qui décrit Le grand dérangement: la déportation des Acadiens. Une partie d’histoire qui m’était peu connue et qui est des plus touchantes. Un film qui décrit les faits historiques (à ne pas manquer), un parc bien aménagé agrémenté de quelques artéfacts des acadiens. Un site mémorable visité par de nombreux acadiens qui ne veulent pas oublier. Il est aussi fréquenté et par des gens de partout au monde qui furent touché par le poème Évangeline de l’américain Henry Longfellow. Une visite calme et méditative.
Puis direction Wolfville, un arrêt repas au restaurant: Church, une magnifique Église converti en restaurant. Le repas était succulent et l’ambiance chaleureuse sous un soleil ardent (prends ça dans les dents Henri(ouragan)).
Et finalement, direction Cape Split, une pointe de terre qui avance dans la baie de Fundy, une randonnée de plus de 13 km. Après plusieurs va-et-vient à l’auto (dans notre entrain, nous avons oublié chaussure hydrofuge, chasse moustique…). Cette randonnée majoritairement en forêt dans des sentiers boueux peut être classé d’intermédiaire avancé. Mais notre labeur fut récompensé à notre arrivée, la brume aperçue lors du départ s’était levé. On se sentait seul au monde (du moins à cet endroit), le temps venait de s’arrêter. Le bruit du vague et du vent nous permettait d’apprécier ce moment unique. Nous nous étions dit que le coucher de soleil à cet endroit serait magique, mais ça aurait une très mauvaise idée de faire les 7 km du retour aux lampes frontales. Le retour à la brunante fut difficile: jambe et pied nous rappelait nos efforts précédents. Quelle joie de revoir l’auto au moment où le soleil se perdait à l’horizon. Le peu d’énergie restante fût utilisé pour monter nos bagages sur 3 étages.

Morphée nous attendait pour soigner nos jambes et nos pieds peu habitués à ce genre d’exercice.

Jour 3: Des hauts et des bas

Lever tôt pour aller à Burncoat head park. Ici, il faut tenir compte des marées dans nos visites. Waze (logiciel de navigation) semble nous faire prendre des chemins étranges, par chance mon niveau d’alertes sur la route me permet de voir les affiches de direction. En arrivant à Burncoat head park, on nous avertit d’être de retour pour 11h15. Je croyais que marcher sur le fond de l’océan serait une expérience banale, c’est tout le contraire, nous devons être constamment en alerte afin de ne pas être le Godzilla qui écrasera les petits coquillages qui tapissent le fond marin. Les paysages changent avec les points de vue. Plus on s’éloigne, plus le panorama se transforme. Puis, la marée nous rappelle à l’ordre, ce qui était découvert se recouvre lentement. Le fond de mer disparait doucement mais surement. Gare aux imprudents. Une visite hautement appréciée.
Deuxième arrêt, tidal interprétation center. Un point de vue pour apercevoir le mascaret, la vague causée par l’effet de la marée dans une rivière. L’effet est lent mais tout de même violent, la paisible rivière se transforme en un flot turbulent. Des excursions en rafting s’amusent à se balader sur ces turbulences. Un exercice qui semblait trop agressif pour Johanne.
Nous avons décidé d’arrêter chez l’entreprise de rafting qui était tout juste de l’autre côté de la rivière. Son propriétaire nous a fait faire un « dry tour » qui nous a convaincu qu’il faudrait faire du vrai rafting lors d’un prochain voyage.
Parlant d’exploration, la journée s’est terminée par une balade sur la piste Cobequid . Des gens se sont arrêtés pour discuter avec nous, la gentillesse des néo-écossais est vraiment omniprésente.

Jour 2: En route vers la Nouvelle-Écosse

Départ pour la Nouvelle-Écosse. Il nous fallait arrêter au centre d’information touristique. Après avoir fait le plein de pamphlets (moi qui pensais tout avoir planifier), nous voilà en Nouvelle-Écosse, sans avoir passer le check-point qui était sous l’autoroute. Nous étions heureux comme des gamins qui viennent de faire un mauvais coup sans se faire pincer. Puis, le remords nous prend : Qu’arrive-t’il si on se fait surprendre. Nous décidons de retourner au Nouveau Brunswick pour passer le checkpoint de vaccination de la Nouvelle-Écosse (il faut 2 doses pour entrer dans cette province). Un retour de quelques kilomètres. Nous passons le checkpoint avec tous les documents nécessaires. L’agent regarde nos documents et nous dit bon voyage, sans plus…
Le cœur léger, nous nous dirigeons vers Jost Vineyard pour une dégustation de vin. Ce serait les vins les plus vendus en Nouvelle-Écosse. Un arrêt partagé par un groupe d’adeptes de Mazda Miata. Décidément, ils aiment les autos dans les maritimes. Puis, nous nous arrêtons à Tatamagouche. Un charmant village. Un hôtel fait à partir de wagons de trains attirent notre attention.
Notre destination finale se termine à Truro. Le parc Victoria serait une attraction majeure. Le GPS veut nous faire stationner à 1 km du Parc. On se dit qu’il doit bien y avoir un stationnement plus près, ce qui était le cas. Nous sommes un peu déçus par le début du parc, en fait nous étions entrés par une entrée alternative. Le parc a de beaux sentiers aménagés fréquentés par les gens de la région. La finale nous a cependant achevé, le Jacob Ladder’s, un bel escalier de 175 marches à monter… Ouf, c’est un peu essoufflant à 29C. Et dire que nous n’avions pas besoin de les monter pour retourner à la voiture.

