Journée 20: Le passé est le présent

La météo module souvent la journée. Aujourd’hui, il devrait faire beau une bonne partie de la journée. Nous nous dirigeons donc vers la forteresse de Louisbourg. Du stationnement, nous devons prendre une navette qui nous conduit à la forteresse. Dans le stationnement, nous remarquons beaucoup de plaques d’immatriculation du Québec. À la sortie de la navette, nous sommes immédiatement accueillis dans notre langue. Il s’ensuit une série de visites de bâtiment qui sont pour la plupart avec des figurants. Ils s’empressent de nous mettre en situation et de répondre à nos questions. Il faut compter une bonne partie de la journée pour tout visiter. Nous avons aussi apprécié le tir du mousquet et le coup de canon de midi.
Nous avons appris que le nombre de figurants est plus élevé durant l’été. Plusieurs figurants sont des étudiants qui retournent à l’école à l’automne. De plus, Louisbourg possède un microclimat. Il peut faire beau ailleurs et beaucoup plus froid et brumeux à Louisbourg. Nous avons terminé ce voyage historique par un tour guidé qui a été un bon compléments des visites de la journée. Je comprend maintenant pourquoi tous les gens qui ont visité Louisbourg n’ont que des éloges.
Puis, direction le phare de Louisbourg, une route gravelée nous conduit à celui-ci. Le temps était lourd, presque pluvieux. L’endroit se faisait malmené par un océan colérique. Les vagues volaient le spectacle. Nous avons aimé cette courte visite.
On nous avait maintes fois suggéré d’aller manger au Bistro Black Spoon de North Sydney. Je suis un peu mi-figue mi-raisin quand un resto nous est conseillé car c’est très suggestif. En regardant sur internet, nous nous apercevons qu’il ferme à 19h00. Raison de plus d’être sceptique. Nous avions heureusement une réservation pour 18h00, car il affichait complet. Quel choc. Johanne choisit un « blackened seafood medley » et moi un « maple curry chicken ». Ce fût une révélation, des goûts uniques qui se mélangent à la perfection. dans mon cas le mélange du sirop d’érable et du curry était parfait. Un bel équilibre épicé-sucré. Notre meilleur repas jusqu’à présent.

Jour 19: Maintenant sur l’île du Cap Breton

Ce matin, nous traversons la Chaussée de Canso (canso causeway) pour arriver sur l’île du Cap-Breton. Il faisait un temps resplendissant qui correspondait à notre entrain du moment. Nous étions ambivalent sur les activités de la journée. Un arrêt à l’information touristique nous a décidé de faire un arrêt sur l’Isle Madame. Le nom de l’île nous inspirait confiance. Une île au sud du Cap Breton. Si vous recherchez du calme et la tranquillité, c’est un endroit de rêve. Les gens de l’Ontario, semble-t-il, la fréquentent. Anecdote: nous sommes arrêtés pour filmer un petit phare sur une pointe de terre éloignée. Un dame qui nous suivait en auto s’est arrêtée un peu plus loin et fait semblant de prendre une marche non loin d’où nous étions. Elle s’approche et vient discuter avec nous pour s’informer discrètement sur ce que nous faisions. Plus loin, un homme nous envoie la main pendant que nous prenions des photos. Les gens sont vraiment sympathiques. Le temps semble s’être arrêté: peu de circulation, pas de touriste: un contraste avec ce que nous avons connu dans ce voyage.

Puis, les conseils de la dame de l’agence touristique nous ont conduit à St-Peters. Célèbre pour son canal. Le canal peut nous sembler banal maintenant, mais c’était un exploit dans les années 1850. Le dur labeur de nombreux travailleurs a été nécessaire pour construire le canal qui relie le Lac du bras d’Or à l’Océan Atlantique. Il faut juger des efforts avec les yeux du temps à condition de prendre le temps. Avant le canal, les bateaux devaient être transportés sur des billots pour aller d’un point d’eau à l’autre.

La route nous conduit sur le rive sud du Lac du bras d’Or sur sa rive sud. Nous sommes un peu désappointés de trouver que très peu de point d’accès pour admirer cet énorme lac. En blague, nous nous disions que les gens du coin était vraiment égoïste de vouloir garder ce magnifique panorama que pour eux. Nous avions inventé un nouveau jeu pendant ce parcours louvoyant de près de 100 km: la recherche des points du vue, mais malheureusement nous n’en avons trouvé que très peu, il faudra se fier à notre mémoire pour conserver ces magnifiques souvenirs.

