Après avoir profité d’un avant-midi ensoleillé aux îles Perhenthian, nous retournons au Quai de Besut pour retrouver l’auto et se relancer dans une nouvelle expédition: imaginez les conducteurs malaisiens dans plus de 250 km de routes sinueuses et montagneuses. De surcroît, nous avons traversé un épisode de pluie torrentielle ou la visibilité nous rappelait nos pires tempêtes de neige. Pas surprenant que nous ayons croisé quelques autos qui s’étaient égaré hors de la route.
Le contraste est frappant, le calme de notre île de villégiature est replacé par la vie trépidante de Penang (une île au Sud de Langkawi). Notre hôtel était dans le centre-ville de Georgetown; nous dormions dans un musée: l’ancienne résidence restaurée d’un riche marchand chinois. Une expérience unique, un retour dans l’histoire. Cet demeure a été le lieu de tournage de quelques films. Nous avions un entrevue d’organiser à ce lieu le lendemain avec un historien de la région. Il a vraiment donné le ton de la visite de Georgetown (ville sur l’île de Penang).
Georgetown ne se visite pas, elle se vit: elle est multi-ethnique. Les influences chinois, indiens, européens sont omniprésentes au niveau de l’architecture et de la nourriture. On se promène dans cette ville et y découvre des nouveautés à chaque coin de rue. L’art de rue est répartie à travers de la ville racontant tantôt des scènes historiques, tantôt des symboles du moment présent. La vie de tous les jours des gens locaux s’amalgame avec celle des touristes baladeurs à la recherche de cliché parfait. La chaleur des malaisiens est indéniable: c’est un peuple affable, généreux et souriant.
Auteur : sergeroyqc
Partie 5: Vers la mer du sud de la Chine
Plusieurs centaines de kilomètres de plantations de palmiers nous séparent de notre prochaine destination. Un périple périlleux à travers de conducteurs téméraires, des camions qui roulent à la vitesse des limaces et des motos qui s’approprient les lignes de rue comme si c’était leur voie réservée. Un petit arrêt pour l’observation de chutes. Un point de rencontre des gens locaux qui veulent oublier pendant quelques instants la chaleur tropicale de leur pays. Notre point de transit est Terrenganu, célèbre pour sa Mosquée de Chrytal, bien que très jolie, elle nous a cependant laissé sur notre appétit. Nous avions cru que l’illumination serait plus prononcée.
Le lendemain, nous nous dirigeons vers le traversier de Besut qui nous amènera vers les îles Perhentian. Un motocycliste nous accoste pour nous vendre stationnements, tours, billets pour le traversier, etc… Nous sommes un peu pris au dépourvu par le chaos qui semblent exister. Finalement, nous stationnons dans un endroit appelé Safe Parking, espérons qu’il n’a pas que le nom. Pour aller sur les îles, il y a une taxe à payer. Par la suite, les bateaux partent lorsqu’ils sont suffisamment remplis. Un ballade digne des meilleurs manèges. Notre bateau sautant d’une vague à l’autre tout en malmenant les occupants. A notre grande surprise, il nous fait descendre directement à notre hôtel sur un long quai flottant. Une marche sur ce trottoir vacillant nous mène à la réception de l’hôtel. Ici, le temps semble s’être arrêté. Le rythme est au ralenti: il n’y a pas de routes, pas de motos, tout se passe sur l’eau. Nous louons notre tuba et apprenons que les tours de snorkling sont souvent annulés en cette période à cause de la pluie. Heureusement, notre locateur nous indique le chemin vers l’endroit de plongée le plus près: Turtle Beach. Une surprise nous y attendait. Cet endroit est magnifique: poissons, coraux et et la flore océanes s’unissent pour nous faire vivre un spectacle sous-marin inoubliable. Le temps se chagrine et la pluie s’installe pour quelques heures. Le temps de profiter de la nourriture locale. Nous profitons d’un accalmie pour retourner vers ce site enchanteur. A notre grande surprise, nous croisons une tortue de mer, une rencontre à la fois inattendue et inespérée. Nous avons appris que les îles Perhentians étaient fermées de la mi-octobre à la mi-février à cause de la Mousson. Il y a vraiment de tout en Malaisie.