Jour-1:Juste de passage

Nous avions perdu l’habitude de nous lever tot, fébrile par l’aube d’un voyage qui commence. Tout était prêt et mais nous avons toutefois pris le temps de siroter un café. Cependant, ce qui ne devait être qu’un trajet transitoire est devenu une course aux activités. Le diner à Edmonston était irréel: les masques sont facultatifs au Nouveau Brunswick, le restaurant que nous étions avait des allures retro. Des chansons d’Elvis y jouaient. Nous trouvions nos lèvres dénudées, étant devenu pudique par l’habitude de cacher notre nez et bouche. Nous étions à une autre époque. Un temps pourtant pas si lointain qui, j’espère, est l’avant-goût d’un demain proche.
À la sortie de ce mirage, la route nous interpelait. Pourquoi pas un court arrêt au pont couvert le plus long au monde. On s’aventure sur le pont ne connaissant pas le code de l’alternance entre les véhicules. Nous aurions dû attendre que l’auto à l’autre bout traverse, mais notre méconnaissance des règles nous amène à jouer les impertinents. Par chance, les touristes sont patients entre eux.
Tiens, une usine de croustille, les activités sont cependant au ralenti le week-end, nous nous laissons tenter à acheter une collation locale tout à fait délicieuse.
Avec, tout le plastique qui entre dans les autos, pourquoi ne pas tester la côte magnétique de Moncton, un court arrêt qui nous demande d’avoir à nouveau d’avoir la naiveté des enfants. Nous fûmes surpris par toutes les activités tout autour : zoo, mini-putt, glissade d’eau. Faut croire que le magnétisme de cette côte attire les touristes.
Pour finir, un souper sur une route ou les autos d’antan se dandinent en va et vient… Une rue pleine de vie bordée de résidents qui, assis sur leur chaise de parterre, commentaient ces bolides d’une autre époque. Une première journée qui n’est qu’un avant-goût de notre périple.

Songe d’une nuit d’été

Une pause qui a duré plus longtemps que prévu. Des plans qui furent modifiés. Ce blog qui m’a manqué. J’aime écrire nos périples de voyage, il y a tant d’imprévus. Il faut s’adapter. Nous planifions ce voyage depuis le mois de janvier. Nous avons jonglé avec plusieurs destinations en pesant le pour et le contre. La conclusion, il fallait rester au Canada et de préférence ne pas prendre l’avion. La Nouvelle-Écosse restait notre valeur la plus sure malgré la bulle atlantique. Nous partons demain vers cette nouvelle aventure. Et pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable en réalisant un film, il semble bien que nous ayons la piqure du cinéma. La préparation est différente, les recherches plus poussées. Nous ne sommes plus des touristes mais des émissaires à la recherche des curiosités qui plaira à l’audience tout en restant vrai. Nous ne pouvons plaire à tous, mais nous cherchons à plaire au gens comme nous qui trouvent que les voyages enrichissent les expériences de vie. On se retrouve en Nouvelle-Écosse.

Partie 15: Gorge, Neuchatel et dérive

Une des activités populaires de la région de Bienne est la gorge Taubenloch. Un sentier en forêt cotoie une rivière sinueuse. Le débit de l’eau devient de plus en plus fort au fil du parcours. Scénario idéal pour une belle prise de vue des airs. La pratique fût tout autre: mécontent, le génie de la forêt s’empare du drone et le catapulte sur un rocher avant de l’engloutir dans une eau tumultueuse. Nous assistons impuissant à ce drame suite à notre témérité face aux forces de la nature.

Nous poursuivons notre visite avec un sentiment mixte: nous admirons les oeuvres naturels produits par la gorge et nous sommes attristé de la perte de notre ami des airs et des images qu’il contenait. Un peu plus loin, un zoo rikiki nous permet de voir chèvres et boucs à la recherche de nourriture que les visiteurs leur procurent.

Non loin de là, à Bienne, les montres Swatch viennent d’innogurer un nouveau siège social que les gens locaux surnoment le serpent. Nous ne pouvions passer à côté sans y pointer le nez. C’est l’oeuvre d’un architecte japonais.

Nouvelle destination: Neuchatel. A notre grande surprise, cette ville de la partie française de la Suisse est très vivante et très jolie. Beaucoup de couleurs et une vue magnifique sur les montagnes de l’autre côté du lac. Par une météo idéale, ce fût une belle ballade. Une ville qu’il faut prendre le temps de visiter, à une prochaine peut-être. Notre voyage se termine ainsi, plein d’images dans la tête et dans les appareils photos. Ce fût un plaisir de partager ce périple avec vous. Au plaisir de vous partager notre prochaine destination.