Notre logement est à Nord Sydney (nous y passons 2 jours s’étant garder de la contingence en cas de pluie). La dame du Bed & Breakfast nous souligne que sa ville est reconnue comme étant l’endroit d’où part les traversiers vers Terre-Neuve. Il n’en prenait pas plus pour aller voir et assister à leur départ (heureux hasard). L’un fait un trajet de 7 h, l’autre de 16 heures. Je fus surpris par la magnitude de ces bateaux. Dans l’attente de leur départ, nous avons discuté avec des dames qui cueillaient du verre de mer (sea glass). C’est du verre que la mer rejette sur la plage. Certaines couleurs (rouge et bleus) sont les plus convoitées de par leur rareté.

Tel une bière attire les guêpes, l’énorme violon nous attire à Sydney. Impressionnant et majestueux, le violon n’est qu’un prétexte pour profiter de l’endroit. Des gens pêchent, d’autres se promènent en cette soirée magnifique. Non loin de là, un chanteur nous attire vers une terrasse sur le bord de l’eau. Une majestueuse conclusion pour cette journée sublime.

Journée 18: Transition urbaine.

Nous quittons Halifax pour Pictou qui est plus au nord. Pourquoi Pictou? Parce que cette ville est à l’origine du nom de la Nouvelle-Écosse. Un musée explique l’épopée du navire Hector qui amena des familles écossaises en Nouvelle-Écosse. Une réplique de ce navire est en rénovation. Sans valoir un détour, il est intéressant d’arrêter à ce petit musée s’il se trouve sur votre chemin. La ville de Pictou semble avoir une appartenance forte à l’Écosse avec des rappels un peu partout dans la ville.
Dans l’après-midi, nous avons décidé de faire une partie de golf. Le club de golf nous semblait plus un club social car tout le monde semblait se connaître. C’est peut-être pour cela que nous n’étions que nos deux pour jouer le parcours. Une belle journée ensoleillée avec beaucoup de vents en prime comme en Écosse.

Journée 17: Devenu sédentaire?

Une quatrième journée dans le même hôtel, un record! Ce matin nous balancions à savoir si nous irions visiter le cimetière Fairview. C’est à cet endroit que repose 121 victimes du Titanic dont 42 non-identifiées. Finalement, nous y sommes allés et avons aimé cette visite émouvante.
La pluie nous avait fait choisir des musées pour aujourd’hui. Le musée de l’immigration était recommandé. Nous y sommes allés sans grande attente et avons été bien surpris. L’expérience est souvent enrichie par un bon guide. Le guide nous a expliqué l’histoire du Quai 21, le quai d’arrivée des immigrants au Canada. Un film surenchérit avec des témoignages d’immigrants qui partagent leur expérience. Nous avons beaucoup apprécié.
Un autre musée incontournable est le musée maritime. Se situant sur la promenade du quai, ce musée offre des informations intéressantes sur les voiliers, la technologie des bateaux et sur les épaves. La section sur le Titanic est très prisée. Une autre section décrit l’explosion au port d’Halifax en 1917 suite à la collision de 2 navires. C’est la plus grosse explosion non-atomique au monde. Un moment touchant et triste pour la ville et ses gens.
C’est ainsi que se conclut notre dernière journée à Halifax. Je crois qu’en 3 jours, on peut facilement faire le tour de cette ville vivante et remplie de bons restaurants et de bars. Encore une fois, nous avons reçu partout un bon accueil.

Journée 16: La visite urbaine se poursuit.

Une journée plus tranquille aujourd’hui. Visite du centre-ville de Dartmouth pour son street art qui, selon nous, laisse plutôt à désirer. Nous prenons le pont et retournons à Halifax pour louer des vélos. Nous avions pensé louer des vélos électriques pour essayer ce système de transport, mais on nous a conseillé des vélos de ville pour la visite que nous voulions faire. La destination choisi: Point Pleasant Park. Ce parc se situe à la pointe sud d’Halifax, le faire en vélo fût un excellente idée. Le parc est beaucoup plus grand que nous nous y attendions et c’est vraiment le festival des chiens le week-end. Beaucoup de maîtres et leurs chiens se promènent dans ce parc, beaucoup sont même sans laisse. Ces joyeux canins viennent nous voir et ne cherchent qu’à s’amuser et à courir derrière les écureuils. Les gens marchent, courent, font du vélo et jasent. Après avoir retourné les vélos sur la terrasse du port (difficile de se promener en vélo à travers les gens) , nous avons finalement pu manger au Bicycle Thief après plusieurs tentatives de réservations infructueuses. Un vrai délice.
Après un courte promenade sur la terrasse, nous nous dirigeons vers le parc provincial de Long Lake qui se situe à environ 6 à 7 km du port. Ce parc est plutôt connu des gens locaux. On peut y faire du sports nautiques sans moteur et possèdent de petites plages ou vous pouvez vous sentir seul aux mondes.