Partie 4: Melaka, Malacca ou quelque chose du genre
Nous nous réveillons sous le clapotis d’une pluie torrentielle. Nous quittons Langkawi pour Kuala Lumpur. Nous dernier avion avant le retour à la maison. Après la prise de possession de l’auto, nous sommes confrontés,sous une pluie tropicale, aux dédales routiers de la Malaisie: un détour d’une cinquantaine de km à travers d’un labyrinthe routier suite à la prise d’une mauvaise sortie . Direction Malacca. Une centaine de kilomètres pour découvrir cette ville historique. Nous y rejoignons Serge Jardin pour une entrevue sur la Malaisie. Il demeure en Malaisie depuis une quarantaine d’années. Le quartier historique est tout près de l’hôtel. Une marche dans une marée humaine. La chaleur humide est toujours aussi omniprésente, il faut bien s’hydrater. Nous découvrons cette charmante ville réussissant quelques prises de photos à travers des touristes de toutes nationalités. Pour moi, cette ville me rapelle San Antonio avec la rivière qui sépare la ville et les bateaux de touristes qui l’arpentent. Le soir, les Trishaws (vélo à 3 roues pour promener les touristes) illuminent les rues et nous montre un côté Kitsch qui nous fait bien sourire. Le lendemain, nous arpentons les principaux sites touristiques sous un ciel clément et une température écrasante. Une visite des plus intéressantes guidées par les commentaires de notre entrevue de la veille. La ballade en bateau nous permet de se reposer les jambes et d’explorer la rivière vers des quartiers plus récents mais moins typiques. En marche vers notre restaurant, nous découvrons que la rue Jonker Walk est maintenant piétonnière avec pleins de commerçants qui s’installent. Un autre bain de foule s’annonce. Une soirée qui s’annonçait tranquille s’est tout à coup transformé, ce qui me rappelait pourquoi il fallait venir à Malacca le week-end.
Partie 3: Langkawi au nord de la Malaisie
Un saut de puce en avion et nous voilà à Langkawi, Une île aux frontière de la Thaïlande. Etant dans la période de Mousson, le temps est très turbulent. Puisque le temps semblait clément, pendant la location de l’auto, notre représentante de Europcar appelle un conducteur de bateau qui nous attend dans 30 minutes pour un tour de bateau que nous avions longuement anticipé. Sur un chapeau de roue, nous nous dirigeons vers le quai à la recherche de ce bateau. Des échanges téléphoniques avec le conducteur ajoute au stress ne comprenant pas ses indications. Sans préparation, nous prenons l’essentiel (ce que nous croyions) et nous montons dans le bateau. Premier arrêt, le lac de la femme enceinte. Nous sommes chaudement accueillis par des singes qui s’attendent à des pourboires en nourriture. Un arrêt charmant. La pluie commence, notre équipement contre la pluie est dans l’auto. En plus, nous sommes avec ordinateurs, tablettes, téléphones qui étaient temporairement dans nos sac pour notre voyage d’avion du matin. Et pardessus tout, nous sommes assis sur le devant du bateau servant d’écran aux passagers derrière nous. Nous subissions les attaques de la pluie et des vagues. Nous assistons, avec un gain d’entrain, au repas des aigles. Nous sommes mouillés jusqu’au os. Le troisième arrêt se fait sur une petite plage sous la pluie. Je suis un peu surpris que le conducteur de bateau suive ainsi son le plan même à la pluie. Heureusement, la température devient plus clémente et les singes envahissent la plage afin de profiter des touristes généreux et parfois un peu négligeant (les singes aiment bien fouillé dans les sacs). L’après-midi est plus calme, une visite du Skybridge, un point de vue imprennable sur le panorama de Langkawi. Le soir venu, nous subissons les contrecoups de la cultures malaisiennes. Nous nous assoyons dans un charmant restaurant, nous sommes avertis que les cuisines sont aux ralentis: 30 minutes avant d’avoir notre repas, 45 minutes plus tard, on nous avise que ce sera au moins un autre 45 minutes. La fatigue nous gagne. Nous payons nos 2 bières et notre jus de Litchi (2.30$ total) et nous changeons de restaurant, une heure d’attente pour celui-ci. Leçon apprise: manger plus tôt. Le lendemain, visite du temple Mahsuri . La légende de cette princesse est intimement lié à Langkawi. Puis direction du Geopark de Langkawi pour y faire un tour de bateau; au menu: ferme de poisson, nourrir les aigles et finalement visite d’une grotte de chauves-souris. Retour en visitant des plages.
