Partie 11 : Une nouvelle île

Une marche le long de la plage avant le transport au port. Nous partons pour Santorini. Pour la première fois, le traversier était en retard. L’arrivée à Santorini nous impressionne. La caldera avec ses maisons bâties tout en haut. L’hôtel se trouve de l’autre côté de l’île près d’une plage. Les prévisions nuageuses s’annoncent nuageuse et possiblement pluvieuse pour samedi, à suivre.

Partie 10: Les plans sont faits pour être changés

Nous établissons un itinéraire avec les points que nous avons choisi pour la journée. Premier arrêt, le temple de Demeter. Il s’agit de vestiges d’un sanctuaire du VIe siècle av. J.-C. consacré à la déesse des récoltes et de la fertilité… un précurseur du Parthénon.  Il est toujours impressionnant de voir des vestiges si anciens si bien conservé.  Au hasard de la route, nous voyons Damalas. Je me rappelle qu’il y a un musée sur le pressage des olives. Sans faire ni un ni deux, nous nous dirigeons vers cette petite ville encerclée par les oliviers. Nous croisons l’autobus de touristes croisé précédemment au temple et nous nous dirigeons vers le bâtiment d’où ils sortaient. Il s’agissait d’un atelier de poterie locale. Après discussion avec les gens de ce magasin, nous avons eu droit à une démonstration de l’art local.  Une visite des plus intéressantes. Un peu plus loin, le musée sur le pressage des olives est instructif bien qu’il n’y avait personne pour donner les explications.

Puis, nous partons à la chasse du Kouros. La distance ne détermine pas le temps de déplacement. Monter, descendre, tourner à gauche, tourner à droite, accélérer, freiner et surtout être attentif aux autos que nous croisons. Heureusement, la route montagnarde fût agrémentée de nombreux arrêts pour apprécier les panoramas à couper le souffle. Après quelques heures de louvoiement, nous arrivons à l’endroit où le Kouros, la statue de 10.5 m, gît sur le sol depuis des siècles.

La fin de journée fût conclue avec le traditionnel coucher de soleil question de dire au revoir à la plus grande île des cyclades.

Partie 9 : Jamais en ligne droite

Ce matin, nous nous dirigeons directement chez une compagnie de location d’autos. 28 Euros pour une manuelle, 43 euros pour une automatique. Le choix est simple. Direction, Alyko beach, une plage célèbre pour sa forêt de cèdres qui nous a été conseillé. Il existe 4 forêts de ce genre en Grèce. Beaucoup de routes étroites et tortueuses pour observer des cèdres, je ne saurais le conseiller, mais le paysage est tout même très beau. Puis, changement de cap et direction Chalkio pour y retrouver la distillerie de Kitron, il s’agit d’un arbre de la même famille que le citron dont on utilise les feuilles pour faire une liqueur assez forte. Intéressant, instructif et gouteux.

Puis, d’autres routes en lacet pour aller voir la ville de Filoti. Une ville à flanc de montagne très pittoresque. Le musée semblait fermé mais une vielle dame (qui ne parlait que le grec) nous a montré les maisons intéressantes en mimant les métiers de chacun. 

Un chemin serpentant de nombreuses falaises nous amène à la ville de Apeíranthos reconnu pour ses maisons de marbres. Tous les pavées nous semblent en marbre mais sans être extravagant outre mesure. Nous retournons à l’auto un peu déçu quand un couple âgé nous invite à entrer dans leur maison pour la visiter. Une expérience des plus intéressantes. Le marbre est omniprésent dans la maison. La dame était enthousiasme à nous montrer ses créations artisanales. Ce couple nous a ravi et a sauvé cette visite. Le retour a été tout aussi sinueux que la montée (sans parler des raccourcis que google maps nous a fait prendre qui se sont avérés des culs de sac).

Nous avons rencontré plusieurs personnes depuis notre message et ils sont en général très gentils et très généreux de leurs temps, nous apprécions les gens de la Grèce.