Nous nous disions que les villes se visitent le week-end: voir pleins de gens visités, festoyés et relaxés.

Journée 15: Frénésie du week-end

Nous nous laissons rapidement gagner par le rythme urbain. Le stationnement est gratuit dans la plupart des rues le week-end. Je trouve que c’est un bon incitatif pour attirer les gens dans les centres-villes. Nous nous sommes permis un court arrêt pour une photo commémorative à l’université Dalhousie (j’y avais passé 6 semaines pendant les vacances d’été du CEGEP). Se retrouver ainsi au même endroit, plus de 40 ans plus tard, c’est comme si je me retrouvais avec la naïveté de jadis. L’arrêt terminé, nous sommes allés au jardin public d’Halifax. C’est un superbe jardin de style victorien, que est vraiment très bien aménagé. On se laisse vite transporter à admirer la flore si bien manucurée. La faune aussi y était active. Le chant des oiseaux (pas toujours harmonieux), les canards qui ne se soucient plus de la proximité des gens. Selon moi, c’est un incontournable.
Puisque nous étions près de la citadelle, nous y sommes arrêtés. Une visite historique agrémentée du coup de canon lorsque sonne midi. Nous y retournerons car il semble y avoir des tours de groupe. Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire et au parc, je conseille de prendre la passe annuelle de parc Canada.

L’après midi s’est déroulé à déambuler, ça et la, sur la terrasse du port d’Halifax. C’est ainsi qu’on fait des découvertes inusités. La terrasse était bondée et les gens semblaient faire la même chose que nous: se promener à admirer Halifax.
En fin d’après-midi, nous avons décidé de faire la visite de l’ile Georges. Je me disais que ça ne serait qu’un tour de bateau pour voir Halifax. Au contraire, cette visite est agrémentée d’un tour guidé intéressant et très instructif. L’ile plutôt discrète a son rôle à jouer dans l’histoire d’Halifax. Je conseille cette visite avec la visite guidée.
La soirée s’est terminée par un souper dans un bon resto italien. Quand c’est plein, c’est bon signe, nous avons même dû manger au bar. Je réitère mon conseil: en Nouvelle-Écosse, vous devez souper tôt. Il était à peine 18h00 et nous avons eu tout juste de la place. En début de PM, nous avons voulu réserver dans un autre resto et c’était plein pour la journée.

De plus, nous sommes content d’être à Halifax pendant un week-end. La beauté des ville vient en partie de l’énergie de ses gens.

Jour 14: Transition urbaine

Une nuit au son de la mer et du vent. L’hôtel donnait directement sur la mer. Au lever, nous retournons à Peggy’s cove. Le scénario est sensiblement le même qu’hier. Les vagues heurtent violemment les rochers. Il devient facile de comprendre la rudesse des éléments à cet endroit. En fait, Peggy’s cove est le phare le plus photographié au Canada et est certainement le point de convergence de tous les touristes de la Nouvelle-Écosse.
Le second arrêt est à l’opposé d’Halifax, il s’agit de la plage de Laurencetown. Surtout fréquenté par les surfeurs. Débutants et expérimentés la fréquentent. C’est une plage de galets, déconseillé pour les dos sensibles (en fait tous les dos).

Nous n’étions pas enthousiaste d’aller à Halifax, peut-être parce que nous avions vu tellement de joli paysage naturel, peut-être que nous étions un peu fatigué, peut-être sommes nous devenus xénophobes, qui sait?

Nous avons pris le traversier Dartmouth Halifax pour nous introduire Halifax. Petit à petit l’énergie est revenue. Nous nous sommes promenés sur un quai rempli de monde. L’esprit est à la fête. Un petit conseil, faites des réservations pour les restaurants, même à 16h30, il y a des files et des attentes interminables. L’atmosphère festive nous redonne lentement le goût de la ville. Nous avons déjà hâte à demain.

Jour 13: Journée de repos (ou presque)

La pluie a commencé lors de notre départ de Lunenburg après un déjeuner copieux. Destination, Halifax. Une petite pause magasinage. Le but était plus de flâner dans les magasins plutôt que de vraiment acheter des choses. Un arrêt à la NSLC pour faire la provision de vin (en fait nous n’avons pas abuser du vin pendant ce voyage). La destination finale était Peggy’s Cove célèbre pour son phare (le plus photographié au Canada). Notre commande, un éclairci de 30 minutes. Nous avons été plus qu’exaucer. Le vent du large soufflait avec vigueur. Les touristes butinaient autour du phare. Les vagues valsaient au gré du vent. La nature était déchaînée mais le phare demeurait stoïque. Des percées de ciel bleus semblaient perdues parmi la mer de nuage. Nous nous sentions minuscule dans toute cette symphonie. Nous étions assourdis au bruit de la mer et du vent. Le temps passe sans que l’on s’en aperçoive. Il est temps de regagner notre hôtel tout près qui est adossé à la mer et à sa musique si relaxante.