Partie 2: Johor et le sud malaisien
La Malaisie est un sauna à ciel ouvert. Une température constante, chaude et humide. L’air climatisé est toujours la bienvenue. Avec notre réserve d’eau, nous nous dirigeons vers Kukup, un petit village de pêcheurs. Ce village attire les singapouriens qui sont à la recherche de rustique et de fruits de mers. L’odeur nous rappelle que nous sommes bien dans un village qui vie de la pêche. Un tour de bateau nous amène à l’île de Kukup. C’est un parc de mangrove. Des trottoirs sont aménagés pour se promener à travers ses arbres à racines tentaculaires. Nous sommes la proie aux photographies étant pratiquement les seuls touristes nord-américains. Afin de demeurer dans le thème, nous faisons un bref arrêt dans une ferme de poisson. Nous conservons le thème pour le dîner: nous commandons des crayfishs (écrevisses) et des crabes. À vrai dire, nous n’avions aucune idée de ce que nous commandions. Une belle surprise pour les amateurs. Nous ne pouvions pas passer sans arrêter au point le plus au sud de l’Asie continentale. Le décalage nous rapproche rapidement de notre lit. Le lendemain est une reprise de notre première journée: après une brève visite d’un temple indien recouvert de verre et du zoo de Johor, nous revivons les immigrations malaisiennes et singapouriennes pour prendre l’avion vers Kuala Lumpur: notre transit vers Langkawi.
Partie 1: La Malaisie sous un autre angle
C’est le départ vers une nouvelle aventure, l’exploration d’un pays plus en profondeur. Nous nous sommes engagés dans un nouveau projet: celui de réaliser un film sur notre voyage (Aventuriers voyageurs) . Un périple d’un peu plus de 3 semaines qui nous permettra de faire le tour de la Malaisie péninsulaire. Notre fille ainée sera de cette aventure. Notre avion passait par l’est (vers l’Europe) alors que notre fille aînée passait par l’ouest (vers le pacifique) et nous nous vraiment retrouverons de l’autre côté de la terre qu’à 45 minutes d’intervalle. Nous attérissions tous à Singapour.
De Singapour, pour aller en Malaisie, il faut prendre l’autobus jusqu’à Johor Bharu. Un pont les sépare. Un petit conseil, ne le faites pas un samedi: un filée pour l’immigration en arrivant à l’aéroport à Singapour, 1h30 d’autobus, on sort de l’autobus, puis une autre filée interminable pour sortir de l’immigration de Singapour, on reprend l’autobus pour traverser le pont et, la cerise sur le sundae, une filée de plus 2 heures pour entrer en Malaisie. Une marée humaine, les jeunes de Singapour en profitent pour magasiner et s’amuser en Malaisie ( il y a de nombreux parcs d’amusements à Johor et des Premium Outlet). Deuxième défi, trouver la compagnie de location d’auto, une promenade à travers les centres d’achat et dans les dédales de la ville avec, évidemment, nos bagages. Troisième défi, revenir en Malaisie après avoir, par mégarde, pris la direction du pont pour retourner à Singapour. Dernier défi, trouver notre condo, seuls des gardiens à l’entrée du stationnement qui ne parlent que malais, nous accueillent sans trop savoir quoi faire avec nous. Heureusement, un coup de téléphone (avec mon nouveau SIM malaysien) a sauvé la situation. Demain, le voyage commencera.