Partie 8 : De Paros à Naxos

Les journées de changement d’île sont plus calmes, du moins c’est ce nous croyons. Le traversier est à 11h55, cela nous laisse un peu de temps pour faire un dernier tour de ville. Il semble que nous ne nous lassons pas à nous promener dans ces petites ruelles fleuries. La traversée de Paros à Naxos ne dure que 45 minutes. Le temps de visiter le navire et de prendre un café (à noter, tout est cher sur le traversier). La frénésie s’empare de nous en arrivant sur une nouvelle île. Bien que semblable, elles ont toutes leurs particularités. La chambre de notre hôtel Argo boutique nous impressionne. Elle est sur 2 étages. L’accueil est chaleureux. Nous nous empressons à visiter le centre-ville. Une marche d’environ 1 km nous mène au vieux marché : des ruelles fleuries entourées de boutiques dans la tradition grecques. Nous visitons également le château de la période vénitienne : les gens qui y habitent et doivent rénover selon certaines règles. Nous nous y revenons dans des couloirs étroits. Finalement, nous nous dirigeons vers la porte d’Apollon, qui était la porte d’un temple construit aux 6ieme siècle avant J.C. C’est l’emblème de Naxos. Les gens s’y attroupent encore aujourd’hui pour vénérer le dieu soleil (façon poétique de dire regarder le soleil se coucher). Nous sommes vraiment fébriles de découvrir les attraits de cette île.

Partie 7 : L’île à côté de l’île

Nous avons quelques heures à tuer avant notre rencontre avec le maire à 11h00. Oui, oui, le maire. Le chef italien Daniele nous a planifié une entrevue hier soir. Entretemps, nous décidons de refaire le parcours d’hier : la plage de Kolimpithres et Naoussa. La température est plus clémente et le vent est tombé. Nous sommes arrivés tout juste à l’heure pour rencontrer le maire, car nous étions à l’heure de départ d’un traversier. C’est toujours la cohue dans cette période et les stationnements sont presque impossible à trouver. Il a eu la gentillesse de nous parler avec motivation (en grec) des attraits de Paros.

Nous voulions aussi aller à Antiparos : une plus petite accessible île par un traversier. Les employés cordent les autos en rang d’oignons, nous avons presque de la difficulté de sortir de l’auto.

Antiparos est encore plus sereine que Paros, les rues étant plus larges et moins fréquentées. La plage sunset était malheureusement déserte, nous sommes vraiment en fin de saison. L’attraction principale de l’île est ses grottes. Pour moi, la deuxième attraction est de conduire pour s’y rendre. Les grottes sont bien aménagées et nécessitent environ 30 minutes pour la visite.

Au retour sur l’île de Paros, attiré par une danse de couleurs, nous nous dirigeons vers la plage Paros Kite Beach reconnu pour son Kite surfing. Il faut cependant se méfier lorsque nous sommes près de la plage pour ne pas recevoir une toile de kite par la tête.

Parikia est reconnue pour ses couchers de soleil. On me disait qu’ils étaient parmi les plus beau. J’en ai vu beaucoup dans des endroits différents et c’est tout à fait vrai. Un spectacle magnifique pour clore cette journée.

Partie 6 : Une petite île, pas si petite que ça

Nous avions oscillé entre l’idée de prendre le bus, ou celle de louer une auto. Finalement, l’auto a finalement gagné. Notre auto nous amène vers Naoussa. Un charmant petit port de mer. Des pêcheurs s’affairent à leur tâche tandis que les restaurateurs préparent la devanture de leur restaurant.

Puis, la plage de Kolimbithres nous interpelle.  Le vent a éloigné les baigneurs, la plage était presque vide.  Il ne s’agit d’une plage mais plutôt de nombreuses petites plages séparées par des formations rocheuses. Ces masses de granit ont été sculptés par l’eau et le vent depuis des millénaires. Pour plusieurs, il s’agirait de la plus belle plage de Grèce. Nous y sommes allés par curiosité et nous y sommes restés par enchantement. Par moment, nous nous croyions dans le décor des Pierrafeu.