Journée 12:

Ida (ouragan) amènera de la pluie demain selon la météo. Nous devons en tenir compte dans nos choix d’activités. Nous nous dirigeons vers Mohane Bay, une petite ville de Nouvelle-Écosse caractérisée par ses 3 églises. Une petite saucette le matin pour quelques photos et nous décidons d’aller à Blue Rocks, un village des plus pittoresques d’où nous voulions y faire du kayaks de mers. Après les instructions d’usage sur la sécurité et l’utilisation du kayak, nous nous aventurons à travers les archipels qui bordent l’océan. Rien ne ressemblent plus à une petite ile, qu’une autre petite ile. Nous nous sommes un peu égarés en pagayons tant bien que mal dans cette nature de bord de mer. Une expérience vraiment amusante. Étant néophyte dans le domaine du kayak, la ligne droite n’était pas une option, nous louvoyions sur l’eau avec la grâce d’un poisson hors de l’eau. Mais que demandé de plus qu’une nature qui nous est insolite par un beau soleil radieux. Nous retrouvons la baie de départ tout juste avant la fin de notre location. Nous sommes heureux de l’expérience et pour célébrer le tout, pourquoi ne pas prendre un cornet de crème glacée au caramel salé au magasin général. À notre grande surprise, nous devons faire la filée devant ce rikiki magasin.

Une petite mésaventure nous attendait, notre drone n’a pas résisté au contact avec le sol et s’est fracturé un bras ce qui mettra fin à sa carrière pour ce voyage.

Un peu désolé par cet incident, nous retournons à Mahone Bay qui a repris vie (ici c’est plutôt calme tôt le matin). Encore une fois, notre sens de l’orientation à fait défaut. Nous voulions marcher un peu sur la piste cyclable (qui parait-il part d’Halifax pour Yarmouth) et sommes partis dans la mauvaise direction. Lors notre retour à la civilisation, nous avons été noyé notre désarroi (j’en mets un peu ici) dans des échantillons bière de la brasserie Saltbox. Encore une fois, d’autres personnes avait eu la même idée (je ne sais pas s’ils se sont perdus eux aussi).

Mahone Bay est vraiment une charmante petite ile, Maisons, restaurants et commerces rivalisent d’audace dans le choix des couleurs ce qui donne à la ville chaleur et caractère,  Une ballade d’après-midi que je conseille.

Nous logions à Lunenburg, le berceau du Bluenose. Notre hôtel est une vielle maison victorienne (Marineer King) en plein coeur de la ville. Nous sommes sous le charme autant par l’accueil que le décor. Lunenburg semble vouloir aussi rivaliser sur le choix de ses couleurs de bâtiments ce qui donne de la vivacité à cette ville côtière. En ce mercredi soir, le choix des restaurants devient un soucis. Plusieurs d’entre eux nous parlent de 2 heures d’attente. Nous trouvons finalement, un casse-croute réputé qui permettra de survivre jusqu’au matin (j’exagère encore un peu).

Jour 11: La nuit porte conseil

Encore une fois l’itinéraire s’est matérialisé à 4h00 du matin. Au lever, direction Liverpool, un jardin de sculpture de béton avait attiré notre attention. À notre grande surprise, nous arrivons chez une pépinière. Nous reconnaissons quelques sculpture du site ça et là. En fait, derrière le magasin se cache un grand jardin parsemé de sculpture. Nous sommes vraiment charmés par ces œuvres se disant que nous aurions manqué quelque chose si nous n’avions pas fait ce petit détour. Nous avons même échangé quelques mots avec e propriétaire artiste.
Cette visite a égayé notre route jusqu’à notre second arrêt: la plage de Crescent Beach. J’adore me promener en auto sur les plage. En fait, cette plage relie la terre ferme aux îles de LeHave. Un bel arrêt ou les gens locaux viennent faire des marches et relaxer. Les îles de LeHave sont plutôt tranquille sans grande attraction mais avec des paysages bucoliques.
Puis, nous nous dirigeons vers le parc Ovens. Il s’agit avant tout d’un site de camping adjacent à la mer. Un court traversier est nécessaire pour traverser la rivière LeHave. Arrivé au parc, nous faisons une randonnée de 45 minutes sur le bord des falaises. Nous sommes subjugués par la beauté des points de vue. C’est très bien aménagé et, selon nous, à valait le détour. Ce site à été habité par des chercheurs d’or et vous pouvez tenté votre chance (en fait, je crois que vous risquez de perdre votre temps).