Jour 13: Visite d’Agadir
C’est notre dernière journée. La grippe a ralenti nos élans. Une marche sur la corniche nous montre l’immensité de cette plage en croissant de lune. Le temps est un peu frais pour la plage, on y retrouve que quelques personnes. Il est vrai que de par son étendue, les gens semblent plutôt dispersé. On nous offre de faire un tour de dromadaire sur la plage, nous avons déjà donné dans le Sahara. Beaucoup de touristes européens. Nous en profitons pour s’asseoir et écouter le bruits des vagues en sentant le vent de la mer. Afin de s’imprégner du Maroc, nous décidons de marcher jusqu’au Souk de la ville, une marche d’environ 3 km. C’est ici que se trouve l’âme de la ville: un marché animé, des couleurs pleins la vue, des arômes des épices qui nous rappellent la cuisine marocaine. Une visite à ne pas manquer.
Voici ce que nous avons retenu du Maroc.
- Ayez toujours des petites pièces pour les pourboires et c’est aussi souvent nécessaire pour l’utilisation des toilettes
- Si vous aimez marchander vous êtes au bon endroit
- Il existe plein de techniques pour vous attirer dans les boutiques
- Ne laisser pas de pourboires en dollars américains car les billets de 1 et 5 ne peuvent pas être échangés au Maroc
- Si vous demeurez près d’une mosquée, préparez-vous à être réveillé tôt
Jour 12: Finalement Agadir
Un autre 370 km de route. Faire un séjour dans le désert exige tout un détour. Pour le midi, un arrêt dans un superbe jardin. C’est toujours agréable de manger à l’extérieur. En route vers Agadir, nous avons eu la chance de voir des chèvres dans les arbres d’arganiers. Cette fois, elles ont vraiment grimpé par elles-mêmes. Si vous venez au Maroc, on vous offrira pleins de produits à base d’huile d’argan provenant de ces arbres. Agadir est une ville touristique basée sur sa plage. Elle a été détruite par un tremblement de terre en 1960, c’est un peu pourquoi, elle n’a pas le cachet historique des autres villes visitées.
Jour 11: Vers Ouarzazate
Une randonnée de 348 km à travers des paysages désertiques parsemés de quelques villages typique marocain. Nous avons eu un accueil chaleureux à l’arrivée de notre riad à Ouarzazate. La propriétaire est venue nous parlée et elle nous a raconté que lorsqu’elle était guide, quelqu’un l’a photographié et elle s’est retrouvé sur des cartes postales.
Jour 10: Quitter le désert
Un nuit silencieuse. Lever tôt afin d’admirer le lever du soleil en direction de l’Algérie, nous ne sommes pas très loin de la frontière. Les nuages sont encore une fois présent à l’horizon. Après le petit déjeuner au camp, deux options s’offrent à nous: revenir en dromadaire ou revenir en 4×4. Faut dire qu’un voyage en dromadaire nous fait redécouvrir des muscles oubliés. Pour ma part, je choisis le dromadaire. Les 2 km du trajet durent environ une heure.
À partir de l’hôtel, nous faisons une excursion de la région en 4×4: visite de fossiles, nous passons près de dromadaires sauvages (j’en doute), nous allons prendre le thé chez les berbères et assistons à un spectacle de danse africaine.
En après-midi, le sable est transporté par le vent, la visibilité est moins bonne que la veille. Notre objectif est de se reposer des aventures vécues jusqu’à présent.