Notre estomac nous a incité à revenir à Naoussa pour savourer un Gyros grecs. La route nous amène à Lefkes. Une petite ville du centre de l’île qui se retrouve dans la partie la plus verdoyante de Paros  (ne vous attendez pas à des grands champs vert). La partie centrale est plutôt piétonnière seuls les résidents savent se promener dans les dédales de la ville pour y stationner leur auto. Telle une chèvre, nous nous sommes stationnés dans la partie haute où se trouvait un stationnement public. Escaliers et ruelles nous mènent à l’Énorme Cathédrale qui trône fièrement autour de nombreux oliviers.

Nous découvrons que la route Byzantine est tout près : le plus vieux sentier pédestre de l’île d’une longueur de plus de 3 km. L’histoire et les vues spectaculaires se marient lors de notre randonnée. Mais le temps nous pousse. L’église aux Cent Portes nous attend, il s’agit de l’un des monuments paléochrétiens les plus importants en terre grecque. 99 portes sont visibles, selon la légende, la centième sera découverte quand Constantinople (Istanbul) sera grecque.

Le soir, nous avions rendez-vous avec un chef italien Daniele Astolfi qui est venu s’installer à Paros pour son amour de l’île, Il nous a donné une entrevue dans son restaurant Daniele tout en fabriquant des pâtes à la main. Ce fût suivi de l’un des meilleurs repas italiens que nous ayons dégusté constituer de plat de dégustation : tartare, risotto et pâtes diverses. Un délice.

Partie 5 : De Mykonos à Paros

Nous commençons à prendre le rythme des îles : lever tardif, cappuccino pour le déjeuner, marche sur la plage. La navette nous attend à 11h30 pour le port. Le rythme endiablé recommence suite au vent d’hier (nous croyons), des milliers de personnes attendent avec impatience le traversier pour Paros, Naxos, Ios et Santorini.  Il y a du monde partout. Le traversier devrait partir à 13h00. Il arrive à 12h35, les gens descendent, suivi des motos et des autos. Puis les autos montent. Les gens sont impatients, il n’y a pas vraiment de ligne. Dix minutes, les gens montent, les valises s’entrechoquent, une marée humaine monte dans le navire. À 13h00 (à ma grande surprise), tout le monde est dans le bateau, la porte est refermée et le bateau est parti. Il y a des valises partout sur les bords du navire. On vérifie notre billet et on se trouve un banc (à ma grande surprise) pour la traversée qui doit durer 1h30.

À notre arrivée à Paros, l’atmosphère est différente. L’endroit nous apparaît plus serein. Le contraste est marquant. Notre hôtel légèrement à l’extérieur de la ville est rustique mais l’accueil est chaleureux. Nous discutons avec des québécois qui nous décrivent l’endroit comme étant plus authentique. Nous n’avons pas eu vraiment le temps de s’imprégner de l’endroit. Notre balade au centre-ville confirme le tout : les gens sont chaleureux et ouverts. Les ruelles s’harmonisent avec l’authencité de la ville. Un arrêt dans un resto local nous fait goûter à la cuisine grecque authentique. Un délice. Paros nous a conquis.

Partie 4 : À la découverte du passé

Le vent souffle toujours sur Mykonos. Lorsque le vent ne diminue pas durant la nuit, c’est une situation de tempête (de vent). Nous avions décidé d’aller sur l’île de Delos. Un des sites archéologiques le plus grand de la Grèce. Il fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous pouvons s’y promener par nous-même ou bien de faire un tour guidé. Nous avons choisi cette dernière option. Nous pouvons avoir un tour en français à partir du jeudi.

L’aller de 30 minutes en bateau a été houleux (le retour qui a pris près d’une heure encore pire). Je conseille vraiment cette visite qui est instructive et qui met en scène les Dieux de la mythologie grecque (Apollon et Artémis) et les civilisations anciennes. Notre guide était des plus intéressantes et instructive, elle nous a fait revivre la vie des gens qui habitèrent cette île ou ne nous pouvions pas y naître ni y mourir.

Au retour, nous nous sommes laissés guidé dans les dédales de Mykonos. Lorsque cette ville nous avale, elle ne veut plus nous laisser ressortir. À l’abri du vent, nous sélections tantôt la gauche et tantôt la droite au hasard des ruelles qui nous inspirent. Seul l’envie de visiter quelques plages nous justifie de retourner à l’auto et d’aller écouter le chant des vagues et les grondements d’Éole, dieu du vent.

Anecdote : je reçois un appel de l’agence locale, elle me demande si je me peux présenter dans le lobby. Nous sommes tout près et illico presto, nous la rencontrons. Les vents empêcheront ou retarderont le traversier prévu pour demain, il faudra rester alerte et bien suivre les indications WhatsApps (Ceci est arrivé 2 fois cette année). Heureusement, dans le pire des cas, il reste des chambres dans notre hôtel. Elle nous dépose dans un restaurant tout près. Dans la soirée, en m’enregistrant sur WhatsApps, je reçois un message pour me dire que tout est revenu à la normale, départ comme prévu. C’est dans ces situations que les agences de voyage sont utiles et nous évitent bien des soucis.

Partie 3 : À la recherche de Petros

Nous étions ambivalents : risque de pluie pour demain ? Impossible. Nous suivons l’horaire prévu. Nous décidons de louer une auto. Je demande la moins chère possible, c’est ce que j’ai eu. Je croyais que ce serait plus difficile de conduire à Mykonos, ce n’est pas si pire, il faut être attentif lorsque nous rencontrons dans les chemins étroits et faire attention au moped, quads, autos et autobus. Il faut avoir une vision 360.

Après une courte visite dans la ville principale, nous nous dirigeons vers le phare au bout de l’île. Une route tortueuse et étroite nous y conduit. Le climat est plutôt désertique, le phare attire quelques touristes audacieux et présentent de beaux panoramas si vous passez par là. Deuxième arrêt, le village de Ano Mera, c’est un village calme et authentique dont l’atmosphère tranquille contraste avec celui de la ville principale. Nous choisissons un restaurant grec avec des mets traditionnels : une entrée au nom imprononçable, une tarte aux oignons et une moussaka. Le palais s’habitue lentement mais pas pour les olives. La route nous conduit à une plage tout près. Le vent souffle vigoureusement depuis notre arrivée au grand plaisir des véliplanchistes.

Finalement, nous retournons au vieux port à la recherche de Petros. Comment trouver un pélican à travers les méandres de ruelles. Au détour d’une de ces ruelles, Petros se fait une beauté au plaisir des passants. Mykonos, c’est se perdre dans les dédales de ruelles et de faire des découvertes à chaque tournant.

Partie 2 : Départ vers les cyclades

Départ de l’hôtel à 5h30 pour Pirée. Le transport est souvent la partie logistique du voyage qui nécessite beaucoup de temps et d’énergie. Pour ce voyage, tous les transports étaient inclus, un souci de moins.  À Pirée, les traversiers sont cordés les uns à côté des autres. Pas de devinettes nécessaires, l’autobus nous laisse vis-à-vis le nôtre. En entrant sur le bateau, il faut déposer nos bagages et se faire assigner un siège. À 7h00 précis, c’est le départ. Pour les audacieux qui montent sur le pont, le soleil se montre le bout du nez accompagné du vent soutenu. La traversée est d’une durée de 3 heures et n’est pas qu’une mer d’huile, il faut, par moment, faire attention à nos déplacements à l’intérieur du navire.

Le traversier fait un arrêt à Syros avant la destination de la journée : Mykonos. L’hôtel qui est en périphérie est de la ville. Quoi de mieux que la marche pour découvrir une ville. Pour aujourd’hui, nos visites se concentrent sur la partie touristique de la ville et fallait s’y attendre, c’est un bain de foule.

Les moulins à vents sont l’emblème de cet endroit et ce sont eux qui nous accueillent. La petit Venise vaut bien son nom car : 1- Elle est pittoresque et s’intègre bien dans la baie ou elle est installée et 2- elle est petite et peuplée surtout de boutique, bars et restaurants.

Bien que nous sommes un peu à l’extérieur de la saison touristique, la température est idéale pour visiter et même profiter de la plage.

La deuxième journée est souvent la pire pour le décalage et c’est le cas. La soirée s’est terminée assez tôt en regardant la mer de notre balcon.